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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 20:08

Depuis notre premier article sur Navya, bien des événements se sont produits

Partout dans le monde, des essais sont menés avec des prototypes de véhicule autonome, de la part tant des constructeurs automobiles que des géants des nouvelles technologies comme Google ou de startups innovantes. Dans ce contexte, la jeune pousse Navya a pris de l'avance avec le lancement commercial de son mini bus électrique autonome Arma en octobre 2015. Depuis Navya progresse de succès en succès dans le monde entier et prévoit d'en vendre une centaine en 2017.


Un mini bus sans chauffeur pour 15 passagers, le Navya Arma est conçu pour circuler de 25 à 45km/h, avec une autonomie de 5 à 13h selon les conditions, sur n'importe quelle infrastructure routière, selon la règlementation, sur des sites privés, et quand c'est possible ... sur la voie publique. Créée en juin 2014 à Villeurbanne par Christophe Sapet, Navya bénéficie de plus de 10 ans de recherche en robotique, effectuée par la société Induct dont Navya a repris les actifs et une équipe de développeurs.
 
Christophe Sapet, diplômé de l'EMLyon et de Sup Chimie de Paris, est un entrepreneur expérimenté et un passionné d'automobile ; il a fondé l'éditeur de jeu video Infogrames en 1983 avec Bruno Bonnell, et  en 1995, le fournisseur d'accès Internet Infonie. 
Avec Navya, il s'est entouré d'une équipe d'ingénieurs et d'informaticiens qui dépasse maintenant la cinquantaine et s'est associé avec de nombreux experts en technologie automobile et en logiciels.
Les systèmes de guidage des bus font appel à plusieurs technologies de pointe : trois lidars pour la détection des obstacles, une caméra stéréovision pour analyser la signalisation, un GPS RTK (GPS avec cinématique en temps réel), une IMU (unité de mesure inertielle) et un odomètre pour suivre la vitesse et le parcours du bus, alimentant des logiciels de positionnement, de contrôle de trajectoire et de détection des obstacles combinés à une base de connaissances qui s'enrichit chaque jour. Les déplacements des bus sont contrôlés par un dispositif à distance.
 
A son lancement, Navya a été accompagnée par le fond d’investissement Robolution Capital, dont l'initiateur est Bruno Bonnell ; en janvier 2016, elle a levé 4,1 millions € auprès de CapDécisif Management, du  Fonds FRCI (Fonds Régional de Co-investissement de la Région Ile de France), du holding d’investissement Gravitation, d'un groupement de Business Angels et des salariés de l’entreprise ; en octobre 2016, Navya a levé 30 millions € auprès de ses actionnaires auxquels se sont joints Valeo, Keolis et Group8 - un holding Qatari. Avec les fonds levés, Navya prévoit de se développer à l'international et de poursuivre ses investissements en R&D. Simultanément, des accords de partenariat ont été signés avec les trois nouveaux actionnaires. 

 

Une navette pour le premier et le dernier kilomètre

Ce mini bus électrique est au départ conçu pour le transport de proximité, dans les zones urbaines peu desservies par les transports en commun, les grands sites industriels, les liaisons entre terminaux d'aéroport, avions en stationnement et parkings de véhicules, les parcs d'amusement et résidences de loisirs. Mais il est certain qu'avec les évolutions prévisibles de la législation, le champ des applications s'élargira ...
Le caractère compact du mini bus lui permet de s'insérer facilement sur des parcours très variés et à travers des passages et des rues étroits et sinueux, y compris des pentes raides jusqu'à 15%. Comparés aux bus conventionnels, les mini-bus autonomes pourront être bien plus nombreux, sans personnel supplémentaire, et ainsi permettre d'augmenter la cadence des navettes et réduire les temps d'attente des passagers.
Navya table en particulier sur la croissance rapide de l'urbanisation dans tous les pays qui entraînera toujours plus de besoins en transport idéalement propre et économique. Un mini bus électrique, autonome et compact semble bien adapté à cette évolution. 

Actuellement le prix de vente d'une navette est de 260 000 €, qui est le prix d'un bus conventionnel de taille normale à moteur thermique. Il est certain que, si la stratégie est de remplacer un bus conventionnel par 4 à 6 mini bus, cela va se heurter à un problème de financement, même si le coût opérationnel serait inférieur. A cette objection, Navya a trouvé la réponse en proposant une solution de location longue durée à 9 500 € par mois comprenant l'assurance, la maintenance et le service de supervision.

 

Un mini bus opérationnel 

En novembre 2015, Navya reçoit de CarPostal, une filiale de La Poste suisse, sa première commande de deux navettes. Ces deux navettes nommées Valère et Tourbillon, démarrent leur opération sur la voie publique dans le centre de la ville de Sion en juin 2016. 

Puis, à partir de 2016, plusieurs expériences en partenariat avec des opérateurs de transport de voyageurs ont été lancées : en mars 2016, avec Transdev, 6 navettes électriques sans chauffeur ont été mises en exploitation sur les 220 ha de la centrale nucléaire de Civaux, soit 2,5 km porte à porte, effectuant le transport des personnes sur le site. Assurant un service avec moins de 5 minutes d'attente, elles remplacent avantageusement un bus à moteur diesel qui passait toutes les 15 mn et font ainsi gagner un temps substantiel aux employés de la centrale. Civaux a été ainsi le premier site industriel au monde à faire circuler des véhicules 100% autonomes.

En septembre 2016, Navly, un service gratuit de deux bus sans chauffeur, a démarré à Lyon au sud de la presqu'île, reliant sur 1,3 km la Darse et le sud de la Confluence. Le parcours en site propre est accompli en une dizaine de minutes avec 3 arrêts intermédiaires.

Puis les opérations d'expérimentation se multiplient et débouchent sur de multiples ventes. 

Après des premiers essais à Ann Arbor dans le Michigan, la présentation au CES et un test réussi en janvier 2017 sur Fremont Street à Las Vegas au milieu du trafic normal, Navya a obtenu une autorisation fédérale pour circuler sur route ouverte, lui ouvrant la voie d'abord en Californie et Nevada, puis dans d'autres états ;  cette automne, deux mini bus vont commencer à circuler sur le campus de l'Université du Michigan, dans le cadre d'un partenariat avec Mcity qui est un espace qui simule un environnement urbain au sein de l'université pour conduire l'expérimentation de véhicules autonomes. 

En février 2017, un mini bus a été mis en service sur l'aéroport de Christchurch en Nouvelle Zélande et en mars 2017, deux mini bus ont été vendus à SB Drive, filiale de Softbank au Japon. Ces navettes ont été mises en service cet été dans le Shiba Park de Tokyo.

Puis en juillet 2017, Navya a mis en service à La Défense, 3 navettes pilotées par le STIF. Ces navettes gratuites pendant l'expérimentation qui va durer jusqu'à fin décembre, circulent sur trois trajets différents de 8h à 20h - les jours fériés de 10h à 18h.

A ce jour, Navya a vendu plus de 50 bus, la plupart pour circuler en site propre. En plus de la construction des bus à Villeurbanne, deux sites de production sont en cours de réalisation à Saline près d'Ann Arbor dans le Michigan et à  Adelaide en Australie. Navya avait 140 employés en juillet en prévoit 200 fin 2017, dont 50 sur un nouveau site de production à Vénissieux. Le chiffre d'affaires devrait passer de 4 millions € en 2016 à 20 millions en 2017.

En juillet 2017, les deux mini bus de Confluence avaient transporté plus de 20 000 passagers. Navya en a tiré beaucoup d'enseignements. "Les retours que nous avons pu avoir nous ont permis de procéder à des mises à niveau, concernant le freinage, le chauffage et la clim à l'intérieur des véhicules par exemple. ... Nous avons finalement transporté beaucoup moins d'employés que ce qu'on envisageait. Si l'on veut que la navette intègre le réseau de transport de la ville, il faudra qu'elle soit plus rapide, plus ponctuelle et plus fréquente." a déclaré Christophe Sapet. Et le service va être poursuivi au moins jusqu'à fin 2017.

Il y a certainement encore beaucoup de progrès à faire pour que ces mini bus soient pleinement opérationnels sur les premier et dernier kilomètres et rendent d'appréciables services. Mais les premiers pas réussis de Navya et ceux de concurrents comme Easymile (Toulouse) crédibilisent le concept des véhicules autonomes et le familiarisent auprès du public.

 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 15:57

Alstom revient sur le devant de la scène. C'est ainsi que cette société presque bicentenaire, née en 1839, après de nombreuses mésaventures, se marie avec la division ferroviaire de Siemens.

 

Nous avons déjà parlé abondamment de son parcours chaotique.

 

Après un nombre hallucinant d'achats et de ventes, notamment sous la houlette de Patrick Kron, Alstom s'est trouvée entièrement recentrée fin 2014, sur son activité ferroviaire, retournant en quelque sorte à sa case départ qui était en 1839, la construction de locomotives : ces tentatives de réorientation stratégique vers de nouveaux domaines en croissance plus forte se sont soldées par la vente de Power à General Electric. Ce qui a manqué à Alstom, c'est certainement trois éléments essentiels : des ressources financières suffisantes, une stratégie cohérente et une capacité forte d'intégration et de management des acquisitions.

 

Après la vente de Power, la direction actuelle d'Alstom a fait preuve d'une très bonne réussite commerciale, construisant un portefeuille de commandes de 30 milliards € soit environ 4 années de vente. Alors, pourquoi envisager un mariage avec Siemens ? Cela doit résulter d'une réflexion stratégique pleine de bon sens : comme dans d'autres domaines, la croissance et la compétitivité se trouvent dans le numérique et ses applications, qui pour la construction ferroviaire, sont logées dans la signalisation. L'apport de Siemens est majeur dans ce domaine et renforce considérablement les positions d'Alstom. De plus, l'embellie actuelle en matériel roulant se trouve menacée à terme par la puissance du groupe chinois CRCC ; il importe donc à Alstom d'améliorer sa position grâce à la signalisation où les Européens seront capables de maintenir un avantage compétitif.

 

Contrairement à ce que disent certains politiques, ce mariage est un billet pour garantir l'avenir ; cet avenir n'est pas dans la construction de matériel roulant seule mais dans l'intégration de la signalisation en croissance forte avec le matériel roulant en croissance lente et sous forte pression de la concurrence.

 

Et pourquoi Siemens est-elle intéressée par une association avec Alstom ? En fait, Alstom est sans doute le partenaire idéal dans le cadre de la réorientation actuelle de Siemens. A l'évidence, il n'est pas question pour Siemens d'« avaler » Alstom, au contraire ! En effet, depuis quelques années, Siemens se désengage de ses activités matures et se concentre sur l'industrie du futur 4.0 et l'énergie ; le ferroviaire qui ne représente que 10% de son chiffre d'affaires n'en fait pas partie tout comme l'éclairage d'Osram (mis en Bourse), le médical (mise en Bourse prévue pour 2018), l'informatique (cédée au groupe français Atos), le solaire, les télécoms (vendus à Nokia) …

 

Ainsi ce mariage a toutes chances de réussir, les deux partenaires ayant pour objectif de renforcer l'ensemble sans que Siemens en désire le contrôle mais souhaite plutôt lui permettre de poursuivre son développement et de lui procurer des dividendes croissants.

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 20:08

Chaque année depuis 1999, le Boston Consulting Group (BCG) passe en revue la performance de plus de 2000 entreprises mondiales sur les 5 dernières années et en obtient un classement fondé sur leur "TSR" (Total Shareholder Return). Le TSR est le taux de rentabilité d'une action ou le taux de création de valeur sur une période donnée, obtenu en combinant la croissance du prix de l'action et les dividendes versés.

 

Comme à l'habitude, les entreprises américaines font très bonne figure avec 6 sur 10 dans le classement global, 3 autres étant asiatiques et une seule européenne. Dans les 33 classements des 10 entreprises les plus performantes par domaine d'activité – qui vont de l'aéronautique/défense au voyage/tourisme en passant par l'assurance, 87 américaines apparaissent soit 26%. On observera que ce ratio est proche de la part de PIB mondial produite par les Etats-Unis. L'Union Européenne (avec le Royaume Uni) place 67 entreprises ou 20%, ce qui n'est pas très éloigné de sa part du PIB mondial. Mais, au sein de l'Europe, les résultats sont très inégaux par exemple 15 britanniques, 8 françaises et 8 allemandes mais 6 danoises et 6 suédoises et seulement 2 hollandaises !

 

On peut donc s'interroger sur ce que déclarent les consultants du BCG, notamment "en Europe, on a le sentiment que la création de valeur est un objectif secondaire". Les résultats de l'étude tendent à prouver le contraire, une fois que l'on a pris en compte le fait que le marché américain possède une dynamique particulière du fait de sa taille face à un marché européen morcelé et très contrasté.

 

Les pays qui se distinguent

 

En dehors des valeurs américaines qui sont suivies par tous les investisseurs de la planète et qui de ce fait, sont très probablement surévaluées, un certain nombre de marchés se distinguent :

- la Chine bien sûr avec 44 entreprises, notamment dans l'énergie verte/environnement, les entreprises pharmaceutiques de taille moyenne, les minières et l'immobilier,

- le Japon qui place de manière remarquable 39 entreprises, non loin de la moitié des entreprises américaines, avec un point fort dans la construction et l'automobile et une répartition équilibrée par ailleurs,

- l'Inde avec 19 entreprises notamment dans les matériaux de construction et l'automobile

- certains pays européens du Nord : Royaume-Uni (15), Danemark (6), Suède (6) et Irlande (5),

 

Que retirer de cette étude ?

 

Contrairement à l'opinion d'un journal comme Les Echos qui s'arrête sur la position "dominante" des entreprises américaines, les opportunités sont nombreuses sur d'autres marchés. La difficulté bien sûr est de pouvoir suivre avec confiance les valeurs de ces marchés. Mais sur ce plan, le monde devient de plus en plus un village et l'information de plus en plus disponible, en particulier venant des entreprises en forte croissance, car elles ont un grand appétit pour des capitaux, d'où qu'ils viennent.

Il est certain qu'on pourra répartir les risques en investissant par exemple de manière dégressive, dans l'ordre : Europe du Nord, Japon, Inde et Chine

 

Et les entreprises françaises ...

 

Les 8 entreprises classées sont : Thalès, Plastic Omnium, Valeo, Renault, Natixis, Eiffage, Orpea, Imerys. Ce sont des entreprises anciennes qui sont surtout dans une phase de retournement. On peut s'interroger sur leur capacité à présenter des résultats toujours plus brillants dans les années à venir. Mais les femmes et les hommes qui ont réussi les belles performances récentes sont toujours là. Alors pourquoi pas !

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 20:03

Depuis sa création en 2008 à Grenoble par Jean-Luc Dormoy, à partir de technologies développées par le CEA Leti, Kalray cherche à faire adopter son concept de processeur massivement multi-coeur nommé MPPA®. Fondé sur une architecture VLIW (Very Long Instruction Word), ce type de processeur à 256 coeurs et au-delà, permet selon ses promoteurs, d'effectuer plusieurs centaines de milliards d'opérations par seconde sans consommer plus de 10 watts, soit une économie considérable d'énergie par rapport aux processeurs classiques (un rapport 100 est annoncé).

 

D'autres acteurs des semi-conducteurs comme Transmeta, se sont lancés sur ce concept, mais se sont heurtés à la très grande complexité du développement des applications logicielles compatibles et optimisés pour ce type d'architecture.

 

Dans un premier temps, Kalray a visé un champ d'applications assez large : traitement de l’image, de l’audio et du signal, le calcul scientifique, les infrastructures de communication et le contrôle industriel. Ces derniers temps, elle s'est focalisée sur deux domaines : les véhicules autonomes et les centres de données pour lesquels la combinaison d'une faible consommation et d'une capacité de traitement très élevée est particulièrement attractive.

 

Dans le cas des véhicules autonomes, il s'agira de traiter un grand nombre de données venant de la foule de capteurs assurant la conduite et la sécurité, avec une grande rapidité sans que l'alimentation électrique du véhicule soit trop sollicitée. C'est l'application embarquée par excellence qui est en train d'émerger et où constructeurs, équipementiers et leaders des technologies de l'information (les GAFAM, Google Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) investissent des sommes astronomiques. A priori aucun concept n'a encore émergé au niveau industriel ; Kalray a toute chance de se faire une place, qu'on peut lui souhaiter très large.

 

Le marché des centres de données est lui déjà bien développé et très concentré avec des acteurs comme Amazon, Google, OVH, De nombreux centres de données ont déjà été construits ou sont en construction avec des solutions industrielles, des serveurs tournant sur des processeurs comme le Xeon d'Intel. On peut faire confiance à Intel de défendre sa position avec la plus grande énergie. Je me permets de douter des chances de Kalray dans ce domaine, à moins de convaincre de nouveaux entrants qui s'appuieraient sur la faible consommation de ses processeurs.

 

 

Depuis sa création, Kalray a levé plus de 60 millions € en aides publiques via la BPI et en capital avec ACE Management, CEA Investissement, EUREKAP!, Héléa Financière et Inocap Gestion. Une nouvelle levée de fonds de 23,6 M€ a été annoncée fin juin 2017, à laquelle Safran Corporate Ventures et Pengpai ont participé.

Safran est intéressé par la technologie de Kalray pour ses débouchés possibles dans l'aéronautique et la défense (avion électrique, cybersécurité) et a pour stratégie de faire bénéficier des jeunes pousses comme Kalray de l'expertise du Groupe pour développer ses technologies et ses marchés.

Pengpai est un fonds chinois basé en France, qui investit dans des entreprises de technologie européennes et les aide à mettre en place des partenariats industriels notamment en Chine en vue d'un déploiement rapide sur ce marché.

L'objectif de cette levée de fonds est d'industrialiser et de commercialiser la nouvelle génération de microprocesseurs MPPA, le Coolidge.

 

Kalray a commencé à s'ouvrir à l'international, avec une filiale à Los Altos en Californie, et une collaboration avec des industriels japonais, des distributeurs au Japon, en Corée et en Israel. Le management est presque à 100% français, à l'exception de Randy Skelley, responsable de l'activité Centre de données, les investisseurs sont tous français, sauf Pengpai. Cela parait bien maigre pour supporter une stratégie de développement annoncée comme mondiale.

 

Il semble urgent de renforcer la présence à l'international, notamment dans les pays où les développements sur les véhicules autonomes sont très présents. Le Japon et l'Amérique du Nord devraient être des priorités.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 20:01

SilMach a été créée en 2003 à Besançon par Patrice Minotti, développe des micro machines MEMS au silicium. 

 

les solutions PowerMEMS ont été développées pour les besoins de motorisation des systèmes nomades (montres, objets connectés, etc.). Associées à un Asic adapté aux applications ciblées, elles sont capables d’animer des mécanismes en translation (actionnement d’ouvrants, de volets, de fentes ou de trappes, etc.) ou en rotation (mécanismes d’engrènement, ouverture de diaphragmes…).

Si le premier domaine d’application des PowerMEMS est celui de l’horlogerie (SilMach a réalisé dès 2008 le premier prototype de mouvement de montre quartz intégré motorisé par un circuit PowerMEMS et un Asic haute tension connecté à une pile horlogère), les micromoteurs Mems vont révolutionner l’animation des objets de très petites dimensions, qu’ils soient militaires ou civils, indique la DGA.

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 20:51

DreamUp Vision a été créée en juin 2016 à la suite d'un projet développé au cours d'un Hackaton organisé en mars 2015 par Novartis sur les problèmes des diabétiques.

Les deux fondateurs : Ekaterina Retinskaya Besse, diplômée de l'université Lomonosov de Moscou et docteur en physique théorique du CEA Saclay, et Nicolas Meric, docteur en physique des particules du CERN viennent de DreamQuark, une société fondée en 2014 par ce dernier ; DreamQuark a pour vocation d'aider les sociétés d'assurance et du domaine de la santé à mieux utiliser leurs données afin d'améliorer leurs modèles de prévision.

DreamUp Vision est hébergée par l'incubateur de l'Institut de la Vision, au sein de l'hôpital des Quinze-Vingt, à Paris.

 

Nos fondateurs ont rassemblé une équipe de haut niveau spécialisée en intelligence artificielle, notamment en apprentissage automatique ("deep learning"), et passionnée pour son application au domaine médical. Dans ce domaine, l'accès aux données est primordial pour permettre aux algorithmes de devenir "intelligents", c'est-à-dire savoir identifier la présence d'une pathologie lors d'une analyse en la comparant à des milliers d'analyses de patients atteints de la même pathologie.

Au départ, l'équipe de DreamUp Vision s'est intéressée à la rétinopathie diabétique « parce qu’elle est très fréquente, mais aussi parce qu’il y a une grande quantité d’images disponibles. Pour d’autres problèmes ophtalmologiques, comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), nous sommes freinés par le manque de données » comme l'a déclaré Johan Ferret, l’un des analystes de DreamUp Vision. Ils ont pu ainsi poursuivre l'apprentissage de leur programme avec 90 000 images de fond d’œil de patients atteints de la pathologie. Les résultats paraissent particulièrement probants : selon Ekaterina Besse, la maladie est dépistée dans 97,5 % des cas, contre 96 à 98 % par les ophtalmologues. Les essais cliniques sont en cours et la commercialisation est attendue pour fin 2017.

 

Selon DreamUp Vision, il y aurait 39 millions de non voyants dans le monde, soit environ 5‰ de la population mondiale – cette évaluation semble excessive considérant que la proportion de non voyants dans les pays développés est d'environ 1‰ ; celle des malvoyants serait d'environ 285 millions. Les principales causes de déficience visuelle sont la cataracte, le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), les opacités cornéennes, la rétinopathie diabétique et les affections oculaires chez les enfants. Dans des pays comme l'Inde ou l'Afrique centrale, le mauvais état sanitaire et l'absence de prévention et de soins engendrent une fréquence très importante des problèmes oculaires. Mais en parallèle, le surpoids et l'obésité dans les autres pays augmentent la proportion de diabétiques, une situation qui empire depuis des décennies – le nombre de diabétiques serait susceptible d'augmenter de 53% d'ici à 2030. Statistiquement, 75% des personnes diabétiques depuis plus de 20 ans sont atteintes de rétinopathie diabétique (RD). Et comme pour beaucoup de pathologies, un diagnostic précoce, permet de freiner et même de stopper le développement de la maladie.

 

Un diagnostic efficace pour le plus grand nombre !

 

Il y a une pénurie mondiale de spécialistes ophtalmologues, non seulement dans notre pays, en Europe, mais encore plus dans les pays où il y en aurait le plus besoin : l'Inde, l'Afrique,... On peut imaginer que la technique de diagnostic développée par DreamUpVision puisse être mise en oeuvre par des généralistes au cours d'examens qui, idéalement, devraient avoir lieu au moins tous les ans ...

Peut-être les camions d'Essilor qui circulent dans les campagnes des pays tropicaux pour réaliser sur place des lunettes à un dollar, traiter les cataractes, ... pourront-elles dans un futur proche, diagnostiquer la rétinopathie diabétique et pourquoi pas la DMLA (qui elle aussi peut être traitée efficacement si le diagnostic est précoce) ?

Ou cela pourrait faire partie du programme Eye Mitra qu'Essilor a récemment lancé en Inde pour former et accompagner de jeunes entrepreneurs dans la création de centres de soins ophtalmiques ? A ce jour 3 000 start-ups ont été ainsi créées et selon Hubert Sagnières, PDG d'Essilor, 10 000 le seront avant 2020, surtout dans les campagnes indiennes.

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 21:33

Dans un article récent des Echos, Jean-Baptiste Rudelle, PDG cofondateur de Criteo et président du club de jeunes entreprises The Galion (*), aborde une question rarement évoquée par les créateurs d'entreprise : comment répartir le capital initial d'une entreprise ? Dans un dossier publié sur le site du club, https://thegalionproject.com/blog/story/1178/comment-repartir-le-capital-de-depart-entre-fondateurs, JB Rudelle détaille une méthodologie complète pour guider les équipes et prendre la meilleure décision de répartition du capital.

 

Une enquête auprès de 70 entrepreneurs membres du Galion (le club en comprend maintenant plus de 120), a montré qu'un courte majorité d'entre eux ont décidé d'une répartition inégalitaire, où certains ont plus de capital que d'autres. Pourtant, les indices mentionnés par JB Rudelle – montant des levées de fonds, valorisations de sortie, donnent largement l'avantage à ce mode de répartition. En particulier, les montants des fonds levés sont en moyenne deux fois plus importants dans le cas d'une répartition inégalitaire. Naturellement JB Rudelle modère ces résultats en indiquant qu'on ne peut "affirmer qu'une répartition égale conduit forcément à l'échec" (sic).

 

A l'évidence, JB Rudelle fait pencher largement la balance en faveur d'une répartition inégalitaire. Sa méthodologie met l'accent sur des éléments mesurables qui conduiront à des évaluations chiffrées des parts de capital détenues par chaque fondateur ; il y a cependant d'autres éléments qui à mon sens, auront en fait plus de poids.

 

L'ambition du projet

 

Plutôt que de s'arrêter aux chiffres, il me parait important de voir ce qui se profile derrière eux : pour appuyer une levée de fonds, il faut un projet de développement motivé, structuré et crédible. Plus le projet est ambitieux, plus le montant à lever sera important. La crédibilité repose certainement sur la qualité de l'équipe qui le porte et sur l'expérience du CEO mais aussi sur la clarté de sa vision, sa personnalité et son charisme et sa capacité d'entrainement et de prise de décision, son envie et son audace, qui seront perçues et appréciées par les investisseurs. Si le projet entrepreneurial est ambitieux, c'est qu'un héros en est le premier porteur.

 

JB Rudelle nous indique bien qu'"une équipe qui n’a pas clarifié dès le départ qui est censé trancher en dernier ressort fait fuir les investisseurs. Le choix de celui qui sera le CEO de la jeune pousse, est un élément très structurant du projet".

 

Dans la mesure où ce choix s'imposera aux autres fondateurs, le fait que le CEO détiendra une part plus importante du capital devrait s'imposer de lui-même.

 

Une situation particulièrement risquée : 50/50

 

J'irai plus loin que JB Rudelle : la répartition 50/50 du capital entre deux fondateurs est à éviter, c'est une situation très risquée. Il se peut qu'il y ait au démarrage de l'entreprise une parfaite entente entre deux fondateurs, une vision et des valeurs partagées ; dans ces conditions, ils sont souvent tentés de ne pas différencier leur part du capital, craignant que cela affecte leur belle entente et déséquilibre leurs rapports. Mais c'est l'inverse qui peut se produire : c'est la répartition 50/50 qui risque de conduire à un blocage et une incapacité à prendre les décisions. Aucun des deux ne détient la majorité et toute décision requiert l'accord conjoint. Ce qui parfois débouche sur de graves dommages, y compris la dissolution de l'entreprise.

C'est un peu comparable à la situation des héritiers d'une propriété qui se trouvent en indivision : si il n'y a pas d'accord possible, le juge décidera de la vente de la propriété.

 

Les risques associés à la répartition égalitaire sont certainement perçus négativement par les investisseurs lors d'une levée de fonds ; ce qui explique en partie sans doute la constatation de JB Rudelle que dans ce cas, les fonds levés et les valorisations sont moins importants.

 

(*) Qu'est-ce-que The Galion ?

Il se définit ainsi : The Galion Project est un think tank qui réunit les entrepreneurs dont l'ambition est de changer le monde grâce à l'innovation de rupture. Le but est d'échanger ensemble pour construire les champions numériques de demain.

Nous partageons des expériences hors du commun grâce au kitesurf et aux sports de glisse.

Notre leitmotiv: « think and play ».

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 22:05

L'Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) vient de publier son "palmarès" des déposants de brevets français pour 2016. Très naturellement, ce palmarès est un outil de communication et de promotion pour cet établissement public, dont le logiciel repose sur le principe que la propriété industrielle et la politique d'innovation doivent être alignés par les entreprises comme par les organismes de recherche.

Toute la sphère publique, et notamment la BPI mettent en avant le même logiciel. Ainsi, lorsque l'on répond à un appel à projets innovants visant à obtenir des financements publics, il est important d'inclure dans le dossier un plan de dépôt de brevets. Sinon, on est quasi certain de ne pas être retenu par le jury.

 

En préambule de son palmarès, l'INPI décerne des lauriers aux premiers du classement en précisant qu'ils représentent les "secteurs industriels où la France est en pointe".

On sera peut-être tenté d'en déduire que les autres secteurs, peu représentés, ne sont pas en pointe et que ne sont pas innovantes, les entreprises absentes du classement alors que leurs confrères et concurrents y sont bien présents. On remarquera que la présence dans le palmarès desdits secteurs et entreprises est récurrente année après année. Mais dans la réalité, la politique de brevets des entreprises ne se traduit pas nécessairement par une réussite plus ou moins accentuée. Ainsi depuis plus de 10 ans, sur un marché automobile où l'innovation est un facteur majeur, PSA a été en tête du palmarès — sauf en 2016, et  a déposé près de deux fois plus de brevets que Renault, alors que cette dernière a rattrapé et dépassé PSA en termes de chiffre d'affaires et encore plus en profitabilité.

Dans le secteur très technologique des cartes à puces, Oberthur apparait à la 20ème place alors que le leader mondial Gemalto, n'est pas présent dans le Top50, avec un chiffre d'affaires près de 4 fois plus élevé que son concurrent. Dans le domaine pharmaceutique, où pourtant les brevets ont une grande importance, réputé par ses investissements en R&D, aucune société n'apparait dans le palmarès.

 

 

Plusieurs facteurs entrent en jeu dans une stratégie de dépôts de brevets

 

- déposer un brevet conduit l'entreprise à communiquer sur une activité de recherche dans un domaine déterminé ; les concurrents sont alors informés sur les centres d'intérêt et les axes de sa recherche. Par défaut, les concurrents peuvent en déduire que d'autres domaines où il n'y a pas de publication de brevets, ne sont couverts par les recherches en cours.

 

- déposer des brevets plus ou moins solides mais en grand nombre, permet de bâtir une sorte de mur de protection pour un produit dont le brevet initial est en train de tomber dans le domaine public. C'est une stratégie fréquemment utilisée dans le domaine pharmaceutique pour protéger une formule médicamenteuse ancienne.

 

déposer des brevets dans un secteur très concurrentiel est une décision chargée de risques, surtout si des concurrents plus gros que vous sont prêts à en découdre et à attaquer vos brevets ; on considère que la défense d'un brevet coûte typiquement $1 million. C'est bien sûr hors de portée d'une start-up ou d'une PME, c'est une affaire pour les grandes entreprises. En témoignent les procès récents entre des géants comme Apple et Samsung

 

- démarrer une activité ou une entreprise en s'appuyant sur des brevets dont un organisme de recherche sera heureux de vous accorder la licence, est une opération à lancer avec beaucoup de précautions : si ces brevets sont attaqués, l'organisme de recherche n'aura jamais les ressources pour les défendre et vous serez laissé à vous-même pour en assurer la défense.

 

 

Comment analyser la stratégie de Valeo ?

 

Entre 2012 et 2016, Valeo a pratiquement triplé le nombre des brevets déposés chaque année, en venant à devenir le leader du palmarès 2016 passant de 393 à 994 dépôts. La croissance du chiffre d'affaires de la société a été très dynamique pendant ces dernières années, passant de 7,5 milliards € en 2009 à 16,5 milliards en 2016 et visant maintenant 27 milliards en 2021.

Mon sentiment est que Valeo construit un mur de protection dans les domaines où elle vise le leadership mondial : la voiture électrique, la voiture autonome et connectée et les nouveaux services numériques. On constate que les autres équipementiers automobiles sont distancés dans le palmarès : Bosch au 12ème rang, Continental au 17è, Plastic Omnium au 25è ... mais la concurrence est sévère.

Valeo investit chaque année 10% de son chiffre d'affaires en R&D et cela semble être la bonne formule pour croître de 10% par an ... Et il est assez évident que la stratégie brevets de Valéo est cohérente avec sa stratégie de croissance mondiale qui recherche la clientèle de tous les constructeurs automobiles, dans tous les pays.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:35

Le croissance du marché des smartphones ralentit depuis quelque temps. Sauf pour Crosscall qui s'est bâti une solide réputation en réalisant des téléphones durcis qui résistent à l'eau, au sable, à la boue, au froid, aux chutes.

 

Fondée fin 2009 à Aix-en-Provence par Cyril Vidal, Crosscall doit son origine à la constatation qu'il n'existait aucun téléphone portable résistant à l'usage éprouvant des chantiers comme des sports de plein air. Les premiers téléphones sortent en 2011 et le chiffre d'affaires s'envole pour atteindre les 30 M€ en 2016 avec près de 80 employés. D'abord commercialisé par les points de vente d'équipements et fournitures pour le BTP, les téléphones de Crosscall ont été ensuite vendus par les grandes surfaces de l'électronique et du sport comme Decathlon et surtout le Vieux Campeur et maintenant par SFR, Orange et Bouygues.

 

Crosscall lève 4,5 M€ en avril 2016 auprès d'ACG Management suivi de 2 M€ auprès de BPI afin de financer son développement international, et signe un accord avec Xtreme Distribution lui donnant accès à 37 000 points de vente dans le monde.

 

La gamme des produits Crosscall comprend actuellement une dizaine de téléphone d'un petit téléphone étanche avec double carte SIM à 60 € au smartphone 4G à écran de 4,5 pouces à 400 €. Il semble que la concurrence internationale actuelle de Crosscall soit le fait d'un tout petit nombre d'acteurs de taille similaire. Si Crosscall continue de tenir ses promesses de performance, de qualité et d'innovation, elle pourrait acquérir rapidement une position de leader, un peu comme GoPro l'a réussi en peu d'années. Mais attention : plus la position est élevée, plus la clientèle est exigeante.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:53

Au dernier CES de Las Vegas, la jeune pousse lyonnaise Twinswheel fondée en 2016 par Vincent et Benjamin Talon, deux frères jumeaux, à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, a présenté son robot de livraison en milieu urbain. Ce n'est encore qu'un prototype, mais il semble avoir eu un grand succès.

 

En développement depuis 3 ans, par une équipe aguerrie d'automaticiens, ce robot appelé droïde, serait mis sur le marché dès 2020. Il parait que de nombreux groupes dont Daimler, s'affairent sur des projets similaires. Le marché est effectivement gigantesque, plusieurs milliards de colis sont ainsi livrés par an et cela ne fait que s'amplifier ; en milieu urbain, les drones d'Amazon ne sont pas vraiment utilisables et depuis longtemps, on incite les clients à aller chercher leurs colis à un dépôt, ce qui ne leur plait pas forcément, surtout quand le colis est un peu lourd. Et chacun se doute que la livraison personnalisée sur le dernier kilomètre est très coûteuse.

 

Le robot est conçu pour transporter un seul colis de 40kg maximum. Le robot lui-même ne pèse que 35kg et est haut de 70cm. Il roule jusqu'à 30km sur route (plus vite qu'un vélo) et à 6km/h sur les trottoirs, ralentissant à 2km/h quand son parcours est encombré. Il est bardé de capteurs, d'une caméra 3D, 4 caméras 2D et d'un lidar, un laser dédié à la détection des obstacles.

 

La jeune pousse est accompagnée par des groupes comme le division GeoPost de La Poste et Boulanger. Elle est actuellement hébergée par l'incubateur de l'EMLyon.

Par contre, au-delà des annonces produit faites à l'occasion du CES, on ne sait pratiquement rien sur la stratégie de développement, ses ressources financières. Est-elle en fait déjà une filiale de La Poste ?

 

Et pourtant, l'enjeu est très important et l'implication d'investisseurs bien connectés mondialement, notamment sur le marché américain apparait nécessaire pour que cette jeune pousse ait un vrai futur.

 

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