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        <title><![CDATA[Le blog de Le Gargaillou]]></title>
        <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/</link>
        <description><![CDATA[Sur l'actualit&eacute; entrepreneuriale, &eacute;conomique, politique et sociale.
Nouvelles de la vall&eacute;e de l'Ubaye]]></description>
                  <item>
            <title><![CDATA[Sigmaphi, un modèle d'ultra-niche]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/sigmaphi-un-mod%C3%A8le-d-ultra-niche</link>
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            <pubDate>Sun, 19 May 2013 01:07:36 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1368918448205_9283" style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Sigmaphi est une entreprise qui poursuit sa route sur sa niche avec pers&eacute;v&eacute;rance et succ&egrave;s. Cr&eacute;&eacute;e en 1981 &agrave; Vannes, reprise en 2001 par Jean-Luc Lancelot, ing&eacute;nieur de Centrale Lyon, elle con&ccedil;oit et r&eacute;alise des aimants de forte puissance pour les centres de recherche comme le CERN pr&egrave;s de Gen&egrave;ve ou le CNAO en Italie (Centre Italien d&#39;Hadronth&eacute;rapie Oncologique).</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368918448205_9864" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1368951664250_8871" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1368951664250_8870" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1368918448205_9863"><span id="yui_3_5_0_1_1368918448205_9862">L&#39;hadronth&eacute;rapie est une nouvelle th&eacute;rapie des tumeurs canc&eacute;reuses utilisant des particules lourdes, les hadrons, qui attaquent les cellules malades avec plus d&#39;efficacit&eacute; que les particules utilis&eacute;es en radioth&eacute;rapie, avec notamment un pilotage s&eacute;lectif permettant de frapper quasiment uniquement les cellules malades, minimisant ainsi les d&eacute;g&acirc;ts dans les tissus sains. Le synchotron du CNAO &eacute;quip&eacute; par Sigmaphi est le fruit d&#39;une collaboration europ&eacute;enne entre l&#39;INFN (Institut italien de Physique Nucl&eacute;aire), le CERN, le GSI (Allemagne), le LPSC (France) et l&#39;Universit&eacute; de Pavie. Le CNAO a commenc&eacute; de recevoir des patients fin 2010.</span></span></span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Le m&eacute;tier de Sigmaphi est tr&egrave;s sp&eacute;cial et il n&#39;y a pas plus de 10 concurrents dans le monde. Son chiffre d&#39;affaires est en croissance rapide depuis 2009, o&ugrave; l&#39;activit&eacute; a subi une baisse tr&egrave;s sensible (&ndash;40% par rapport &agrave; 2008)&nbsp;: les ventes ont progress&eacute; de 3,7 millions &euro; en 2009 &agrave; 12 millions en 2012.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Manifestement, la soci&eacute;t&eacute; s&#39;est organis&eacute;e en se tournant r&eacute;solument vers l&#39;international (95% des ventes), une unit&eacute; de production en Chine et une filiale &agrave; Tokyo. Elle vient de se signaler par le rachat d&#39;une division du groupe am&eacute;ricain Bruker &agrave; Wissembourg, en Alsace, qui r&eacute;alise des &eacute;quipements &eacute;lectroniques de puissance. Bruker est un sp&eacute;cialiste de l&#39;imagerie et des aimants supraconducteurs pour la RMN (r&eacute;sonnance magn&eacute;tique nucl&eacute;aire). Il appara&icirc;t que l&#39;objectif de Sigmaphi est de mieux ma&icirc;triser les technologies permettant de piloter et contr&ocirc;ler ses aimants de forte puissance.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Apr&egrave;s une phase de stabilisation et d&#39;innovation au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, Sigmaphi est maintenant sur une rampe de croissance et de leadership avec deux p&ocirc;les d&#39;activit&eacute;&nbsp;: la recherche en physique des particules et les technologies m&eacute;dicales de th&eacute;rapie et de diagnostic avanc&eacute;es.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368918448205_9194" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1368951664250_8899" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1368951664250_8898" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">On peut souhaiter que de nombreuses PME industrielles suivent la m&ecirc;me chemin que Sigmaphi, en s&#39;ouvrant aux march&eacute;s mondiaux, sur des niches tr&egrave;s cibl&eacute;es o&ugrave; la concurrence est peu nombreuse et la notori&eacute;t&eacute; mondiale. Ces niches de petite taille n&#39;int&eacute;ressent pas les grands groupes mais sont souvent en croissance et de taille suffisante pour lib&eacute;rer un espace de d&eacute;veloppement significatif.</span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La High Line et la Petite Ceinture]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/la-high-line-et-la-petite-ceinture</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/la-high-line-et-la-petite-ceinture</guid>
            <pubDate>Sat, 11 May 2013 20:07:04 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1368295603461_9562" style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size:12px;">Je recommande &agrave; ceux d&#39;entre vous qui projettent de visiter New York de faire un tour sur la &laquo;&nbsp;High Line&nbsp;&raquo;. Il s&#39;agit d&#39;une voie ferr&eacute;e d&eacute;saffect&eacute;e qui a &eacute;t&eacute; transform&eacute;e en jardin suspendu, traversant les rues du sud-ouest de Manhattan, entre la 12&egrave; et la 30&egrave; rue.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8817" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8816" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8815" style="font-size:12px;">A l&#39;origine, &agrave; partir de 1850, la voie ferr&eacute;e au niveau du sol, le long de la 10&egrave; Avenue, irriguait ce district de Manhattan avec de nombreux trains de marchandise, rendant la circulation dangereuse au point qu&#39;on l&#39;avait surnomm&eacute;e Death Avenue. Dans le cadre d&#39;une r&eacute;novation majeure, en 1930, la High Line a &eacute;t&eacute; reconstruite &agrave; 10 m&egrave;tres au-dessus du sol, sur une vingtaine de kilom&egrave;tres, reliant directement les entrep&ocirc;ts et les usines au port de St John&#39;s Park sur l&#39;Hudson. Avec la concurrence croissante des camions, la High Line a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute;e en 1980.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8732" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8731" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8730" style="font-size:12px;">Depuis 1999, l&#39;association &laquo;&nbsp;Friends of the High Line&nbsp;&raquo; milite pour la sauvegarde et un autre usage de la voie, soutenue par la ville de New York et son maire Michael Bloomberg, par l&#39;Etat de New York&nbsp;et par la compagnie de chemin de fer CSX qui a fait don de la voie &agrave; la ville en 2005. Le jardin a&nbsp;finalement &eacute;t&eacute; ouvert au public en 2009.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size:12px;">Voil&agrave; une belle histoire de transformation urbaine, qui valorise un quartier peu connu de New York, un partenariat &laquo;&nbsp;public-priv&eacute;&nbsp;&raquo; r&eacute;ussi.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8808" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8807" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1368310450442_8806" style="font-size:12px;">On ne peut s&#39;emp&ecirc;cher de lui comparer la situation de la Petite Ceinture &agrave; Paris. Construit &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque que la voie de la 10&egrave;me Avenue, le chemin de fer de Petite Ceinture a &eacute;t&eacute; pleinement op&eacute;rationnel jusqu&#39;en 1934. Il a &eacute;t&eacute; ensuite partiellement abandonn&eacute;, avec la d&eacute;molition du viaduc d&#39;Auteuil et du pont du Point du Jour vers 1960 et la vente &agrave; la Ville de Paris de la section entre l&#39;avenue Henri Martin et la gare d&#39;Auteuil.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1368295603461_9112" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1368295603461_10511" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><span id="yui_3_5_0_1_1368295603461_10510" style="font-size:12px;">Il reste 23 km de voie, largement inutilis&eacute;s depuis 20 ans. L&#39;Association de Sauvegarde de la Petite Ceinture, fond&eacute;e en 1992, milite pour de nouvelles utilisations combinant un am&eacute;nagement d&#39;espaces verts et l&#39;int&eacute;gration de cette voie dans le syst&egrave;me de transport parisien. La Ville de Paris avance&nbsp;ses projets de son c&ocirc;t&eacute;, avec la r&eacute;alisation du tramway T3, et des id&eacute;es de d&eacute;mant&egrave;lement de la voie ferr&eacute;e exprim&eacute;es par la candidate socialiste &agrave; la Mairie pour 2014. Et un troisi&egrave;me acteur,&nbsp;la r&eacute;gion Ile de France, via son r&eacute;cent Sch&eacute;ma Directeur (SDRIF), vot&eacute; le 25 octobre 2012, souhaite que la Petite Ceinture soit r&eacute;nov&eacute;e pour le transport du fret et l&#39;&eacute;vacuation des d&eacute;chets. Cette cacophonie typiquement fran&ccedil;aise, augure mal de l&#39;avenir. Comme souvent, les parties semblent incapables de se mettre d&#39;accord sur une solution. Qu&#39;en sortira-t&#39;il au final&nbsp;?</span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[L'énergie participative, un modèle en émergence]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/l-%C3%A9nergie-participative-un-mod%C3%A8le-en-%C3%A9mergence</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/l-%C3%A9nergie-participative-un-mod%C3%A8le-en-%C3%A9mergence</guid>
            <pubDate>Tue, 30 Apr 2013 13:22:18 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p id="yui_3_5_0_1_1367407327028_9201" style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Le mod&egrave;le du financement participatif des installations d&#39;&eacute;nergie renouvelable se d&eacute;veloppe partout dans le monde. Sauf en France, o&ugrave; il en est aux premiers balbutiements&nbsp;; on peut se demander pourquoi&nbsp;?</span></span></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8773" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8772" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8771" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Le principe est celui du <a href="http://ttp://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-crowdfunding-epargner-investir-et-financer-au-xxie-siecle-114756353.html">crowdfunding &eacute;voqu&eacute; il y a quelque temps</a>, orient&eacute; vers le financement de parcs &eacute;oliens, de centrales solaires ou de biomasse&nbsp;: les particuliers participent directement aux projets de petite ou&nbsp;moyenne importance sous la forme de pr&ecirc;ts ou en fonds propres. Les rendements des pr&ecirc;ts sont int&eacute;ressants, souvent sup&eacute;rieurs &agrave; 5%.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8825" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8824" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8823" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Les investisseurs sont fr&eacute;quemment&nbsp;les habitants m&ecirc;mes de la r&eacute;gion o&ugrave; le projet va &ecirc;tre install&eacute;. D&#39;une part, cela permet de franchir plus facilement tous les obstacles qui pourraient bloquer l&#39;implantation d&#39;un parc ou d&#39;une centrale&nbsp;: les habitants sont s&ucirc;rement les mieux plac&eacute;s pour choisir les meilleurs emplacements et limiter les recours et les contentieux&nbsp;; d&#39;autre part, l&#39;&eacute;nergie produite est destin&eacute;e naturellement &agrave; ceux qui ont investi et &agrave; leur voisinage, m&ecirc;me si on passe n&eacute;cessairement par le revente &agrave; l&#39;EDF ou son &eacute;quivalent. Les structures qui collectent les fonds et qui vont jusqu&#39;&agrave; la r&eacute;alisation des projets sont g&eacute;n&eacute;ralement des coop&eacute;ratives ou des associations.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8857" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8856" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8855" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">En ce moment, Valorem et l&#39;association Energie Partag&eacute;e lancent des projets en France.</span></span></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8873" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8872" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8871" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Valorem emprunte la voie du moindre risque en levant des fonds aupr&egrave;s de particuliers pour substituer une partie des fonds propres qu&#39;elle a engag&eacute;es dans la r&eacute;alisation d&#39;un parc qui existe d&eacute;j&agrave;&nbsp;: le parc &eacute;olien d&#39;Arfons-Sor dans le Tarn. Le risque est r&eacute;duit pour le particulier&nbsp;: il s&#39;agit d&#39;un emprunt obligataire d&#39;un rendement de 5,25%, le parc restant la propri&eacute;t&eacute; de Valorem qui assure le risque industriel. Le dirigeant de Valorem pr&eacute;tend qu&#39;il agit ainsi pour rassurer ses banquiers&nbsp;!</span></span></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8892" style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Cette lev&eacute;e de fonds va permettre &agrave; Valorem de r&eacute;cup&eacute;rer des fonds propres pour investir dans de nouveaux projets &eacute;oliens.</span></span></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8912" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8911" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8910" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Les motivations de Valorem me paraissent ambig&uuml;es&nbsp;: elle semble vouloir profiter de l&#39;accueil favorable des investisseurs envers les projets d&#39;&eacute;nergie renouvelable, la lev&eacute;e directe aupr&egrave;s de particuliers lui permettant de r&eacute;duire consid&eacute;rablement le co&ucirc;t de la dette, avec des taux de 6 &agrave; 7%. Valorem conserve le contr&ocirc;le du projet et bien s&ucirc;r&nbsp;l&#39;essentiel du b&eacute;n&eacute;fice.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p style="margin-bottom: 0mm"><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">L&#39;association Energie Partag&eacute;e fond&eacute;e en 2010 par un groupe de pionniers de l&#39;investissement dans les &eacute;nergies renouvelables, coupl&eacute;e avec la soci&eacute;t&eacute; Energie Partag&eacute;e Investissement, a lev&eacute; des fonds &agrave; hauteur de 2,6 millions &euro; en 2012. Elle a d&eacute;j&agrave; soutenu 5 projets solaires photovolta&iuml;ques. Elle participe actuellement au projet de parc &eacute;olien de B&eacute;ganne dans le Morbihan qui est port&eacute; par une association d&#39;habitants et elle instruit plus de 20 projets.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8930" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8929" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8928" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Ces initiatives font vraiment figure de prototypes dans le paysage fran&ccedil;ais alors qu&#39;en Allemagne, plus de 800 coop&eacute;ratives d&#39;habitants seraient d&eacute;j&agrave; op&eacute;rateurs d&#39;installations qu&#39;elles ont financ&eacute;es. Et au Danemark, un grand parc &eacute;olien est la propri&eacute;t&eacute; de 100&nbsp;000 familles. Il semble que l&#39;Allemagne et l&#39;Europe du Nord soient vraiment en avance. L&#39;Angleterre d&eacute;bute avec le lancement r&eacute;cent d&#39;organisations comme Abundance (<a href="http://www.abundancegeneration.com/">www.abundancegeneration.com</a>). Aux Etats-Unis, on attend toujours la mise en application du Jobs Act, encore entre les mains du SEC, l&#39;organe de r&eacute;glementation et de contr&ocirc;le des march&eacute;s financier. Des soci&eacute;t&eacute;s comme le site Internet Mosaic n&#39;ont pas attendu et ont lanc&eacute; des projets photovolta&iuml;ques en proposant des emprunts obligataires au public.</span></span></p>

<p style="margin-bottom: 0mm">&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1367407327028_9177" style="margin-bottom: 0mm"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8945" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1367426679739_8944" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Ce qu&#39;on peut vraiment souhaiter, c&#39;est que l&#39;Etat fran&ccedil;ais&nbsp;joue vraiment son r&ocirc;le en cr&eacute;ant les conditions de succ&egrave;s de l&#39;&eacute;nergie participative, c&#39;est-&agrave;-dire notamment une fiscalit&eacute; stable, un prix de rachat de l&#39;&eacute;lectricit&eacute; stable et un environnement juridique et financier facilitant la lev&eacute;e de fonds tant en capital qu&#39;en emprunt aupr&egrave;s du public, des habitants et des riverains des projets. Il y a encore du chemin &agrave; faire.</span></span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Un eco système favorable à la croissance des jeunes pousses : les biotechs]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/un-eco-syst%C3%A8me-favorable-%C3%A0-la-croissance-des-jeunes-pousses-les-biotechs</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/un-eco-syst%C3%A8me-favorable-%C3%A0-la-croissance-des-jeunes-pousses-les-biotechs</guid>
            <pubDate>Sun, 21 Apr 2013 17:36:29 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Il est un domaine en France o&ugrave; l&#39;innovation, la recherche, le financement semblent &agrave; la hauteur de la comp&eacute;tition internationale : les biotechnologies. De nombreuses jeunes pousses &eacute;mergent, se d&eacute;veloppent souvent en abordant tr&egrave;s vite l&#39;international ; elles l&egrave;vent les fonds dont elles ont besoin pour leur d&eacute;veloppement et vont ensuite jusqu&#39;&agrave; l&#39;introduction en Bourse. </span></span></p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Ainsi un cercle vertueux s&#39;instaure : les investisseurs en capital risque n&#39;h&eacute;sitent pas &agrave; aller avec ces entreprises car ils ont une bonne chance de rendre leur investissement liquide via la Bourse. Les jeunes entreprises de biotech &eacute;tant relativement nombreuses en Bourse, elles sont suivies par nombre d&#39;analystes qui entretiennent l&#39;int&eacute;r&ecirc;t des d&eacute;tenteurs d&#39;actions par leurs articles et leurs avis dans les media.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Mais le panorama ainsi d&eacute;crit est-il aussi rose ?</span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366573334933_8601"><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><strong>SuperSonic Imagine</strong></span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Fond&eacute;e en 2005 et bas&eacute;e &agrave; Aix-en-Provence, SuperSonic Imagine est un sp&eacute;cialiste de l&#39;&eacute;chographie dont la technologie Aixplorer&reg; lanc&eacute;e en 2009, permet d&#39;enregistrer des images 200 fois plus vite que les appareils existants. Il en r&eacute;sulte une meilleure capacit&eacute; de visualiser et analyser de fa&ccedil;on fiable et en temps r&eacute;el, et ainsi de meilleures performances en diagnostic de nombreuses pathologies notamment le cancer. Il s&#39;agirait l&agrave; de la premi&egrave;re rupture technologique dans l&rsquo;univers de l&rsquo;&eacute;chographie depuis 20 ans !</span></span></p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Il est certain que des progr&egrave;s en &eacute;chographie sont les bienvenus, car c&#39;est une technologie bien moins co&ucirc;teuse que la r&eacute;sonance magn&eacute;tique nucl&eacute;aire (IRM) et moins dangereuse que les rayons X (scanners).</span></span></p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Plus de 500 syst&egrave;mes ont &eacute;t&eacute; vendu et SuperSonic Imagine a r&eacute;alis&eacute; des ventes de 14 millions &euro; en 2012, en croissance de 40% et &agrave; 80% &agrave; l&#39;international.</span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Accompagn&eacute;e par ses investisseurs historiques les fonds Auriga Partners, Omnes Capital, CDC entreprises, NGBI Ventures, Wellington Partners, Edmond de Rothschild Investment Partners, IXO Private Equity et Merieux D&eacute;veloppement, et par le FSI (qui a mis 14 millions &euro;) et par Alto Invest et KLSC (Kuwait Life Science Company), SuperSonic vient juste de lever 28 millions &euro; pour acc&eacute;l&eacute;rer la commercialisation de ses produits &agrave; l&#39;international.</span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Il semblerait qu&#39;une introduction en Bourse soit envisag&eacute;e, ce qui serait le bienvenu pour les investisseurs, toujours soucieux de pouvoir sortir. Ce qui serait aussi favorable au d&eacute;veloppement, car cela facilite l&#39;acc&egrave;s &agrave; de nouveaux capitaux et l&#39;actionnariat individuel. Mais combien de temps, cette &laquo; gazelle &raquo; va t&#39;elle rester ind&eacute;pendante ? Les mastodontes de l&#39;&eacute;quipement m&eacute;dical que sont Siemens, General Electric, Philips, Toshiba, doivent surveiller cette &eacute;toile de pr&egrave;s. La nouvelle pr&eacute;sence du FSI au capital est peut-&ecirc;tre une indication que l&#39;imagerie m&eacute;dicale est consid&eacute;r&eacute;e en haut lieu comme strat&eacute;gique, plus de 20 ans apr&egrave;s la vente de Thomson M&eacute;dical &agrave; General Electric.</span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><strong>Gensight Biologics</strong></span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">De cr&eacute;ation encore plus r&eacute;cente, en 2012, Gensight Biologics a lev&eacute; 32 millions &euro; avec 4 investisseurs internationaux : Novartis Venture Fund, Versant Ventures, Index Ventures and Abingworth LLP. Cette jeune pousse h&eacute;berg&eacute;e par l&#39;Institut de la vision &agrave; Paris, b&eacute;n&eacute;ficie du parrainage de nombreux experts du monde entier en th&eacute;rapie g&eacute;nique et cible le traitement des maladies des yeux. Les fonds collect&eacute;s vont cette fois-ci financer en priorit&eacute; les travaux de recherche et les essais cliniques. Les deux premiers projets portent sur la neuropathie de Leber et la r&eacute;tinite pigmentaire.</span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;"><strong>MedDay</strong></span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Derni&egrave;re en date, MedDay a collect&eacute; 8 millions &euro; aupr&egrave;s des fonds InnoBio (g&eacute;r&eacute; par CDC Entreprises) et Sofinnova Partners, afin de poursuivre les essais cliniques de trois candidats-m&eacute;dicaments, dont l&#39;un est en phase IIb/III pour le traitement de la scl&eacute;rose en plaque progressive et les autres visent un sous groupe de psychoses r&eacute;sistantes et la maladie d&rsquo;Alzheimer.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Medday a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 2012 par le Dr Fr&eacute;d&eacute;ric Sedel, neurologue &agrave; l&#39;H&ocirc;pital de La Piti&eacute; Salp&egrave;tri&egrave;re, et est incub&eacute;e &agrave; l&#39;Institut du Cerveau et de la Moelle &eacute;pini&egrave;re.</span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">On notera qu&#39;Innobio a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 2009 dans le cadre du Grand Emprunt, &agrave; l&#39;initiative de Nicolas Sarkozy avec une dotation de 139 millions &euro; dont 52 millions par le FSI et le reste par 9 grands labo pharmaceutiques dont 25 millions chacun pour Sanofi et GSK.</span></span></p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Naturellement, lors de la cr&eacute;ation d&#39;Innobio, France Biotech s&#39;est inqui&eacute;t&eacute;e de la pr&eacute;sence des labos pharmaceutiques et du fait que la dotation de l&#39;Etat soit insuffisante. A l&#39;&eacute;vidence, il s&#39;agit l&agrave; d&#39;une posture, car France Biotech devrait savoir que le FSI a des moyens limit&eacute;s et que ce n&#39;est pas l&#39;Etat qui va financer le d&eacute;veloppement des biotechs en France ! Gensight Biologics et SuperSonic Imagine l&#39;ont bien compris qui sont all&eacute; chercher&nbsp;des investisseurs partout dans le Monde.</span></span></p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="font-size:12px;"><span style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Le r&ocirc;le de l&#39;Etat est de constituer un cadre pour faciliter les investissements dans les entreprises d&#39;avenir ; en particulier, de faire revenir les particuliers en Bourse par un traitement &eacute;quilibr&eacute; de la fiscalit&eacute; des investissements. Depuis quelques ann&eacute;es, et plus particuli&egrave;rement ces derniers temps, malheureusement on n&#39;en prend pas le chemin ! Ceci permettrait de prendre le relai des investisseurs le moment venu, au lieu de laisser partir ces belles affaires potentiellement cr&eacute;atrices de nombreux emplois,&nbsp;dans le giron des groupes &eacute;trangers.</span></span></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366573334933_8482"><span id="yui_3_5_0_1_1366573334933_8481" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366573334933_8480" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">La sant&eacute;, les biotechnologies, ce sont pourtant des th&egrave;mes porteurs susceptibles de s&eacute;duire de nombreux actionnaires individuels en puissance. </span></span></p>

<p id="yui_3_5_0_1_1366573334933_8407"><span id="yui_3_5_0_1_1366573334933_8406" style="font-size:12px;"><span id="yui_3_5_0_1_1366573334933_8405" style="font-family:arial,helvetica,sans-serif;">Le succ&egrave;s de certaines introductions en Bourse comme celle de Carmat (proth&egrave;ses de coeur), les projets en cours comme celui de SpineGuard (chirurgie du rachis)</span>, d</span><span style="font-size:12px;">e r&eacute;centes lev&eacute;es de fonds comme 7,5 millions &euro; par Th&eacute;ravectys (vaccin anti Sida) et 25 millions &euro; par Cellectis (ing&eacute;nierie du g&eacute;nome) aupr&egrave;s d&#39;investisseurs individuels de tous horizons en sont t&eacute;moins. Qu&#39;attend-on pour le faire ?</span></p>
</div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La géothermie profonde, une énergie renouvelable à fort potentiel]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-geothermie-profonde-une-energie-renouvelable-a-fort-potentiel-117089409.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-geothermie-profonde-une-energie-renouvelable-a-fort-potentiel-117089409.html</guid>
            <pubDate>Sun, 14 Apr 2013 19:33:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Est-ce le signe d'un nouvel élan donné à une énergie souvent considérée comme pleine de promesses&nbsp;: la Ministre de
    l'Ecologie a signé il y a quelques semaines, deux nouveaux permis exclusifs de recherches de géothermie profonde à haute température&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Deux jeunes entreprises ont obtenu ces permis : Electerre de France créée en 2011 par Olivier Bouttes, pour le « Permis
    de Chaudes Aigues-Coren » dans le Massif Central et Fonroche créée en 2008 par Yann Maus, pour le « Permis de Pau-Tarbes » dans les Pyrénées.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">18 autres demandes de permis sont en cours de traitement par le Ministère.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Le projet de Soultz-sous-Forêts</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A l'origine de cet élan, il y a l'aboutissement de 25 ans de travaux et d'essais en Alsace, à Soultz-sous-Forêts, près de
    Pechelbronn où a été foré le premier puits de pétrole en France&nbsp;; Pechelbronn où les frères Schlumberger ont développé leur technique de mesure des propriétés des roches traversées lors des
    forages, qui a été le point de départ d'une des plus belles histoires industrielles du XXème siècle.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ce projet a été lancé en 1985 par le BRGM (bureau de recherches géologiques et minières) et 80 millions € cofinancés par
    l'Allemagne (25 M), la France (25 M) et l'Europe (30 M), y ont été investis&nbsp;; il a abouti en 2010 avec la mise en service d'une centrale électrique pilote produisant 1,5 MW en permanence,
    d'une manière durable et naturellement sans dégagement de CO2.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le système fonctionne en boucle fermée, un puits injecte jusqu'à 5&nbsp;000 m de profondeur de l'eau salée qui est portée
    à 200ºC et qui remonte par un autre puits distant de 450 m. L'eau arrive à la surface à 170ºC et passe dans un échangeur qui transfère la chaleur à un fluide spécial (l'isobutane) qui se détend
    dans une turbine entrainant un alternateur et produisant l'électricité. Une pompe reprend l'eau en sortie de l'échangeur et l'envoie dans le puits d'injection à 70ºC.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ce type d'installation dit en cycle binaire ou ORC (Organic Rankine Cycle) est une première mondiale&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Un défi technologique</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">De nombreux problèmes techniques ont dû être résolus, notamment liés au caractère corrosif de l'eau chargée de sel
    circulant dans la boucle (100 g/litre), ce sel provenant des roches traversées à 5&nbsp;000 m de profondeur. La corrosion est accentuée par la haute température, le débit relativement élevé (35
    litres/s), la forte pression dans les canalisations (20 bars à la surface du sol). Il arrive que les dépôts bloquent les canalisations ou provoquent l'arrêt de la pompe.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A Soultz, la nature de la roche à 5 000 m de profondeur et l'évolution de la température sont bien connues grâce à
    l'exploitation du pétrole dans la région&nbsp;; en particulier, la roche est naturellement fracturée et relativement perméable. Ce qui a bien sûr réduit les frais de recherche&nbsp;: les puits
    ont été forés avec une quasi certitude de résultat.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les avantages de l'électricité géothermique</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A l'opposé du solaire et de l'éolien, une centrale géothermique fournira une puissance électrique constante, jour et
    nuit, quel que soit le temps. On peut même imaginer que la puissance soit relativement modulable à terme selon la puissance mise en oeuvre par le système de pompage. A ce titre, sa contribution
    sera similaire en termes de régularité, à celle d'une centrale nucléaire.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Certains sites sont plus favorables avec des gradients de température de l'ordre de 10ºC par 100 m mais la température
    augmente partout lorsqu'on pénètre vers le centre de la terre, en moyenne de 3ºC par 100 m.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les projets de Fonroche et d'Electerre</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Ces projets vont bénéficier de l'expérience acquise à Soultz où tout un réseau d'entreprises a acquis un savoir-faire et
    où ont été mises en place des solutions techniques qui paraissent opérationnelles et fiables.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il reste que le sous-sol des régions dans lesquelles les permis ont été récemment délivrés, est beaucoup moins connu. Il
    va donc falloir utiliser les techniques de prospection habituelles en recherche pétrolière&nbsp;: d'abord essais sismiques puis forage de puits avec une certaine incertitude de résultat, ce qui
    va induire des coûts supplémentaires par rapport à Soultz.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Electerre prévoit des investissements à hauteur de 26 M€, une production de 5 MW (suffisante pour 10 000 habitants) à
    partir de 2016 et un prix d'achat de l'électricité garanti de 0,20 € /kWh. Il espère obtenir de l'eau à 160-200ºC à 3000 m de profondeur.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Fonroche projette une stratégie bien plus ambitieuse avec une dizaine de permis d'exploitation demandés, des
    investissements programmés de 400 M€ et la création annoncée de 500 emplois. Il est d'autant plus crédible qu'il s'appuie sur une réussite dans d'autres domaines d'énergie nouvelle&nbsp;:
    centrales photovoltaïques, éclairage par candélabres solaires autonomes, biogaz. Il est soutenu par le fonds d'investissement Eurazeo qui a participé en 2010 à une augmentation de capital de 50
    M€. Le groupe affiche une belle croissance de 30 M€ en 2009 à 257 M€ en 2011 et 260 employés dont 25 en recherche et développement. Une vraie gazelle en somme&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Tout ce qu'on peut souhaiter, c'est que les entreprises françaises et notamment Electerre et Fonroche développent un
    savoir-faire et un leadership dans cette nouvelle technologie de production d'énergie qui paraît pleine d'avenir. On notera que nous avons dans notre entourage, des entreprises leaders dans les
    technologies de forage, d'échange thermique et de turbines. Le développement de la géothermie repose notamment sur l'analyse des roches à grande profondeur, la mise en oeuvre de matériaux
    résistant à la corrosion et tous les technologies et savoirs-faires entourant le forage. Ce sont des domaines où une expertise de haut niveau existe dans les entreprises françaises ou
    internationales ayant un ancrage fort en France.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On peut souhaiter l'émergence de plus nombreux projets et d'un plus grand nombre de jeunes pousses qui se lançent sur ce
    marché en France et à l'international. Fonroche qui a déjà des&nbsp;filiales en Suisse, Espagne, Ukraine, au Bénin, en Inde, à Porto Rico et aux Etats-Unis est un bel exemple.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Quelle solution pour réduire le chômage ?]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-quelle-solution-pour-reduire-le-chomage-116698700.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-quelle-solution-pour-reduire-le-chomage-116698700.html</guid>
            <pubDate>Sun, 31 Mar 2013 22:52:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Selon une étude récente de l'OCDE, les économies des Etats-Unis, de l'Allemagne et de la France ont cru en 2012
    respectivement de 1,9%, 0,4% et de –0,3%. Les prévisions pour le premier et le deuxième trimestres 2013 sont pour les mêmes, en rythme annualisé &nbsp;: +3,5 et 2% (Etats-Unis), 2,3 et 2,6%
    (Allemagne), –0,6% et 0,5% (France) ; il y a clairement une divergence croissante entre la France et ses deux partenaires économiques principaux.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Et pourtant, nos gouvernants répètent à l'envi qu'ils mettent tout en oeuvre pour stimuler la croissance et conjurer le
    chômage et réclament des mesures européennes pour les aider dans leur efforts de stimulation. A voir les perspectives allemandes et celles d'autres pays du «&nbsp;noyau dur&nbsp;» de la zone Euro
    (Autriche, Finlande, Pays-Bas), ces réclamations ne risquent pas d'être satisfaites, nos amis européens considérant que la croissance est au rendez-vous pour eux et qu'aucun changement de
    politique n'est nécessaire. Plus que jamais, le dicton «&nbsp;Aide-toi le ciel t'aidera&nbsp;» devrait inspirer nos politiques&nbsp;: c'est à nous de traiter nos problèmes qui sont nombreux,
    comme les autres les ont traités, alors la croissance appelée de nos voeux sera plus sûrement au rendez-vous.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Les coûts de main d'oeuvre</strong>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Un exemple remarquable est celui des coûts de main d'oeuvre. Le diagramme ci-dessous fait apparaître la grande divergence
    apparue entre 1999 et 2012 entre les pays du noyau dur, ceux du sud de l'Europe et la France&nbsp;: index 112 en 2012 pour les premiers, 132 pour les seconds et 130 pour la France. L'écart de
    compétitivité est de 18 points en défaveur de la France par rapport au noyau dur. On voit clairement l'impact des 35h qui a augmenté les coûts en 2 ans autant que 13 ans d'évolution pour le noyau
    dur.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-align: center;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><img alt="Couts MO" height="500" width="418" class="noAlign" src=
    "http://img.over-blog.com/418x500/3/10/21/78/Couts-MO.jpg"></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Si le crédit d'impôt compétitivité apporte vraiment un gain de 4%/6% comme on nous le prétend, cela sera cependant loin
    d'être suffisant pour remonter le handicap de l'économie française face à ses voisines.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Le levier de l'emploi public</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Si l'on examine l'évolution récente des Etats-Unis, il semble qu'il existe un élément très puissant conduisant à la
    croissance et à la réduction du chômage. Et ce qui est remarquable est qu'il est totalement sous le contrôle des gouvernants&nbsp;: il s'agit de l'emploi public.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Point n'est besoin de l'aide des pays voisins, de manipuler les taux de change, de provoquer de l'inflation : &nbsp;
    &nbsp; réduire la charge de l'emploi public, c'est un moyen qui paraît efficace si l'on regarde ce que les Etats-Unis ont réussi à accomplir.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Entre 2010 et début 2013, les Américains ont supprimé 1.2 millions d’emplois dans le secteur public, faisant passer le
    nombre de fonctionnaires de 23 millions à 21.8 millions. En parallèle, 5.2 millions d’emplois ont été créés dans le privé avec une progression de 129 millions d’emplois à plus de 134 millions
    d’emplois.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On notera que cela a été accompli sous la présidence d'Obama qui n'est pas particulièrement réputé comme un militant du
    «&nbsp;moins d'Etat&nbsp;» – c'est plutôt le fond de commerce des républicains.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On constate un ratio de un à 5&nbsp;: 5 emplois privés ont été créés aux Etats-Unis dans le même temps où un emploi
    public a été supprimé</span>.
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A comparer avec la France : 100 000 emplois ont disparu en 2012 (on prévoit 152 000 destructions en 2013) après une
    stagnation en 2010 ( +32 000 emplois créés) et en 2011 (+ 27 000 emplois), soit une perte de 41 000 emplois entre 2010 et 2012. Dans le même temps, l'emploi public est resté quasiment inchangé,
    le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux étant compensé par la croissance des emplois dans les collectivités locales. Nous avons 6 à 7 millions de fonctionnaires et employés payés par
    l'argent public.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Rèvons une minute : supprimons 300 000 emplois publics (soit l'équivalent de ce qui a été supprimé aux Etats-Unis), en
    admettant la même efficacité, il serait possible de créer 1,5 millions d'emplois privés, soit un solde net de 1,2 millions.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>D'où vient l'effet de levier ?</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Quelques pistes :</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">- un emploi privé est nécessairement financé par un besoin ou justifié par la création de valeur qu'il apporte. Si le
    besoin n'existe plus ou si la création de valeur disparait, l'emploi correspondant est supprimé. Qu'en est-il de l'emploi public ?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">- l'emploi public consomme des ressources financées par l'impôt qui est prélevé sur le secteur privé et réduit sa
    capacité de croissance.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Une autre gazelle perd son indépendance : Impika]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-une-autre-gazelle-perd-son-independance-impika-116271794.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-une-autre-gazelle-perd-son-independance-impika-116271794.html</guid>
            <pubDate>Sun, 17 Mar 2013 17:26:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Le mois dernier, Xerox a annoncé l'acquisition d'Impika. Qui est Impika me direz-vous&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Créée en 2003 à Aubagne, près de Marseille, par une équipe issue de Gemplus (devenue Gemalto après fusion avec l'ancienne
    division cartes à puces de Schlumberger), Impika a toutes les caractéristiques d'une gazelle, dont nos politiques appellent la multiplication de leurs voeux depuis quelque temps&nbsp;; elle
    possède une technologie de pointe dans l'impression numérique à jet d'encre à grande vitesse (375 m/minute), qui permet le dépôt rapide et sans bavure de microgouttes sur tout type de
    supports&nbsp;: papier, verre, plastique, tissus, carrelage, bois, etc.&nbsp;; cette technologie est protégée par une quinzaine de brevets, le marché potentiel est, selon le dirigeant fondateur
    Paul Morgavi, de plusieurs dizaines de milliards d'euros&nbsp;; une application phare est le remplissage à grande vitesse d'imprimés à données variables&nbsp;: passeports, feuilles d'impôt,
    relevés bancaires et téléphoniques, adressage marketing.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Avec un effectif de 55 personnes, son chiffre d'affaires 2012 a été de 16,6 millions € dont 80% à l'export.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Donc, un potentiel de croissance important, une technologie de pointe en avance sur les leaders de l'impression numérique
    (Xerox, Canon, HP, Ricoh), une présence déjà significative à l'international, une taille déjà respectable, c'est certain, une gazelle en puissance&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Mais ce n'est plus une gazelle, car elle vient de perdre son indépendance. Naturellement, on nous gave de
    promesses&nbsp;: l'usine d'Aubagne va doubler de taille, les effectifs vont passer de 55 à 80 personnes&nbsp;; désormais filiale de Xerox, elle va pouvoir pénétrer de nouveaux clients&nbsp;; avec
    plus de moyens, le développement va être plus rapide&nbsp;; Paul Morgavi va rester à la tête de l'entreprise. Enfin de quoi endormir nos bureaucrates du ministère du redressement
    productif.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On notera que, lors de deux tours de table en 2005 et 2007, Siparex, Turenne Capital et Xange ont apporté 8 millions
    d'euros de fonds propres qui ont permis à Impika d'industrialiser sa technologie et de faire décoller ses ventes. Naturellement, ces trois acteurs étant des gestionnaires de fonds
    d'investissement de type FIP, FCPI, FCPR, ils doivent rendre l'argent investie aux souscripteurs après 6 à 8 ans&nbsp;; donc vendre leur participation à Xerox a sûrement été très attractif, en
    particulier pour compenser les pertes sur d'autres dossiers. On peut penser que le FSI n'a même pas été consulté, de toutes façons, il n'aurait sûrement pas eu les moyens de se mesurer avec
    Xerox. Au passage, il faut bien aussi se dire que Xange est une filiale de la Banque Postale, détenue par l'Etat&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A l'évidence, la stratégie d'Impika ne va plus être décidée à Aubagne mais à Norwalk (Connecticut), au siège de
    Xerox.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Paul Morgavi va dépendre de Jeff Jacobson, président de Xerox’s Graphic Communications Operations mais qui n'est qu'un
    vice-président parmi une quarantaine d'autres dans un groupe de 160&nbsp;000 employés et 23 milliards $. Xerox a développé une technologie similaire mais complémentaire, d'impression à jet
    d'encre à base de résine (sans eau), à grande vitesse (150 m/minute), protégée par 3000 brevets (à comparer aux 15 brevets d'Impika !)&nbsp;: le système CiPress™ 500 lancé en 2011. Les
    laboratoires de recherche sont situés à Wilsonville (Oregon), à Toronto et à Webster (New York). Xerox s'appuie sur des études qui prévoient que le marché de l'imprimerie de production à jet
    d'encre va croître de 21% par an jusqu'en 2015&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L'acquisition d'Impika permet, selon Xerox, d'offrir à ses clients la gamme la plus complète de systèmes d'impression
    numérique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Que va t'il se passer, si le marché pour les systèmes d'Impika décolle vraiment&nbsp;? Xerox va t'il continuer d'investir
    en R&amp;D et en production à Aubagne&nbsp;? Le centre de décision est parti et avec lui, la perspective des marchés et la façon de concevoir l'avenir. Impika va clairement être absorbée
    rapidement dans la grande organisation de Xerox. Elle arrive au moment où il faut pour Xerox, avec des produits industrialisés qui peuvent être pris en charge par l'organisation commerciale de
    Xerox. L'organisation commerciale bâtie par Impika n'a sans doute plus lieu d'exister par elle-même et va être absorbée.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Voilà donc où va partir l'innovation et la R&amp;D tant vantée par nos politiques pour assurer le développement de notre
    industrie et la croissance de l'économie !</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Vous me direz peut-être&nbsp;: quelle autre possibilité avait l'équipe dirigeante d'Impika pour mener le développement de
    l'entreprise&nbsp;? Eh bien, il existe une histoire similaire qui a très heureusement débouché vers un leader mondial dont le siège est toujours en France, avec</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;des ventes de</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;2 milliards d'euros. Il
    s'agit de Dassault Systèmes qui pendant longtemps, s'est appuyée sur le réseau mondial d'IBM pour commercialiser ses produits. Grâce à cet arrangement, pendant des années, Dassault Systèmes n'a
    pas eu besoin de construire un réseau commercial important – ce qui extrêmement coûteux, et a pu investir en développement et prendre un leadership technologique incontestable sur son
    marché.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Lorsque Impika a été approchée il y a 2 ans par Xerox pour commercialiser ses systèmes d'impression, pourquoi ses
    dirigeants ne se sont-ils pas inspirés de la stratégie mise en oeuvre par Dassault Systèmes il y a 30 ans&nbsp;? La réponse réside probablement dans la volonté entrepreneuriale et de poursuite
    d'une vision stratégique qui existe chez Dassault Systèmes et non chez Impika. Si la volonté avait été présente, je suis certain que les dirigeants auraient trouvé une solution pour la reprise
    des participations des fonds d'investissement et auraient pu poursuivre le développement de leur gazelle.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Les serres d'Auteuil ne sont pas encore sauvées]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-les-serres-d-auteuil-ne-sont-pas-encore-sauvees-115864935.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-les-serres-d-auteuil-ne-sont-pas-encore-sauvees-115864935.html</guid>
            <pubDate>Sun, 03 Mar 2013 22:09:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le projet d'extension de Roland Garros a du plomb dans l'aile&nbsp;: par un jugement du 28 février 2013, le tribunal
    administratif de Paris a déclaré illégale la délibération du Conseil de Paris des 11 et 12 juillet 2011 qui autorisait le Maire à signer avec la Fédération de tennis la convention lui permettant
    d'étendre le site du Master sur terre battue et d'empiéter sur le jardin des Serres d'Auteuil.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Cette annonce qui intéresse quand même les Parisiens n'a pas eu droit à beaucoup de publicité sur les ondes et les
    lucarnes. Je parie que le Maire de Paris leur a dit de se taire et qu'elles ont obéi.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On aimera apprendre que le tribunal a notamment jugé insuffisante la redevance prévue, surtout au regard d'une concession
    étonnante de 99 ans&nbsp;! Du jamais vu. Au passage, la concession actuelle signée en 1963 se termine en 2015&nbsp;: il va falloir se dépêcher pour trouver une solution, au rythme où vont les
    choses dans cette affaire.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L'autre motif important est que la Ville a omis d'informer les conseillers sur l'inscription à l’inventaire
    supplémentaire des monuments historiques du sol du jardin des serres d’Auteuil et sur le risque que cela fait courir à la Ville elle-même. En effet, il faudrait mettre en oeuvre une procédure de
    radiation partielle du sol du jardin. Si cette procédure n'aboutissait pas, le projet serait remis en question et la Ville devrait une forte indemnité à la Fédération&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le tribunal a aussi observé que la Ville n'a pas du tout pris en compte le coût de la réalisation d'installations qui
    remplaceraient le stade Hébert et permettraient aux scolaires de continuer à pratiquer un sport.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La Ville va bien sûr faire appel, mais une procédure à la Cour administrative d'appel, cela dure longtemps, deux ans
    peut-être !</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On notera que le gouvernement de Monsieur Sarkozy n'était pas contre le projet, en particulier la Ministre de l'écologie
    de l'époque qui n'était autre que NKM. Le Maire du 16è a aussi voté pour. Pauvres Parisiens&nbsp;! Voilà que NKM revient à la charge en se disant candidate à la Mairie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il va falloir se battre avec la dernière énergie si la droite et la gauche restent liguées pour réaliser ce programme de
    fou. Mais il est possible que les Ecologistes au Conseil de Paris se réveillent&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Entre nous, je serais à la place de la Fédération, je considèrerais sérieusement les autres options, notamment celle de
    Versailles, avec ses 35 hectares, avant qu'il ne soit trop tard. C'est-à-dire que le Master sur terre battue parte à Madrid. Même si cela coûtera plus cher.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Qui analyse la viande du « Horse Gate » ?]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-qui-analyse-la-viande-du-horse-gate-115767492.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-qui-analyse-la-viande-du-horse-gate-115767492.html</guid>
            <pubDate>Thu, 28 Feb 2013 15:50:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L'affaire de la viande de cheval mêlée frauduleusement à de la viande de boeuf fait la Une de nos medias ; les
    industriels de l'agro alimentaire et les grands distributeurs sont largement cités, chacun d'eux essayant de gérer au mieux sa communication. Et pourtant on ne nous parle pas d'un acteur
    essentiel qui produit les analyses permettant de détecter la présence de cheval&nbsp;: Eurofins Scientific.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le laboratoire d'Eurofins à Ebersberg en Allemagne, qui est spécialisé dans les analyses d'ADN a été le premier
    indépendant à confirmer la présence de viande de cheval. Depuis cette annonce, la société, s'appuyant sur son réseau de 170 laboratoires dans 34 pays, a déployé son offre de tests y ajoutant
    celui du Phenylbutazone, un traitement anti-inflammatoire pour les chevaux de course mais interdit aux animaux destinés à la consommation humaine. Il est certain que la règlementation renforcée
    combinée avec la demande prévisible provenant des acteurs de toute la chaîne de traitement et de commercialisation de la viande, va donner une nouvelle impulsion au développement
    d'Eurofins.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Et voilà qu'aujourd'hui 28 février, Eurofins annonce qu'elle lance la gamme la plus complète de services d'analyse des
    poissons en réponse à la publication d’études révélant des pratiques frauduleuses sur les produits de la mer&nbsp;! L'ONG Oceana vient en effet de <a href=
    "http://oceana.org/en/blog/2013/02/oceana-ceo-a-shocking-report-on-your-seafood">publier une telle étude</a> qui annonce que 1/3 des poissons consommés aux Etats-Unis ne sont pas ce qui est
    annoncé sur les étiquettes. S'agit-il d'un effet d'annonce de la part d'Oceana faisant écho à l'affaire de la viande de cheval en Europe&nbsp;? On peut penser que l'étude d'Oceana a été lancée
    bien avant les révélations sur le cheval qui datent du 16 janvier. Ne va-t'on pas voir aussi déferler une nouvelle fièvre en Europe sur la qualité du poisson que nous mangeons&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ce qui est certain est que notre camarade Centralien, Gilles Martin, fondateur d'Eurofins Scientific doit se frotter les
    mains. Le marché qu'il a choisi d'investir et de développer&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">il y a longtemps,&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">à la fois par croissance interne et par acquisition, celui de l'analyse des produits agro-alimentaires et pharmaceutiques, est en
    plein développement. Dans ce domaine, il dame le pion aux généralistes comme Bureau Veritas ou SGS. Il est aussi leader mondial des services d'analyses environnementales en laboratoire. A
    l'évidence, avec des chaînes d'approvisionnement et de traitement de plus en plus&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;longues
    et&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">compliquées, l'analyse des produits alimentaires a de beaux jours devant elle.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pour l'instant, <a href=
    "http://le.gargaillou.over-blog.net/article-une-star-eti-demenage-a-luxembourg-eurofins-101385291.html">Eurofins poursuit sa croissance échevelée déjà évoquée lors de l'installation du siège de
    l'entreprise à Luxembourg début 2012</a>. Son chiffre d'affaires qui a été multiplié <span style="font-weight: normal;">par&nbsp;</span>150 en 15 ans, est passé de 828 millions € en 2011 à plus
    d'un milliard en 2012. Le plan est de dépasser les 2 milliards € en 2017&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>La stratégie monolithique d'Eurofins</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La stratégie d'Eurofins est fondée sur la multiplication des laboratoires d'analyse dans le plus grand nombre de pays et
    dans une nombre croissant de spécialités, le tout interconnecté par une informatique en réseau performante. Ce qui permet de mettre à disposition du maximum de clients l'ensemble des tests et
    analyses développés par l'entreprise.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ce système repose obligatoirement sur un processus d'échantillonnage chez les clients, un envoi au laboratoire qui
    effectue les analyses et qui retourne les résultats avec un certain délai. Il y a là trois inconvénients majeurs&nbsp;: l'échantillonnage, le transport et le délai. L'échantillonnage introduit
    nécessairement une incertitude sur le résultat final car il est une image partielle de l'ensemble à tester, le transport peut amener une altération des échantillons et le délai limite la capacité
    de réaction sur les produits testés, qui sont par exemple déjà vendus ou à l'inverse bloqués en attente des résultats. Bien sûr, on observe des progrès en termes de coûts et de rapidité. Par
    exemple il y a douze ans, vérifier la présence de dioxines coûtait 1.000 € et demandait deux mois. Aujourd'hui, le prix est de 200 à 300 € et le test prend 48 heures. On est malgré tout encore
    loin du temps réel&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Cette stratégie fondée sur l'analyse en laboratoire laisse la place à de nouveaux entrants que nous pouvons appeler de
    nos voeux car ils apporteraient un vrai plus : il s'agirait de disposer de systèmes de test et d'analyse in-situ, si possible en continu. Les clients auraient alors la capacité de vérifier
    immédiatement et par eux-mêmes, par exemple les produits qui leur sont livrés ou ceux qui sont en stock ou sur les étals de vente. Ces systèmes apporteraient une amélioration notable en termes de
    réactivité et d'efficacité des contrôles. Il n'est sans doute pas nécessaire qu'ils soient aussi précis que les analyses en laboratoire, ce qui permettrait d'en limiter le coût.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Naturellement, on peut souhaiter à Eurofins de poursuivre une réflexion et peut-être des développements dans ce domaine
    des analyses in-situ en continu. Car négliger cette opportunité risque un jour d'enrayer la belle mécanique de développement de ce leader mondial.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Qui sont les dirigeants de PME ?]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-qui-sont-les-dirigeants-de-pme-115472397.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-qui-sont-les-dirigeants-de-pme-115472397.html</guid>
            <pubDate>Mon, 18 Feb 2013 21:49:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Depuis des mois, même des années, les PME – entreprises de 10 à 250 employés, font l'objet de la plus grande attention de
    la part des politiques et des media&nbsp;: tout le monde répète à l'envi que l'espoir de l'augmentation des emplois réside en elles, que la croissance viendra de leur développement, que tout doit
    être mis en oeuvre pour que nombre d'entre elles prennent une autre dimension et deviennent des ETI – entreprises de 250 à 5000 employés.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le mentorat</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Un signal a été donné récemment par la signature de la Charte nationale du mentorat entrepreneurial entre l'Etat et
    l'IME, Institut du mentorat entrepreneurial – le 24 janvier. Ceci affiche une volonté de soutenir les entrepreneurs dans leurs efforts de développement de leur activité. L'IME est une initiative
    de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, inspirée par un dispositif inventé pour les créateurs d'entreprise, il y a une dizaine d'années au Québec par la Fondation de
    l'entrepreneurship. Grâce à ce dispositif, le taux de survie à 5 ans des jeunes entreprises est passé de 34% à 70%. Créé en 2007, l'IME est ciblé sur l'accompagnement des dirigeants d'entreprises
    à fort potentiel de croissance, ayant déjà au moins 2 ans de vente et 10 à 250 salariés. Les mentors bénévoles qui accompagnent ces dirigeants, ont réussi un parcours de croissance à la tête de
    leur entreprise et s'engagent à partager leur expérience avec les mentorés.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Depuis 2008, 6 «&nbsp;promotions&nbsp;» se sont succédées à l'IME qui affiche les résultats suivants&nbsp;: 106
    entreprises mentorées, 1 094 emplois créés soit une croissance de 35% et une croissance globale du chiffre d'affaires de 40%, ce qui peut s'interpréter en une croissance annuelle moyenne
    légèrement supérieure à 10% pour chaque entreprise.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Une belle réussite donc, mais qui reste à l'évidence limitée à une petite élite.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Je soupçonne aussi que ce beau résultat provient d'une petite minorité qui a cru bien plus vite que les autres&nbsp;;
    lesquelles autres comme certaines que je connais, ont vu leurs ventes et leurs effectifs stagner. Sans faire une analyse exhaustive de la population des mentorés, j'observe que les sociétés de
    conseil et de négoce dominent et qu'il y a très peu d'industriels tournés vers les marchés internationaux, les plus porteurs de croissance.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L'étude sur les dirigeants de PME</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Comme le mentorat le suppose implicitement en s'adressant à des mentorés qui sont à la fois dirigeants opérationnels et
    actionnaires importants de leur entreprise, la croissance d'une PME réside d'abord dans la capacité et la volonté du chef d'entreprise qui la contrôle, de la faire évoluer, de la transformer et
    de l'adapter. Une étude récente publiée par Ariane Compétences &amp; Management* s'est donnée pour objectif d'analyser et de mieux connaître qui sont ces dirigeants de PME. Cette étude a été
    réalisée à partir d'une enquête auprès de 483 dirigeants de PME de 10 à 250 salariés par TNS-Sofres au printemps 2012. On peut donc supposer que l'échantillon choisi est bien représentatif de la
    population ciblée (méthode des quotas par secteur et taille).&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ariane ayant pour vocation la promotion de la formation des dirigeants, on ne sera pas étonné qu'elle indique que les
    vrais freins à la croissance ne sont très généralement pas liés au financement. Je suis prêt à souscrire à son affirmation qu’il est rare qu'un projet certainement viable, ne trouve pas son
    financement. Par contre, il est beaucoup moins sûr que la viabilité d'un projet de croissance soit assurée par l'acquisition de compétences par le dirigeant d'une PME – avec le soutien des
    pouvoirs publics bien sûr, ce qu'Ariane affirme avec plein d'assurance.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Selon l'étude, le dirigeant d'une PME est un homme (73%), 48% ont plus de 65 ans et seulement 9% moins de 50 ans, et 70%
    sont diplômés de l'enseignement supérieur (45% Bac+5). 83% des PME ont 10 à 49 salariés, 14% de 50 à 149 et 3% de 150 à 250. Sur l'ensemble, 71% n'exportent pas (commerce&nbsp;: 79%,
    services-transports&nbsp;: 81%, industrie&nbsp;: 48%), 14% exportent moins de 10% de leur chiffre d'affaires (industrie&nbsp;: 22%), 7% de 11 à 49% (industrie&nbsp;: 13%), et seules 4% exportent
    plus de 50% (industrie&nbsp;: 13%). Et 9% des PME industrielles ont des filiales à l'étranger.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On remarquera donc</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">- que les dirigeants de PME sont particulièrement âgés et ont, pour une grande part, dépassé l'age habituel de départ à
    la retraite,</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">- qu'ils sont largement diplômés : seront-ils demandeurs de formation&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">- que plus de 50% des PME industrielles exportent.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il est aussi remarquable que 27% des dirigeants ont accédé à la direction par une voie familiale et 27% ont eux-mêmes
    fondé leur entreprise, ce qui tend à prouver que la transmission familiale fonctionne. Les questions qui n'ont pas été posées et c'est bien dommage, sont&nbsp;: à qui et quand envisagez vous de
    transmettre votre entreprise. Compte tenu de l'âge des répondants, ces questions auraient été tout à fait justifiées. Et même avec des réponses dotées d'un large degré d'incertitude, cela aurait
    été une précieuse source d'information sur le futur de ces fameuses PME.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Là où de nombreux politiques seront déçus, c'est en apprenant que 71% des dirigeants souhaitent conserver à leur
    entreprise une taille comparable, 8% à doubler de taille et 19% cherchent à se développer le plus possible (donc au-delà du doublement). Ce qui est remarquable est que l'appétit de développement
    est similaire pour ce qui est des secteurs commerce, services et industrie, et quel que soient les tranches d'âge ! Par exemple, parmi les 65 ans et plus, 69% souhaitent conserver une taille
    similaire, 8% doubler et 20 croître le plus possible.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Didier Chabaud qui a dirigé cette étude, indique que pour beaucoup de chefs d'entreprise, la croissance est un objectif
    parmi d'autres, non nécessairement prioritaire&nbsp;; pour croître, il faut modifier la gouvernance de l'entreprise, par exemple rendre les cadres intermédiaires plus autonomes, décentraliser les
    décisions, il faut aussi être à l'aise avec le projet de croissance et être prêt à modifier l'organisation. Ce n'est pas obligatoirement du goût de tout le monde !</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En un mot et c'est vraiment là l'essentiel&nbsp;: le dirigeant doit avoir envie de développer son entreprise, il doit en
    avoir l'ambition, l'énergie et le sentiment d'en être capable. Cette envie et cette ambition sont certainement une question de motivation personnelle, de personnalité et de tempérament. Ce n'est
    pas lié à l'âge ni au domaine d'activité de l'entreprise. Il semble qu'en Allemagne, un motif essentiel de l'appétit de croissance est le désir de transmettre une entreprise plus importante à ses
    enfants&nbsp;; encore faut-il que les enfants soient prêts à prendre la suite&nbsp;? Est-ce moins fréquent en France ?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">* Association de promotion de la formation continue des cadres et dirigeants &nbsp;</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Une nouvelle étoile de la mesure : Leosphere]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-une-nouvelle-etoile-de-la-mesure-leosphere-115199268.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-une-nouvelle-etoile-de-la-mesure-leosphere-115199268.html</guid>
            <pubDate>Sat, 09 Feb 2013 20:30:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Dans le paysage assez désertifié de l'industrie française du test et de la mesure, une nouvelle pousse est apparue dotée
    d'un beau potentiel&nbsp;: Leosphere qui fait preuve d'une dynamique remarquable. C'est aussi un très bel exemple de l'exploitation industrielle et commerciale des inventions et de la recherche
    publiques.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Fondée par deux frères en 2004, Laurent et Alexandre Sauvage, issus du laboratoire du climat et des sciences de
    l'environnement du CEA et du CNRS (LSCE), Leosphere a démarré en licenciant la technologie du lidar («&nbsp;Light Detection And Ranging&nbsp;») développée par l'ONERA et le CEA. Cette technologie
    permet de réaliser des mesures&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">dans l'atmosphère&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">à l'aide de signaux laser.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Quelles sont les applications du lidar&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Un lidar enregistre des mesures en temps réel à la fois de la composition de l'atmosphère (nuages, polluants) et de ses
    paramètres dynamiques&nbsp;(vent, turbulences) jusqu'à une distance de 20 km. Il trouve ainsi des applications dans de nombreux domaines&nbsp;: la surveillance de la pollution atmosphérique, les
    mesures de météo en altitude, l'analyse des vents à différentes altitudes pour optimiser l'installation et l'exploitation d'éoliennes, l'amélioration du trafic des aéroports et la recherche sur
    le changement climatique. Tous ces marchés sont très porteurs pour le lidar, car cette technologie apporte une grande précision, une capacité de mesures simultanées à de nombreuses altitudes et
    une collecte en temps réel des données.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Un développement échevelé</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Très tôt, Leosphere est partie à l'international et a réalisé notamment, en 2007, l’étude de la qualité de l’air à Pékin
    en préparation des JO de 2008. Au printemps 2010, elle a suivi le panache de cendres du volcan islandais Eyjafjöll et a ainsi amplifié sa réputation internationale. Selon les années, ses ventes
    internationales, dans le monde entier évoluent entre 70 et 90%.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les ventes de Leosphere ont progressé rapidement&nbsp;: 312 000 € en 2006, 1,4 millions en 2007, 4,7 millions en 2008,
    7,3 millions en 2009, 8,3 millions en 2010, 13 millions en 2011 avec un résultat net de 1,5 millions € et 59 employés. Le chiffre d'affaires 2012 est prévu à 18 millions €.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Une coentreprise avec l'américain NRG Systems, Avent a été créée pour développer un système permettant d'anticiper les
    rafales de vent qu'une éolienne peut subir et de concevoir des équipements plus légers, donc moins coûteux. Avec 25 employés, Avent à engrangé 2 millions d'euros de commandes en 2012 et prévoit 7
    millions pour 2013. Les dirigeants de Leosphere prédisent une croissance encore plus rapide à cette nouvelle activité, puisqu'elle a le potentiel d'équiper chaque nouvelle éolienne en
    construction.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Il y a quelques jours, Leosphere a annoncé qu'elle allait lever des capitaux à hauteur 20 millions d'euros afin de
    poursuivre son développement, notamment à l'international. La première tranche de 10,5 millions a été souscrite par le fonds franco-luxembourgeois Oraxys, spécialiste du domaine des technologies
    pour le développement durable – les cleantechs.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">J'invite mes lecteurs à suivre avec attention ce que devient Leosphere. Manifestement ses dirigeants ambitionnent de
    faire de leur groupe un leader dans les technologies de mesure et d'analyse de l'environnement, un marché plein d'avenir. Après cette levée de fonds, la prochaine étape sera peut-être
    l'introduction en Bourse.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Le crédit baisse, l'épargne monte, que se passe-t'il ?]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-credit-baisse-l-epargne-monte-que-se-passe-t-il-114930815.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-credit-baisse-l-epargne-monte-que-se-passe-t-il-114930815.html</guid>
            <pubDate>Thu, 31 Jan 2013 23:02:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Depuis 2008, les Français réduisent leur recours au crédit, ils empruntent de moins en moins. C'est ce que l'on constate
    d'après les résultats d'une enquête menée&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">auprès de 13&nbsp;000 ménages&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">en novembre 2012 par la SOFRES pour l'Observatoire des Crédits aux Ménages. En 2012, 48,6% des ménages détenaient un crédit contre
    52,6% en 2008. C'est&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">le niveau le plus bas</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;depuis 1989&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Une baisse du crédit à la consommation</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ce n'est pas le crédit immobilier qui baisse&nbsp;: il est stable autour de 31%. C'est le crédit à la consommation qui
    est en forte baisse&nbsp;: seuls 27,6% des ménages détiennent un crédit à la consommation en 2012. De 2001 à 2011, le taux a fluctué entre 30,1% et 35,4%. Le rapport d'enquête soutient que c'est
    la crise de la dette souveraine en 2011 qui a conduit les ménages à réviser leurs projets et à abaisser leurs emprunts. On voit là une interprétation typique de la part d'un</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;économiste français</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;: il prétend qu'un
    événement macro économique entraîne une modification de comportement, plutôt micro économique. Comme si chacun avait pris conscience que la crise de la dette souveraine avait une influence
    majeure sur sa vie quotidienne et était conduit à réagir. Cela n'a pas beaucoup de sens.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le crédit destiné à l'achat des voitures est certainement une part importante du crédit à la consommation. Et une
    proportion probablement relativement stable des clients a recours à un crédit. Le marché automobile français a baissé de 14,6% en 12 mois&nbsp;: tout naturellement on peut estimer que le crédit
    automobile devrait baisser d'un montant similaire. La diminution du crédit à la consommation est de 9% en un an, de 30,2% à 27,6%. Pourquoi le marché automobile français a t'il baissé&nbsp;? En
    grande partie, par suite d'un report des achats à plus tard : les véhicules sont de plus en plus fiables, sont garantis pendant des périodes plus longues. Alors, dans le climat actuel de grande
    incertitude sur l'évolution de la fiscalité et sur la situation dans beaucoup d'entreprises, finalement sur les choses qui touchent vraiment les français tous les jours – et non les phénomènes
    macro économiques, il n'y a pas grand inconvénient à différer un achat de cette importance, à reporter la signature d'un nouvel emprunt et à réserver à d'autres usages les sommes
    disponibles.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Un taux d'épargne exceptionnel</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Par ailleurs, le taux d'épargne (% du revenu qui est épargné) des Français est au plus haut&nbsp;et bat tous les
    records&nbsp;: il s'est établi à 16,2% en 2012. A titre de comparaison, il est de 10,1% en Allemagne, 5,3% en Grande Bretagne, 3,7% aux Etats-Unis et en moyenne de 5,7% dans les 27 pays de
    l'UE.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A l'évidence, les particuliers restreignent leur propension à dépenser à la fois en empruntant moins et en épargnant
    plus. Pourquoi&nbsp;? Ne serait-ce pas la conjonction de deux éléments&nbsp;:</span>
  </p>
  <ul>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">l'Etat étant toujours plus dépensier sans manifester de volonté réelle de réduire son train de vie, les particuliers
        s'attendent à ce que les impôts vont augmenter&nbsp;; il est donc important de mettre de côté ce qui sera nécessaire pour payer les futurs impôts&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">le régime de retraite du privé par répartition est en difficultés et les particuliers s'attachent à épargner pour
        préparer leur retraite&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
  </ul></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Le crowdfunding = épargner, investir et financer au XXIè siècle]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-crowdfunding-epargner-investir-et-financer-au-xxie-siecle-114756353.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-crowdfunding-epargner-investir-et-financer-au-xxie-siecle-114756353.html</guid>
            <pubDate>Sat, 26 Jan 2013 14:43:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Avec l'émergence du Web 2.0 et des sites Internet interactifs, de nouvelles plate-formes de financement sont apparues il
    y a environ 5 ans, c'est le «&nbsp;crowdfunding&nbsp;», le financement participatif, le financement par la foule ! la foule des internautes.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le crowdfunding a démarré aux Etats-Unis avec le prêt entre particuliers et les dons et ce sont encore aujourd'hui les
    segments les plus porteurs. Un nouveau segment émerge&nbsp;: celui du financement de projets immobiliers, par exemple d'un gratte-ciel (*) ou d'un lotissement.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L'autre segment à fort potentiel est l'investissement direct en capital d'entreprises&nbsp;: il a été bloqué jusqu'à
    récemment aux Etats-Unis par la réglementation qui imposait notamment à un investisseur de posséder des actifs de plus de $1 million pour pouvoir prendre une participation dans un projet privé,
    hors du contrôle du SEC, l'autorité américaine des marchés financiers. A l'initiative de Barack Obama, le Jumpstart Our Business Startups Act, qui a été promulgué en avril 2012, permet à tout un
    chacun d'investir $2 000 ou 5% de son revenu ou de son patrimoine. Mais le SEC est toujours en train de définir le détail des règles protégeant les investisseurs requises par cette loi. J'observe
    qu'on peut se demander si il ne traine pas les pieds pour publier ces règles&nbsp;: le JOBS Act risque en effet d'introduire une concurrence radicale auprès des vaches sacrées de Wall
    Street.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le numéro un du prêt, Lending Club a déjà intermédié plus d'un milliard de dollars depuis juin 2007.</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Lending Club a été fondée par un entrepreneur
    Français, Renaud Laplanche, DESS de droit, MBA à l'ISA (HEC), arrivé aux Etats-Unis en 1999, après une carrière d'avocat d'affaires dans un grand cabinet américain, Cleary Gottlieb. En 1999, il a
    créé TripleHop Technologies avec un ami, Matt Turck et un docteur en informatique, Joaquin Delgado pour développer un logiciel de recommandations, permettant aux internautes de bénéficier de
    conseils personnalisées à partir de questionnaires remplis au préalable. Avec l'éclatement de la bulle Internet, le projet a évolué vers un moteur de recherche pour entreprises qui tenait compte
    du profil et des précédentes requêtes de l'utilisateur&nbsp;: MatchPoint, qui a eu un rapide succès dans les domaines des media, des services financiers et de l'industrie pharmaceutique.
    TripleHop Technologies a été racheté par Oracle en 2005 et après un an, Renaud Laplanche est parti pour la Silicon Valley, lancer Lending Club.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Lending Club s'est positionné sur le prêt de particuliers à particuliers, directement en concurrence avec le crédit donc
    chaque américain dispose avec ses cartes bancaires, une sorte de ligne de crédit permanente, remboursable à volonté. Typiquement, le taux sur ces cartes est de 18% par an&nbsp;: Lending Club
    propose des taux plus faibles en moyenne de 14% et sert aux prêteurs des intérêts entre 5,66% et 10,27% selon le risque associé au prêt. Lending Club soutient qu'il est très sélectif dans
    l'acceptation des dossiers de prêt et vise des particuliers emprunteurs ayant les meilleures références&nbsp;; il en résulte un taux de défaut d'environ 4% (le pourcentage des prêts non
    remboursés). Les prêteurs investissent directement pour financer les prêts accordés aux particuliers, ce qui simplifie grandement la gestion et autorise un différentiel faible entre les taux mais
    bien sûr, entraîne un lien direct entre le risque du prêt et celui de l'investissement. Lending Club n'assure pas ce risque. Cela n'empêche pas Lending Club de doubler le montant des sommes
    prêtées chaque année et d'attirer des investisseurs de plus en plus importants, naturellement attirés par des taux sans commune mesure avec les taux actuels de marché obligataire.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">D'autres sites se développent dans le sillage de Lending Club&nbsp;: Prosper aux Etats-Unis, Zopa en Angleterre. Dans de
    nombreux pays, dont la France, les contraintes règlementaires notamment en matière de fonds propres bloqués, freinent le développement de ces plate-formes. Toutefois, Lending Club envisage de
    s'installer en France et des plate-formes naissent ayant pour actionnaire une vrai banque comme Prêt d'Union, filiale du Crédit Mutuel.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le lecteur appréciera le rendement nettement plus intéressant servi par ces plate-formes comparé aux livrets divers,
    comptes à terme et autres SICAV court terme proposés par les banques traditionnelles, avec en même temps un&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">faible&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">risque. L'investisseur peut facilement
    modérer ce risque en multipliant les participations dans des prêts différents.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On peut s'attendre à une intensification croissante de la concurrence envers les banquiers, sur un segment
    particulièrement rentable pour elles&nbsp;: celui des emprunteurs présentant le risque le plus faible. A terme, les banques n'auront-elles plus que les emprunteurs à haut risque&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">(*) En Colombie, un promoteur newyorkais, Prodigy Network a financé par crowdfunding BD Bacatá, le plus haut gratte-ciel
    colombien, un immeuble de 66 étages dans le centre de Bogota. 3,100 investisseurs ont apporté $171.8 million sur les $239 million nécessaire pour ce projet. Prodigy est en train de lancer le même
    type d'opération sur un gratte-ciel 84 William Street à Manhattan.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[L'évaluation des actions de lutte contre la pauvreté]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-l-evaluation-des-actions-de-lutte-contre-la-pauvrete-114612487.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-l-evaluation-des-actions-de-lutte-contre-la-pauvrete-114612487.html</guid>
            <pubDate>Mon, 21 Jan 2013 22:57:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La presse de notre pays s'est emparée récemment de l'annonce qu'Esther Duflo, économiste française, allait rejoindre
    l'équipe du Président Obama au sein du «&nbsp;Conseil pour le développement global&nbsp;». Créé en 2012, ce conseil de 9 membres a pour vocation d'« informer et conseiller le Président et
    d’autres responsables américains sur les politiques et pratiques américaines relatives au développement mondial ».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Esther Duflo se différencie du petit monde des économistes français&nbsp;: spécialiste des questions de développement et
    de la pauvreté, ses travaux la placent clairement dans la famille des microéconomistes&nbsp;; ses collègues, pour la plupart des macroéconomistes qu'on interroge souvent dans nos media et qui ont
    l'oreille de nos politiques, sont eux des spécialistes des projections globales et des prévisions de conjoncture.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Bien que personne ne l'ait mentionné, Esther Duflo est très proche de Ronald Coase, prix Nobel 1991, dont j'ai parlé
    récemment. Tous deux se consacrent à l'étude de l'homme et de ses comportements économiques, et tentent d'en tirer des enseignements et des conclusions qui tendent à améliorer notre compréhension
    du monde autour de nous.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les travaux d'Esther Duflo qui codirige le J-PAL (Jameel Poverty Action Lab) au MIT à Boston, sont centrés sur
    l'évaluation des actions de lutte contre la pauvreté dans les pays en développement. Ses clients sont les ONG, les gouvernements locaux et les entreprises, qui s'interrogent tous sur l'efficacité
    des programmes. Sa méthode expérimentale d'évaluation est construite sur le modèle des essais cliniques de médicaments.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Comme pour un essai clinique, on définit un échantillon de taille double de celui qui va bénéficier du programme que l'on
    souhaite évaluer. On scinde cet échantillon en deux parties les plus comparables possible&nbsp;; on conduit le programme uniquement pour une des parties et on collecte les données des deux
    parties en début et en fin de programme. Par exemple, on identifie 200 villages où on va construire des écoles, on en choisit au hasard 100 où les écoles sont construites, on mesure la
    scolarisation des enfants des deux types de villages. Quand l'expérience est terminée, en général on construit des écoles partout.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Esther Duflo souligne que nombre d'actions de lutte contre la pauvreté sont en échec parce qu'on réfléchit rapidement, on
    identifie un problème et on déverse des millions, des milliards de $, sans être sûr de leur efficacité, pendant des années&nbsp;! Les politiques sont souvent définies en fonction d'un public rêvé
    et non du public tel qu'il est, en méconnaissant totalement la réalité du terrain. Connaissant le montant de l'aide au développement financé par l'Etat en France depuis des années, ne
    devrions-nous pas lui demander de l'aide&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On peut se demander pourquoi Esther Duflo n'a pas créé son laboratoire en France&nbsp;? La réponse fuse&nbsp;: l'approche
    des économistes français est extrêmement théorique, il n'y a pas de place pour l'expérimentation. De plus aux Etats-Unis, l'avancement n'est pas lié à l'âge et les financements sont faciles à
    trouver&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La croissance en édition de logiciels]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-croissance-en-edition-de-logiciels-113944056.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-croissance-en-edition-de-logiciels-113944056.html</guid>
            <pubDate>Mon, 31 Dec 2012 18:01:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">L'industrie française du logiciel se porte bien, parait-il&nbsp;: selon Ernst &amp; Young, le chiffre d'affaires global
    des 408 éditeurs qui composent son récent panorama a progressé de 5,9 milliards € en 2009, à 6,7 milliards en 2010 et 7,4 milliards en 2011, soit une croissance de 13,5% puis de 10,4% par an. En
    deux ans, les effectifs ont augmenté de 15%.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Arbitrairement, les éditeurs de jeux video sont inclus dans ce panorama&nbsp;; si ils sont exclus, ce qui est très
    généralement le cas dans les études de marché, les ventes du secteur sont ramenées à 5,0 milliards en 2009, 5,55 en 2010 et 6,2 en 2011.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En fait, Ernst &amp; Young se place avec ce panorama, en concurrence avec un vieux routier de l'étude du secteur&nbsp;:
    Truffle Capital qui publie chaque année depuis 2005 un palmarès des 100 premiers éditeurs français et depuis 2006, celui des 100 premiers éditeurs européens. Il serait souhaitable d'ailleurs que
    Truffle songe à éditer celui des 100 premiers éditeurs mondiaux&nbsp;! Cela ramènerait les choses dans une perspective bien plus réaliste&nbsp;: les logiciels sont des produits désormais
    facilement achetés et quasiment instantanément livrables via Internet&nbsp;; en version SAAS (software as a service), ils ne sont même plus livrés mais utilisés en tant que service. Les
    transactions concernant les logiciels n'ont plus de frontières.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">De plus l'industrie européenne du logiciel est face à de formidables compétiteurs qu'il importe de considérer : les
    ventes totales de logiciel des 100 premiers européens qui se montent à 37,2 milliards € sont inférieures à la somme des ventes de logiciel d'IBM ($25 Md ou 20 Md€) et d'Oracle ($26 Md ou 21
    Md€).&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On notera que l'Allemagne pèse la moitié de l'industrie européenne grâce à SAP qui avec 14 Md€ en constitue 1/3.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-align: center;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><img src="http://img.over-blog.com/500x347/3/10/21/78/IndieEU_logiciel_Truffle100.jpg" class="noAlign" width="500"
    height="347" alt="IndieEU logiciel Truffle100"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La clef de la croissance en édition de logiciels</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Naturellement, ce qui différenciera un éditeur d'un autre, sera souvent sa capacité à fournir un support personnalisé aux
    clients et aux utilisateurs dans telle ou telle région du globe. Et c'est là vraiment la clef du développement d'une entreprise éditrice de logiciel&nbsp;: la croissance des éditeurs provient
    d'abord de leur présence dans le plus grand nombre de pays.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">C'est ainsi que&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Dassault Systèmes
    qui est&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">le leader français avec un chiffre d'affaires de 1&nbsp;783 millions € (soit 30% de l'ensemble des
    éditeurs français !), est présent dans 35 pays et réalise 88% de son activité hors de France.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">De même, le numéro 2, Murex qui est un leader mondial dans le domaine des logiciels de «&nbsp;trading&nbsp;» et de la
    gestion de trésorerie des entreprises, ne réalise en France que 5% sur des ventes totales de 318 millions € …</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A contrario, les PME éditrices de logiciel ont 80% de leur activité en France.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Sur ce point, Ernst &amp; Young se trompe totalement en prétendant que la R&amp;D et le crédit impôt-recherche (CIR)
    qualifié de moyen de financement, sont les clés de la croissance des éditeurs. En particulier, si les plus petites sociétés consacrent 20% de leur chiffre d'affaires à la R&amp;D, cela signifie
    simplement qu'adressant généralement un marché restreint, elle ne peuvent supporter leur R&amp;D (nécessaire pour maintenir leur compétitivité face aux plus gros acteurs) qu'avec des ventes au
    potentiel limité par la taille de ce marché. Le crédit impôt-recherche a ceci de pervers qu'il rend la R&amp;D relativement moins coûteuse à l'entreprise que d'autres activités stratégiques comme
    le développement commercial international et le support des clients localisés dans les autres pays à potentiel.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le discours récurrent des politiques et des responsables de lobbies comme Croissance Plus ou Syntec Editeurs en faveur de
    l'innovation (technologique) est absolument étonnant. A cela s'ajoute un concert de louanges en faveur d'un hypothétique Small Business Act, du statut de jeune entreprise innovante (JEI) et du
    CIR. Il n'est jamais question de développer la puissance commerciale, la présence sur les marchés les plus importants, le support des clients dans le Monde entier, ce qui a pourtant un impact
    bien plus fort sur la croissance de l'entreprise, sa capacité de résister à la concurrence et au passage sur l'équilibre de la balance commerciale du pays.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A quand le crédit impôt-prospection&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Certains d'entre vous, chers lecteurs, êtes sans doute familiarisés avec l'«&nbsp;assurance prospection&nbsp;» proposée
    par la Coface, filiale de Natexis Banque Populaire. Il s'agit en fait d'une aide remboursable à la prospection commerciale sur les marchés étrangers, très similaire à l'aide remboursable à la
    R&amp;D proposée par OSEO (ex-ANVAR). Ce programme de la Coface finance en partie le développement commercial dans certains pays, ce financement étant remboursé (sans intérêt) en proportion des
    ventes réalisées dans ces mêmes pays.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Dans la même ligne que les aides publiques aux entreprises et dans cet environnement délirant et typiquement français des
    crédits d'impôt, on peut imaginer qu'un crédit d'impôt-prospection soit mis en place qui rembourse en partie les frais de prospection des entreprises exportatrices, comme le crédit
    d'impôt-recherche (CIR) rembourse en partie les frais de R&amp;D et le nouveau crédit d'impôt-compétitivité-emploi rembourse en partie le fait d'employer des salariés jusqu'à 2,5 fois le
    SMIC&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">J'espère que cette proposition vous fera sourire mais je suis convaincu qu'elle serait bien plus efficace pour la
    croissance de notre économie qu'une enième amélioration du crédit d'impôt-recherche et autre statut de jeune entreprise innovante (JEI).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Deconnectée du monde réel : l'économie]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-deconnectee-du-monde-reel-l-economie-113766616.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-deconnectee-du-monde-reel-l-economie-113766616.html</guid>
            <pubDate>Mon, 24 Dec 2012 18:00:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ronald Coase, prix Nobel d'économie, 102 ans le 29 décembre cette année, vient de publier un article dans la Harvard
    Business Review sur son thème fétiche&nbsp;: que l'économie telle qu'elle est enseignée, expliquée dans les livres et pratiquée est déconnectée de la vie des entreprises et encore plus de la
    création d'entreprises et de l'entrepreneuriat&nbsp;; elle devient de plus en plus un instrument théorique que les gouvernements utilisent pour gérer, un instrument qui n'est plus ancré dans
    l'étude empirique du fonctionnement de la vie économique, dans l'étude de l'homme et de l'économie telle qu'elle existe.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ronald nous explique que cela n'a pas toujours été le cas&nbsp;: quand l'économie moderne a émergé, les premiers auteurs,
    Adam Smith avec la Richesse de Nations puis Alfred Marshall, ont porté leur attention à l'étude empirique de la croissance économique et du développement des richesses. L'économie avait alors un
    sens pour les entrepreneurs.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Depuis l'économie est devenue une profession, développant des théories abstraites et impropres à guider les entrepreneurs
    et les dirigeants dans leur quête permanente de création de nouveaux produits à un coût toujours plus bas. Il en résulte que les entrepreneurs et les managers s'appuient sur leur propre jugement
    et leur expérience pour prendre des décisions.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pire, en temps de crise, lorsque les difficultés surgissent en termes d'emploi et d'innovation, ils se tournent vers les
    gouvernements qui eux-mêmes font souvent confiance aux économistes et à leur vision théorique du monde économique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ronald en conclut qu'avec l'émergence de l'économie de marché et de l'entrepreneuriat dans les pays d'Asie et d'Afrique,
    il est temps de se remettre à étudier l'homme tel qu'il est et le système économique tel qu'il existe, avec sa grande diversité de cultures, d'institutions et d'organisations.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Autour de nous, on s'aperçoit depuis des décennies que l'enseignement de l'économie, une discipline universitaire qui a
    envahi les classes du secondaire, est largement inutile pour la vraie vie dans les entreprises. Il suffit d'ailleurs de constater que les diplômés en économie ne trouvent guère d'emplois que dans
    la sphère publique, et plus tard dans les cercles et autres think tanks qui essaient d'influencer les politiques. On prétend à tout moment que les Français ne comprennent pas l'économie, mais ne
    serait-ce pas simplement parce qu'elle est isolée de la vie réelle des entreprises, de là où ils travaillent&nbsp;; quel lien y a t'il entre les théories des prix et de la monnaie et la vie de
    tous les jours&nbsp;? La plupart des gens se disent&nbsp;: laissons l'économie aux experts, je n'en vois pas l'utilité à mon niveau, pour développer mon activité, mon commerce, mon entreprise,
    pour ma vie quotidienne.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">De plus, les économistes ne sont pas crédibles, qu'ont-ils fait depuis 30 ans qu'un chômage élevé sévit en France&nbsp;?
    S'appuyant sur les théories de Keynes, ils ont prôné toujours plus d'interventions de l'Etat, un politique de déficit public supposé générateur de croissance économique et de plein emploi. Avec
    quel résultat&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Bien sûr me dira t'on le lobby de la profession est puissant et nourri chaque année par l'arrivée de nouveaux diplômés.
    Il y a 40 ans, on n'enseignait pas l'économie au lycée … revenons donc à cette situation et développons plutôt la sensibilisation des jeunes aux entreprises, à la vrai vie économique, là la
    valeur se crée tous les jours.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Dans son dernier rapport «&nbsp;Pour un New deal entrepreneurial&nbsp;», Philippe Hayat, créateur de l'association
    100&nbsp;000 entrepreneurs, ne dit pas autre chose dans ses premières recommandations&nbsp;: populariser l'entrepreneuriat auprès du grand public, assurer une sensibilisation structurée à
    l’entrepreneuriat pour tous les collégiens et lycéens de 13 à 18 ans.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Mais il ne va pas assez loin en omettant de proposer de remplacer l'enseignement de l'économie par celui de
    l'entrepreneuriat. Pourtant, il faudra bien un jour faire un choix&nbsp;: lequel de l'entrepreneuriat ou de l'économie est le plus important pour favoriser l'innovation, la création d'emploi et
    de richesse&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Comment mesurer l'innovation au niveau global ?]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-comment-mesurer-l-innovation-au-niveau-global-113596027.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-comment-mesurer-l-innovation-au-niveau-global-113596027.html</guid>
            <pubDate>Wed, 19 Dec 2012 00:16:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La division propriété intellectuelle du groupe américain d'information Thomson Reuters publie chaque année une étude
    listant les 100 organisations les plus innovantes, les «&nbsp;Top100&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La méthode utilisée est fondée sur les brevets et prend en compte 4 facteurs&nbsp;:</span>
  </p>
  <ul>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">le taux de réussite soit le rapport entre le nombre de dépôts de brevets et de brevets validés dans les 3 dernières
        années,</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">le nombre de brevets déposés dans les 4 marchés majeurs&nbsp;: Europe, Etats-Unis, Japon et Chine,</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">le degré d'influence des brevets mesuré par le nombre de citations de chacun d'eux par d'autres organisations au
        cours des 5 dernières années,</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">le nombre de brevets réellement innovants, c'est-à-dire citant pour la première fois une nouvelle technologie, un
        nouveau médicament, un processus, etc.</span>
      </p>
    </li>
  </ul>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Utilisant une batterie d'indices, Thomson Reuters a déterminé que les 100 organisations les plus innovantes – qui sont
    principalement des grandes entreprises, contribuent plus largement à la croissance de l'économie de leur pays et à la richesse de leurs actionnaires. Elles ont notamment créé près de 125 000
    emplois en un an. Leur valeur boursière a augmentée de 15% en un an, d'octobre à octobre.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On clame sur tous les tons que la France est en retard en innovation, hors elle se retrouve classée troisième avec 13
    organisations dans les Top100, après les Etats-Unis (47) et le Japon (23). Et la France progresse, passant de 11 à 13 en un an. L'Allemagne elle, est dans le fond du classement avec une seule
    organisation (Siemens) en recul par rapport à 2011 (4). La Corée du Sud fait des progrès importants avec 7 organisations contre 4 en 2011. On remarquera l'absence de la Chine qui est maintenant
    le premier déposant de brevets au Monde. Ceci est expliqué parce que les entreprises chinoises visent essentiellement la protection de leurs innovations en Chine même et seulement 6% des brevets
    sont actuellement déposés hors du pays.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les organisations françaises retenues sont&nbsp;: 7 grandes entreprises (Alcatel-Lucent, Arkema, EADS, L'Oréal, Michelin,
    Saint-Gobain et Snecma), 3 organismes de recherche&nbsp;(CEA, CNRS et IFP Energies nouvelles) et Renault, Thales et Valeo qui figurent dans le classement pour la première fois. On retrouve la
    dominance des organismes de recherche étatiques et d'industries relativement matures&nbsp;: aéronautique et automobile, et l'absence de l'informatique et de l'électronique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il y a plusieurs biais évidents dans cette étude&nbsp;: les grands groupes dans le Top100 sont pour les plupart très
    internationalisés. Ils sont seulement identifiés par le pays où leur siège social est situé, ce qui peut n'avoir que peu de rapport avec le ou les pays où sont situés les centres de recherche et
    les établissements en pointe sur l'innovation. Trois exemples&nbsp;: ST Microelectronics a son siège en Suisse, n'y fait pas de R&amp;D et ses principaux centres de recherche sont en France et en
    Italie&nbsp;; Alcatel-Lucent dont le siège est en France, a la majorité de ses chercheurs dans les Bell Labs aux Etats-Unis, en Chine, Irlande, Belgique, Allemagne, Corée du Sud et ….
    France&nbsp;; EADS a des activités de développement essentiellement en Allemagne et en France, à parts a peu près égales.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La méthode utilisée est-elle la bonne&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pourquoi l'Allemagne, premier exportateur mondial et dont l'excédent commercial fait pâlir d'envie de nombreux pays,
    est-elle si mal placée et de plus perd des places dans le Top100 par rapport à 2011 ? Pourtant sa position économique est toujours aussi forte, les entreprises allemandes sont largement réputées
    pour leur garnde capacité d'iinovation et il y en Allemagne autant de grandes entreprises qu'en France.&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Cela
    conduit à penser que la méthode de mesure de l'innovation utilisée par&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Thomson
    Reuters&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">est très imparfaite.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Dans le domaine automobile, Volkswagen et Nissan ne sont pas présentes alors qu'elles sont renommées par leurs capacités
    d'innovation, sans doute bien plus que Renault ou Ford qui elles sont citées dans le Top100.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les 3 organismes de recherche français présents sont peut-être à la pointe dans le dépôt de brevet mais confient à
    d'autres leur exploitation, leur industrialisation et leurs applications. Ce transfert ne paraît guère efficace vu le faible nombre d'entreprises de croissance qui en sont issues. De plus les
    entreprises, surtout en émergence, à qui sont concédés ces brevets sont à la merci de concurrents plus gros qui peuvent attaquer les brevets qu'ils exploitent. Les centres de recherche se gardent
    bien de les défendre et les startups n'ont pas les moyens de le faire, une telle défense coûtant en moyenne 1 million $.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En fait, il apparaît que les brevets deviennent de plus en plus souvent des armes «&nbsp;atomiques&nbsp;» utilisées par
    les grands groupes pour affaiblir et bloquer les concurrents. Les combats récents entre Apple et Samsung en sont témoins. Que Google rachète à prix d'or le portefeuille de brevets de Motorola en
    est un autre.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A l'opposé, la grande majorité des dirigeants de PME et même d'ETI se refusent à déposer des brevets. Leur philosophie
    est que la compétitivité provient d'abord de l'avance technologique et de savoir-faire qu'ils arrivent à maintenir face à leurs concurrents, sans qu'il soit nécessaire de déposer des brevets. Ils
    considèrent que le dépôt de brevet rend visibles à leurs concurrents les domaines et les orientations de leurs développements, facilitent la veille technologique de ces mêmes concurrents et la
    poursuite de développements visant à contourner les brevets.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le brevet unitaire européen</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Un autre facteur spécifiquement européen a longtemps conduit les entreprises à renoncer au dépôt de brevet&nbsp;: afin
    d'obtenir une protection dans tous les états membres de l'UE, le coût moyen était de 36 000&nbsp;€, car il fallait traduire le brevet dans toutes les langues et payer des redevances dans chaque
    pays. Aux Etats-Unis, le coût moyen du dépôt d'un brevet est de 2 000 € et en Chine 600 €&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Après 30 ans d'efforts, les européens viennent enfin de lancer le brevet unitaire, à la majorité relative permise par le
    traité de Lisbonne. Un brevet pourra être publié en une seule langue, français, anglais ou allemand. Adieu les frais de traduction et les redevances à payer dans chaque pays&nbsp;! 25 pays se
    sont mis d'accord, l'Italie et l'Espagne restant en rade, ayant refusé de renoncer à la publication dans leurs langues. Et une seule cour de justice sera compétente pour les litiges.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il paraît que c'est une grande victoire, mais n'est-ce pas un peu tard pour l'industrie européenne&nbsp;? Je suis tenté
    de considérer que les entreprises, surtout les PME et ETI notamment allemandes ont appris à développer leur compétitivité dans le monde entier sans le secours des brevets.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Et je conseillerais à Thomson Reuters d'envisager d'autres éléments pour mesurer l'innovation des entreprises et des
    pays. Le brevet semble un outil qui ne sert plus vraiment à la protection de la propriété industrielle et de l'innovation.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Alors quels éléments utiliser&nbsp;?&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">On pourrait prendre en considération par exemple les budgets R&amp;D des entreprises en absolu et relatifs à leur chiffre d'affaires,
    le nombre de docteurs travaillant en entreprises, le montant des contrats de recherche entre entreprises et organismes spécialisés publics et privés (pour l'Allemagne, Max Planck Inst., Inst.
    Franhaufer, ...), une mesure de la croissance des jeunes pousses comme le chiffre d'affaires global des entreprises de moins de 3 ans et sa progression d'une année à l'autre.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;"><br></span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La nouvelle étoile de la hi-fi, Devialet accélère son développement]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-nouvelle-etoile-de-la-hi-fi-devialet-accelere-son-developpement-112993745.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-nouvelle-etoile-de-la-hi-fi-devialet-accelere-son-developpement-112993745.html</guid>
            <pubDate>Fri, 30 Nov 2012 18:39:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Créée en 2007 à Paris, par Pierre-Emmanuel Calmel et Mathias Moronvalle, tous deux ingénieurs issus des laboratoires de
    recherche de Nortel associés avec trois entrepreneurs passionnés de musique et experts en design et en marketing, Devialet lance son premier produit en 2010, un amplificateur audio aux
    performances inégalées jusqu'à ce jour. Le point de départ est la conception d'une nouvelle technologie d'amplification du son, hybridant l'analogique et le numérique, l'ADH®.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Dès la première année de commercialisation, Devialet a réalisé 1 million € de ventes et prévoit des ventes de 4 millions
    € en 2012, son unique produit, l'amplificateur D-Premier, ayant déjà été vendu à 1&nbsp;300 exemplaires à 11&nbsp;920 € pièce&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La vision des fondateurs est de créer une nouvelle génération de produits audio aux performances exceptionnelles, au
    design innovant et délivrant un excellent rapport performances – prix. Selon le dirigeant de Devialet, Quentin Sannié, la stratégie est d'intégrer la technologie et de proposer la même qualité
    dans un produit à un prix inférieur à 1&nbsp;000&nbsp;€.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pour financer le développement, les fondateurs ont d'abord apporté 500 k€, puis ont réalisé deux levées de fonds
    successives en février et octobre 2010, chacune de 1,1 millions €, auprès de 80 investisseurs individuels, enthousiasmés par le projet et issus de leurs réseaux professionnels.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Afin d'accélérer en 2012, l'équipe de Devialet s'est adressé à de nouveaux investisseurs aux poches plus profondes&nbsp;:
    Marc Simoncini (Meetic), Xavier Niel (Free), Jacques-Antoine Granjon (Ventes privées.com) et Bernard Arnault (LVMH), qui apportent chacun 3 millions €. Les 80 actionnaires historiques apportent
    aussi 3 millions €.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Avec ces 15 millions € levés en novembre 2012, il est prévu de développer un nouveau produit miniaturisé et toujours aux
    performances exceptionnelles d'ici 4 ans et de poursuivre l'expansion commerciale dans le Monde entier. Il y a déjà un réseau de 120 boutiques dans 30 pays et un magasin pilote rue Réaumur à
    Paris. L'ambition est de prendre une part significative du marché mondial qui est, parait-il, de 500 millions d'amplificateurs audio par an …</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On notera au passage que les cartes électroniques du D-Premier sont réalisées par une entreprise d'une centaine de
    salariés située à Vire en Basse-Normandie, Seprolec, qui travaille aussi pour le médical, la défense et l'aéronautique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Depuis les débuts de l'entreprise, les dirigeants ont souhaité rassembler autour d'eux des investisseurs qui soient des
    entrepreneurs et des passionnés et ne pas avoir affaire à des fonds d'investissement. N'est-ce pas à nouveau un signal que dans le domaine de la création et du développement des entreprises, de
    leur financement, il se produit une sorte de désintermédiation ?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les fonds de capital risque qui ont des difficultés pour lever de nouveaux capitaux, en grande partie sans doute du fait
    de <a href="http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-situation-du-capital-investissement-108983926.html">leurs mauvaises performances</a>, laissent de plus en plus la place à des
    investisseurs privés. Ceux-ci se passionnent pour les projets, apportent leurs carnets d'adresse et en définitive, favorisent directement le succès des jeunes pousses dans lesquelles ils
    investissent.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Les levées de fonds dans l'Internet]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-les-levees-de-fonds-dans-l-internet-112826251.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-les-levees-de-fonds-dans-l-internet-112826251.html</guid>
            <pubDate>Sun, 25 Nov 2012 21:18:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Il y un an, l'<a href=
    "http://le.gargaillou.over-blog.net/article-inquietudes-sur-les-levees-de-fonds-et-sur-le-financement-des-pme-87531702.html">AFIC</a>&nbsp;(Association Française des Investisseurs de Croissance)
    s'inquiétait de la baisse des fonds levés par les acteurs du capital investissement. La tendance n'a pas changé. Les banques et les assureurs sortent du marché sous la pression des
    réglementations Bâle III et Solvabilité II&nbsp;; les épargnants se restreignent et font des économies en prévision des notes diverses qu'ils vont recevoir du percepteur.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Alors que font les entrepreneurs ambitieux, notamment ceux de l'Internet qui doivent à tout prix viser une forte
    croissance&nbsp;? En effet, sur Internet, il y a une prime élevée au numéro un et il est difficile d'exister si on ne fait pas la course en tête. Pour trouver les fonds nécessaires à cette
    croissance, ils font feu de tous bois et vont chercher des fonds dans le monde entier. Certains commentateurs prétendent qu'ils vont ailleurs qu'en France parce que les fonds de capital risque et
    de développement français ne pourraient plus suivre. Ce n'est pas aussi simple ….</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L'observatoire des investissements dans l'Internet récemment publié par KPMG qui a étudié les levées de fonds entre
    janvier 2010 et juin 2012, permet d'éclairer en partie la situation.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les sociétés françaises de l'Internet ont levé 830 millions d'euros sur un total de 238 opérations sur cette période de
    18 mois. Les 20 opérations les plus importantes représentent 40% des fonds levés. Le secteur du commerce électronique est le plus dynamique avec 93 levées de fonds (39% du total) et 404 millions
    € soit 49% du total. Suivent les secteurs du service électronique (120 M€), du marketing (100 M€) et du social (94 M€) et le tiercé gagnant est constitué de&nbsp;: Fotolia (120 M€ en mai 2012),
    ShowroomPrive (37 M€), CommentCaMarche (27 M€).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La très forte majorité des montants levés viennent des fonds d'investissement (54%) et d'investisseurs privés (business
    angels) (44%)&nbsp;;&nbsp;les fonds d'entrepreneurs (Kima, Isai, Jaina), les fonds corporate et les fonds à capitaux publics interviennent chacun pour 9%, plusieurs types d'investisseurs pouvant
    être représentés dans une même opération. Et il y a eu seulement 3 introductions en Bourse ...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En fait, les sociétés de l'Internet les plus dynamiques ont des ambitions mondiales. Afin de s'implanter rapidement dans
    une région du Monde, il est particulièrement important de lever des fonds dans la région même. Par exemple Criteo a successivement levé 3 M€ en France, puis 5 M€ aux Etats-Unis (avec Bessemer) et
    dernièrement 30 M€ au Japon (avec Softbank). Criteo a pu ainsi déclencher une visibilité renforcée sur chacun de ces marchés et s'assurer l'aide des investisseurs locaux pour développer
    l'activité. Pour Criteo, la prochaine étape est la Chine, un marché très fermé selon son dirigeant Jean-Baptiste Rudelle. Une nouvelle levée de fonds s'imposera, avec des investisseurs chinois,
    cette fois-ci. Il semble que le fait de se rapprocher avec l'«&nbsp;éco système&nbsp;» local soit plus important que le montant des fonds levés. Bien sûr, les actionnaires des précédentes levées
    doivent accepter d'être dilués, mais c'est le prix à payer pour une développement mondial et une présence significative sur les marchés clefs.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">De même, après plusieurs levées de fonds en Europe, Fotolia a levé 120 M€ en mai 2012, auprès de KKR à New York avec pour
    principal objectif d'accélérer son développement en Amérique du Nord.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Tout ce qu'on peut donc souhaiter à nos jeunes pousses de l'Internet, c'est de franchir les frontières et d'aller au-delà
    des océans pour rencontrer des investisseurs aux poches profondes qui les aideront dans leur développement mondial. Sont-elles toutes prêtes à franchir le pas un jour&nbsp;? Sinon, il leur
    arrivera ce qui s'est produit par exemple pour Price Minister : se faire avaler par un groupe, le japonais Rakuten en l'espèce, ou par un concurrent comme cela a été la cas pour iBazar rachetée
    par eBay en 2001. Dans les deux cas, c'est la disparition à plus ou moins brève échéance.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Lacoste : une famille se déchire et vend à un groupe]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-lacoste-une-famille-se-dechire-et-vend-a-un-groupe-112414658.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-lacoste-une-famille-se-dechire-et-vend-a-un-groupe-112414658.html</guid>
            <pubDate>Tue, 13 Nov 2012 18:04:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Le feuilleton Lacoste vient d'aboutir à sa conclusion&nbsp;: tous les membres de la famille vont céder leurs parts dans
    l'entreprise créée en 1933 par René Lacoste, au groupe suisse Maus Frères. Le prix proposé était vraiment attractif&nbsp;: il valorise l'ensemble des parts à 1,25 milliards €. Difficile de
    résister, quand on sait que le chiffre d'affaires de Lacoste est d'environ 140 millions €.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>La galaxie Lacoste</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">René Lacoste, champion de tennis des années 1920, fit confectionner en 1927 pour son usage, un lot de chemises en coton
    en maille aérée, absorbant la transpiration. En 1933, il s'associe avec André Gillier, dirigeant d'une des plus grandes bonneteries de Troyes fondée en 1825, et créateur de la première marque de
    sous vêtements masculins Jil en 1929, pour lancer cette chemise en «&nbsp;jersey petit piqué&nbsp;» blanc, nommée la «&nbsp;1212&nbsp;» avec son emblème le crocodile.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pour la première fois, un vêtement est commercialisé avec sa marque, le fameux crocodile, brodée à l'extérieur, bien en
    évidence. René Lacoste est à l'origine d'autres inventions destinées au sport qui le passionne&nbsp;: en 1927, une machine à lancer les balles de tennis, en 1961, une raquette en acier qui
    donnera le signal de l'abandon du bois. Cette raquette innovante commercialisée par Wilson gagnera 46 tournois de Grand Chelem de 1966 à 1978&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En parallèle, Lacoste licencie d'autres partenaires&nbsp;: en 1968, une Eau de Toilette pour hommes avec le parfumeur
    Jean Patou, racheté depuis par Procter &amp; Gamble&nbsp;; en 1985, des chaussures de sport avec Pentland&nbsp;; une ligne de maroquinerie avec Samsonite reprise par Devanlay en 2010, des montres
    (Movado), du linge de maison (Zucchi te Uchino), des bijoux (GL Bijoux), des lunettes (Marchon) ….</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Aujourd'hui, un réseau de plus de 1000 boutiques Lacoste et 2000 autres points de vente diffusent les produits de la
    marque dans plus de 110 pays, dont 15% aux Etats Unis, 9% en France, 6% en Chine et 6% en Italie, pour un total des ventes 2011 de 1,6 milliards € … Les vêtements réalisés par Devanlay restent le
    point fort de la marque avec 60% des ventes, Lacoste touchant 8% de royalties sur ces ventes.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Devanlay</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; font-weight: normal;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pierre Levy qui a épousé l'héritière d'une usine de maille, rachète l'usine Devanlay-Recoing dans les années 30, puis
    l'ensemble des Etablissements Gillier en 1961, plusieurs années après le décès d'André Gillier en 1935.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; font-weight: normal;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En 1975, Léon Cligman, gendre de Pierre Levy, reprend la direction de Devanlay alors en difficulté et la redresse, en
    renouant avec les bénéfices trois ans plus tard. En 1996, Devanlay avait un chiffre d'affaires de 300 millions € et un bénéfice de 17 millions €, constitué essentiellement de la marque Lacoste et
    de marques de sous-vêtements (Scandale, Jil, Coup de coeur, Orly). Agé de 77 ans en 1998, Léon Cligman, vend son groupe à Maus Frères pour 440 millions €.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; font-weight: normal;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Aujourd'hui, Devanlay poursuit son développement en France avec 8 sites industriels, plus de 1000 salariés, dans l'Aube,
    la Marne, la Meuse,... et des ventes de 1,4 milliards €, se consacrant depuis 2000, à la confection de tous les articles en maille Lacoste. On notera qu'elle est confrontée à une pénurie de main
    d'oeuvre qualifiée …</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; font-weight: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Maus Frères</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le groupe suisse Maus Frères rachète ainsi en 1998, 90% de Devanlay, 10% étant conservé par Lacoste. Ce groupe fondé en
    1902 par Ernest et Henri Maus et Léon Nordmann avec l'ouverture en 1902 de leur premier supermarché à Lucerne. Les enfants des fondateurs poursuivent le développement dans la distribution en
    créant un réseau de grands magasins, à Bâle, Lausanne, Genève puis, en 1974, un premier hypermarché Jumbo à Dietlikon, dans les années 1980, une chaîne de restaurants Manor et en 1985 avec
    l'ouverture des premiers City-Disc, en 1994, les premiers magasins electroPlus et Jeans &amp; Co, puis en 1995, le premier magasin Athleticum, enfin en 1998, la franchise des magasins de
    mobiliers Fly.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">À partir de 1996, le groupe se développe hors de Suisse avec l'achat des parapharmacies françaises Parashop. Après
    l'acquisition de Devanlay en 1998, Maus Frères rachète en 2003 la marque de sport et d'extérieur Aigle et en 2008, devient l'actionnaire principal de la marque de vêtements suédoise Gant.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Cet empire familial dirigé par Didier Maus, 56 ans, de la quatrième génération, a un chiffre d'affaires global de 4,4
    milliards € (2011) et 22&nbsp;000 salariés.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>La famille Lacoste</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pendant 35 ans, le fils ainé de René Lacoste, Bernard a présidé l'entreprise. En 2005, il démissionne pour raisons de
    santé et décèdera peu après. Son frère Michel lui succède. En 2012, agé de 69 ans, il doit céder sa place et essaye de favoriser sa nièce Béryl, fille de Bernard. Mais c'est sa fille âgée de 36
    ans, Sophie Lacoste-Dournel qui est élue le 24 septembre 2012, par le conseil d'administration, après plusieurs années de conflit avec son père.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">C'est alors que Michel Lacoste décide de céder sa participation de 30,3% dans Lacoste à Maus Frères qui en possède déjà
    35% depuis l'acquisition de Devanlay et qui élargit son offre à l'ensemble de la famille. Michel a préféré confier l'avenir de Lacoste aux suisses plutôt qu'à sa fille qu'il taxe d'incompétence.
    Il a ainsi déclaré à la presse&nbsp;: "ne pas vouloir mettre en péril l'avenir de Lacoste" et qu'une cession était "la meilleure façon de soutenir la marque".</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pendant quelques jours, les autres membres de la famille qui possèdent 28,3% du capital, recherchent un financement qui
    pourrait leur permettre de bénéficier de leur droit de préemption prévu au pacte d'actionnaires et empêcher la prise de contrôle par le groupe suisse. Il y a quelques années, ils avaient pu
    racheté ainsi la part d'Anne et de Christine, deux filles de François (un autre frère), mais au bout de deux ans et demi de procédure...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Cette fois-ci, cela n'a pu fonctionné, la barre a été fixée trop haut par Maus Frères.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ils ont accepté leur offre. Sophie Lacoste-Dournel a expliqué à la presse, que cette décision avait été "très difficile
    et très douloureuse", mais que "c'était la seule qui puisse être prise pour la pérennité de l'entreprise et de ses salariés", ajoutant que "ces actions nous avaient été léguées par nos
    grands-parents, non pas dans un esprit de possession mais de transmission".</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>Comment en est-on arrivé là&nbsp;?</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Clairement, l'adage selon lequel de nombreuses affaires familiales disparaissent à la 3è génération se trouve en quelque
    sorte confirmé&nbsp;: le père crée et développe, les enfants maintiennent et les petits enfants dilapident.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Dans le cas de Lacoste, on pourrait même dire que les enfants ont commencé le travail.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En effet, à la fin des années 1990, Bernard et Michel Lacoste confient à Devanlay la moitié des 1 200 boutiques du
    groupe, situées dans 114 pays. Et en 2010, Michel met un terme à son partenariat avec Samsonite pour la maroquinerie et offre la licence à Devanlay. Lacoste devient de plus en plus dépendent de
    Devanlay qui pèse 70 % du chiffre d'affaires de la marque.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En 2002 puis en 2008, Maus Frères avaient déjà tenté de racheter Lacoste, profitant de luttes entre les héritiers.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Comme toujours, une transmission familiale qui tourne à l'échec est le résultat de nombreuses années d'impréparation et
    de mauvaise gestion des conflits. A l'évidence, dans le cas Lacoste, très tôt, Bernard n'a pas su ou n'a pas pu organisé sa succession. Et il ne fallait surement pas que son frère lui succède.
    Personne, parmi la 3è génération, n'a pu être formé au sein de la famille qui ait les qualités et les capacités pour maintenir les liens, obtenir la confiance de tous, notamment de ceux de la 2è
    génération, et communiquer une vision et une stratégie pour l'avenir.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Cela n'était certainement pas très facile, Lacoste étant une affaire assez particulière dont le savoir-faire est
    essentiellement dans le développement d'une marque et faisant confiance à des licenciés pour fabriquer et diffuser. Mais le cas est fréquent dans le domaine du luxe&nbsp;et de la mode.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il est certain par exemple, que la stratégie initiale d'ouverture de boutiques vendant tous les produits de la marque
    quel que soit le licencié, sous un même toit, était un élément clef de pérennité de l'entreprise, assurant le contact avec les clients finaux et le marketing aval. Le transfert de quelques 600
    boutiques à Devanlay à la fin des années 90 a été un premier signe de divergence loin d'une stratégie de poursuite de l'entreprise à long terme.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On peut s'interroger pourquoi une entreprise familiale suisse dirigée par la 4è génération a su reprendre une pépite
    française à la 2è et 3è génération&nbsp;?</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Le ralentissement inévitable de la croissance économique]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-ralentissement-inevitable-de-la-croissance-economique-111969847.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-ralentissement-inevitable-de-la-croissance-economique-111969847.html</guid>
            <pubDate>Wed, 31 Oct 2012 23:55:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Robert J. Gordon, professeur d'économie à l'université de Northwestern, près de Chicago, et chercheur à l'OFCE (Paris), a
    publié en septembre un «&nbsp;papier&nbsp;» où il s'interroge sur les causes du ralentissement de la croissance aux Etats-Unis. Son analyse remonte aux premiers jours de la première révolution
    industrielle appelée IR1, qui s'est produite à partir de 1750 en Angleterre. Avant cette date, il n'y a eu pendant des siècles, qu'une infime croissance économique. Jusqu'en 1906, R. Gordon
    considère que l'Angleterre a devancé le reste du monde en productivité et donc en revenu par tête. A cette date, les Etats-Unis sont passés devant l'Angleterre et sont restés jusqu'à aujourd’hui,
    le numéro un en terme de revenu par tête.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Et les autres pays ?</span></strong>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On remarque que, bien qu'il n'en fasse pas mention, R. Gordon ne tient pas compte des micro états dont le revenu par tête
    est supérieur ... L'hypothèse implicite de R. Gordon est que le cours de la croissance économique de tous les pays a suivi et va suivre avec plus ou moins de retard le chemin emprunté par
    l'Angleterre d'abord (jusqu'en 1906) et les Etats-Unis ensuite, la référence étant le revenu par tête. On conçoit que les pays émergents, au cours des 20 ou 30 dernières années, ont connu un
    rattrapage à marches forcés, bien sûr facilité par le fait que les découvertes et les inventions des 250 dernières années sont derrière nous et qu'ils ont bénéficié ainsi de progrès de
    productivité très rapides. Il est prévisible que les causes qui ralentissent la croissance des Etats-Unis, vont aussi impacter les autres pays, y compris les émergents, avec plus ou moins de
    retard.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La croissance des années 1300 à 2100</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">R. Gordon nous indique que le revenu annuel par tête ramené à la valeur d'aujourd'hui, a été seulement multiplié par 3 en
    5 siècles de 1300 à 1800, augmentant de 1&nbsp;150&nbsp;$ à 3&nbsp;450&nbsp;€. En 1906, il était de 6&nbsp;350&nbsp;$ en Angleterre et aux Etats-Unis, soit pratiquement un doublement en un
    siècle. La croissance a été ralentie jusqu'à la crise de 1929 puis s'est soudainement accélérée, doublant de 8&nbsp;000&nbsp;€ à 16&nbsp;000&nbsp;€ en 28 ans (de 1929 à 1957) et doublant à
    nouveau à 32&nbsp;000&nbsp;$ en 31 ans, en 1988.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En 2007, l'année de base utilisée par R. Gordon pour sa prospective, le revenu par tête était de 44&nbsp;800&nbsp;$, soit
    une progression de 40% seulement en 19 ans : il y a donc maintenant un ralentissement significatif de la croissance&nbsp;; il prévoit que la croissance jusqu'à 2100, va retomber au niveau du 19è
    siècle soit un doublement en un siècle&nbsp;! Ceci correspond à une croissance moyenne de 0,7% par an. R. Gordon observe que la croissance moyenne a été successivement de 2,33% par an de 1891 à
    1972, puis de 1,38% jusqu'en 1996, de 2,46% de 1996 à 2004 et de 1,33% par an jusqu'en 2012.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-align: center;">
    &nbsp;<img alt="croissance économique de 1300 à 2012" height="307" width="500" class="CtreTexte" src=
    "http://img.over-blog.com/500x307/3/10/21/78/Croissance-economique/croissance-economique-de-1300-a-2012.jpg">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-align: center;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 8pt;">Croissance économique en % par an de 1300 à 2012&nbsp;en Angleterre (bleu) et aux Etats-Unis (rouge)&nbsp;(extrait de
    Policy Insight nº63 - sept 2012)</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les trois révolutions industrielles IR1, IR2 et IR3</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Pourquoi la croissance a t'elle été si rapide au début du XXè siècle&nbsp;? Tout simplement parce que la seconde
    révolution industrielle (IR2) entre 1870 et 1900 connut en peu de temps les inventions qui ont eu le plus d'influence sur l'amélioration des conditions de vie&nbsp;: après le télégraphe inventé
    en 1844, l'éclairage électrique et le moteur à explosion apparurent ensemble en 1879. Pendant cette courte période et avant 1929, le téléphone, le phonographe, la photographie, la radio et les
    films, les ascenseurs et les escaliers mécaniques, les automobiles, les camions et les avions, les autoroutes, les supermarchés, les grands magasins et la vente par correspondance, l'eau
    courante, le chauffage central et les égouts, la chimie, les plastiques et les médicaments, les lave-linges et les réfrigérateurs furent tous inventés ou créés. Ces inventions ont été suivies par
    d'autres comme la télévision, la climatisation qui ont eu leur plein effet avant 1970.&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Mêmes les ordinateurs
    ont eu l'effet le plus marquant au début des années 60, tôt après leur invention,&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">remplaçant le travail
    manuel ou répétitif par des automatismes</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;; par exemple, les opératrices téléphoniques ont rapidement disparu
    et les banques et les compagnies d'assurance ont émis des documents générés par leur informatique. Les premières cartes de crédit ont été introduites dans les années 50.&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">R. Gordon indique que les ordinateurs ont eu surtout pour effet de prolonger la période de croissance rapide générée par IR2 jusqu'au
    début des années 70 et que par la suite, ils auraient empêché que le freinage de la croissance soit plus sévère.</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;IR2 a eu ainsi un impact bien plus fort et durable que IR1.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On constate que la troisième révolution IR3 dont on situe le début autour de 1995 et qui nous a apporté l'Internet, le
    Web, les téléphones portables,... a un impact bien moins important que IR2 sur les augmentations de productivité et donc sur la croissance. Son impact a surtout été de plus courte durée&nbsp;:
    seulement 8 ans à comparer aux 81 ans qu'a duré IR2. Les innovations récentes comme les smart phones ajoutent simplement des fonctions existant sur d'autres outils personnels ...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Un trait commun aux innovations de la révolution IR2, de 1870 à 1970, c'est que la plupart des améliorations ne pouvaient
    arriver qu'une seule fois ; par exemple la température dans les habitations est passée d'une alternance entre un froid glacial l'hiver et une chaleur étouffante l'été, à une température contrôlée
    toute l'année : cette transformation ne peut se produire à nouveau. Après 1970, les innovations sont devenues souvent en quelque sorte des innovations de second tour, dont l'effet sur la
    productivité est bien moindre. Le traitement de texte des ordinateurs personnels n'a fait que remplacer les machines à écrire à mémoire qui avaient déjà très largement simplifié le travail de
    secrétariat.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Que valent les innovations des années 2000 comparées à celles de IR2 ?</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">R. Gordon décrit une expérience illustrant l'importance des inventions de IR2 : deux choix sont proposés, A ou B. Avec A,
    on conserve la technologie de 2002, y compris un ordinateur sous Windows 98 capable d'accéder aux sites marchands, l'eau courante et des wc intérieurs, mais on ne peut utiliser ce qui a été
    inventé après 2002. Avec B, on obtient tout ce qui a été inventé dans les dix dernières années, jusqu'à Facebook, Twitter et l'iPhone ou l'iPad mais il faut porter l'eau jusque chez soi et aller
    à l'extérieur, peut-être sous la pluie ou de nuit, pour accéder aux wc. Quelle option choisit-on ? quelles sont les inventions les plus importantes ?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Qu'en est-il du futur ?</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">R. Gordon rappelle qu'il ne faut jamais sous-estimer le potentiel des innovations, citant le président d'IBM, Thomas
    Watson qui estimait que le marché mondial pour ordinateurs était de 5 systèmes maximum ou Bill Gates qui déclarait qu'une mémoire de&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">640 kilooctets&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">était suffisante pour
    une</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">&nbsp;disquette</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Mais l'innovation est désormais confrontée à 6 facteurs qui en freinent les effets :</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>- la démographie :</strong> la population des retraités augmentant en pourcentage de l'ensemble de la population,
    la proportion des actifs diminue et le nombre d'heures travaillés par tête diminue également, et la production par tête augmente moins vite que la productivité. On notera que les pays européens
    traitent indirectement la question en se focalisant sur la maintenance des retraites par répartition : en repoussant l'âge de la retraite, on augmente la capacité de production grâce à un nombre
    d'heures travaillés plus élevé, et on stimule la croissance. Le lecteur notera qu'en France, une première fois au début des années 80, l'âge de la retraite passant de 65 à 60 ans, a sûrement eu
    un effet de freinage sur la croissance et que le présent gouvernement qui appelle la croissance de ses voeux à toutes les occasions a pris une mesure qui freine la croissance en ramenant la
    retraite à 60 ans pour certains. Au contraire, les Allemands sont en train de passer à une retraite à 67 ans ...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>- la formation :</strong> aux Etats-Unis, il apparait que le niveau moyen de la formation des jeunes se détériore
    depuis plus de 20 ans. Une des causes est l'inflation du coût des études supérieures qui limite de plus en plus l'accès aux catégories les plus pauvres et fait que les autres accumulent des
    dettes qui biaisent leur orientation de carrière. R. Gordon cite également les mauvais scores des élèves américains dans les tests PISA de l'OCDE. Il est évident que le même effet est présent en
    France, notamment en considérant le nombre de jeunes arrivant sur le marché du travail, ayant des difficultés en connaissances de base et sans formation professionnelle, ainsi qu'en observant le
    biais de notre enseignement supérieur du côté des catégories les plus favorisées. La vrai question pour la France est de savoir si la situation s'améliore, devient pire ou est stabilisée. Aux
    Etats-Unis, elle empire et c'est un frein à la croissance.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong>- l'inégalité croissante :</strong> aux Etats-Unis,&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">de 1993 à&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;">2008, la croissance moyenne du
    revenu par foyer a été de 1,3% par an mais pour 99% d'entre eux, la croissance a été de 0,75% par an seulement, les 1% les plus aisés captant la différence de 0,55%. D'où une croissance réelle
    diminuée de 0,55% pour l'immense majorité de la population. En France, en se focalisant sur le maintien du pouvoir d'achat, nos politiciens depuis 20 ans ont su limiter la croissance de
    l'inégalité avec de nombreux outils. On peut donc considérer que ce facteur est quasiment absent ici.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;"><strong>- la globalisation :</strong> R. Gordon prétend que la globalisation, en mettant en concurrence la main d'oeuvre
    bon marché des pays émergents bénéficiant de capacités techniques croissantes avec celle d'un pays avancé comme les Etats Unis agit comme un frein sur la croissance. Il cite la théorie
    d'égalisation du facteur prix de&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Hecksher-Ohlin-</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;">Samuelson. On peut argumenter exactement le contraire en indiquant que, grâce aux produits importés bon marché, le pouvoir d'achat
    des individus et des entreprises augmente induisant une croissance économique. Sur ce point, j'observe que le seul impact vraiment significatif sur la croissance est celui provenant d'une balance
    commerciale en déficit avec les pays émergents causée par l'importation massive de produits venant de ces pays. C'est le cas des Etats-Unis comme de la France. Une balance commerciale en déficit
    induit un appauvrissement du pays importateur donc une perte de croissance du même montant. Si les Etats-Unis et la France réussisaient à équilibrer leurs échanges, ils regagneraient plusieurs
    dixièmes de point de croissance.&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;">Une petite partie de la croissance de l</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;">'Allemagne, du Japon, de la Chine provient&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;">de
    leurs excédents commerciaux.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><strong><span>- énergie et environnement :&nbsp;</span></strong><span>ce facteur est à l'évidence de plus en plus
    important, par les contraintes en termes de coût des ressources et de dégradation de l'environnement. R. Gordon renvoie simplement la balle aux "mauvais", l'Inde et la Chine en l'espèce, qui
    produisent à eux deux maintenant plus de CO2 (10,3 milliards de tonnes en 2010) que les Etats-Unis (5,5 milliards de tonnes mais tout de même 2,3 milliards d'habitants en Chine + Inde contre 350
    millions ...) et, selon lui, ne veulent pas contrôler leurs émissions, puisqu'à la même époque de développement économique, il y a 20 ou 40 ans, les pays avancés ne se souciaient pas d'émissions
    de CO2 ... Il résume cependant assez bien la question en termes économiques : le traitement des questions d'environnement et d'épuisement des ressources représente un compensation de la
    croissance économique passée, en quelque sorte une dette contractée lors des périodes de croissance rapide qu'il va falloir rembourser.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><span><strong>- le poids des dettes</strong> : en 2007, les américains avaient une dette équivalente à 133% de leurs
    revenus annuels ; ils cherchent maintenant à réduire cette dette, à épargner et cela a un impact négatif sur leurs dépenses. Pour l'instant, l'Etat américain ne prend pas vraiment de mesures pour
    réduire sa dette qui est abyssale mais si cela se produisait un jour, il y aurait un impact sur la croissance. En France, la question sur le devant de la scène est la dette publique et la manière
    dont le gouvernement compte la réduire sous la contrainte des marchés.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On reste un peu sur sa faim avec cet ensemble de 6 facteurs freinant la croissance économique. Il y manque notamment
    :</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">- l'intervention des Etats</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Je pense que R. Gordon n'est pas républicain, car il aurait alors à coup sûr indiqué que les gouvernements et états de
    toutes sortes freinent la croissance économique par leurs interventions, par la mauvaise utilisation des fonds collectés via les impôts. Il est avéré que la création d'un emploi public détruit
    plus d'un emploi privé et que les emplois privés sont seuls producteurs de valeur et générateurs de croissance économique au sein des entreprises. Dans ce domaine, la France a un handicap très
    important et les efforts de réduction des emplois publics doivent être poursuivis.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">- le commerce international</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Un autre élément qui a joué un rôle très favorable depuis la deuxième guerre mondiale est la libéralisation du commerce
    international et la baisse des droits de douane de toutes sortes. De même, pendant toute la période de 1300 à 1750, on a pu constater que la liberté de commercer et une diminution des droits de
    douane, octroi et autres taxes sur la circulation des biens ont conduit à une croissance économique significative. Les efforts de l'OMC doivent être poursuivis et que les négociations soient
    figées depuis plusieurs années, n'a pas aidé la croissance économique mondiale.</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La situation des entreprises familiales]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-situation-des-entreprises-familiales-111872644.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-situation-des-entreprises-familiales-111872644.html</guid>
            <pubDate>Mon, 29 Oct 2012 22:06:00 +0100</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Pricewaterhouse Coopers (PwC) et&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">l'association FBN France&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">viennent de réaliser
    une enquête sur les entreprises familiales françaises en interrogeant 270 dirigeants. Membre du réseau international de 25 associations du Family Business Network (FBN), FBN France fédère les
    membres familiaux d’entreprises dont le capital est contrôlé par la même famille depuis au moins deux générations ; elle accompagne aussi les familles qui préparent leur première transmission ;
    sa mission est de favoriser le succès et la pérennité des entreprises familiales.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En résumant la définition de la Commission Européenne, sont désignées comme familiales les entreprises contrôlées par un
    ou plusieurs membres d'une famille, qu'ils soient de la première génération ou des suivantes. En France, elles représentent 83% des entreprises (60% en Europe).</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En préambule, on notera que les seules indications sur la population des dirigeants interrogés, sont que le chiffre
    d'affaires de leur entreprise est compris entre 10 millions € et 1,5 milliards €, qu'ils sont de la 1re à la 4e génération</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">et dans toutes les régions de France et dans tous les secteurs. Aucune autre information n'est fournie tendant à déterminer le
    caractère représentatif de l'échantillon. On peut penser que les personnes interrogées sont des membres de FBN France, mais ce n'est pas certain.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les résultats devront donc être interprétés avec prudence et plutôt en termes qualitatifs, en tant qu'indicateurs de
    tendance.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Une croissance supérieure à la moyenne, tirée par l'international</span></strong>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">60 % des dirigeants interrogés confirment une croissance</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">supérieure à 5 % de leur chiffre d’affaires 2011 par rapport à 2010, 33 % d'entre eux, une croissance supérieure à 10 % et 7%
    supérieure à 25%. Les deux facteurs dominants pour les entreprises de croissance sont la présence à l'international et la taille (supérieure à 50 millions €). On ne s'en étonnera pas ! Il existe
    bien sûr un « cercle vertueux » : à partir d'une certaine taille sur son marché, une entreprise a la capacité d'investir en développement international, elle aborde alors un potentiel beaucoup
    plus large qui se retrouve dans une croissance plus dynamique.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le caractère ambitieux et dynamique de l'échantillon des dirigeants interrogés se confirme par le fait que 57 % d’entre
    eux annoncent une stratégie de croissance et d’expansion pour 2012, en hausse par rapport à 2011 (53%).</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il y a 20 ou 30 ans, on constatait que la présence à l'international se résumait souvent par une activité en Europe et
    dans les pays francophones, en Afrique en particulier. Cette situation a considérablement évolué : 51% des répondants sont en Asie et 39% en Amérique du Nord. A l'évidence, la « grande
    exportation » se développe.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Une relation privilégiée avec les banques</span></strong>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il est tout à fait remarquable que plus des 3/4 des dirigeants interrogés considèrent leurs&nbsp;<span>banques comme de
    véritables&nbsp;</span><span>partenaires qui savent s’adapter à leurs besoins et y répondre rapidement et&nbsp;</span><span>efficacement, capables de les accompagner dans le développement de leur
    entreprises. Il semble que cette relation de&nbsp;</span><span>confiance se soit bâtie au fil des années, parfois depuis plusieurs générations..</span></span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il est aussi certain que ces entreprises présentent un risque faible pour les banques.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Et l'autofinancement ?</span></strong>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les auteurs de l'étude décernent un étrange satisfecit aux entreprises, en prétendant qu'elles affichent un taux
    important de réinvestissement des bénéfices.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les chiffres en parlent autrement : 57% des répondants ont réinvesti de 1 à 10% des bénéfices sur les deux derniers
    exercices. Ce qui signifie en fait qu'entre 90 et 99% des bénéfices ont été versés en dividendes pour les actionnaires. Et seuls 17% des répondants ont réinvesti 25% ou plus des bénéfices. Aucune
    information n'est donnée sur les entreprises qui auraient réinvesti 50% ou même 100% de leurs bénéfices.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On est loin du comportement des entreprises de forte croissance, les fameuses gazelles, qui devraient réinvestir la
    totalité de leurs bénéfices pour financer leur développement, la récompense venant pour les actionnaires au moment de la mise en bourse ou du rachat de leurs parts.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Contrairement à ce que prétendent les auteurs, même les entreprises familiales, supposées les mieux gérées et ayant une
    stratégie de long terme, s'autofinancent peu en France. Il en résulte qu'elles manquent de fonds propres !</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ce qu'il en ressort, ce que nous savons par d'autres études, c'est que les entreprises françaises même familiales ont une
    rentabilité faible et des bénéfices limités, ce qui les oblige à les utiliser en grande partie pour rémunérer les actionnaires et à avoir recours au financement bancaire pour leur développement.
    Voilà en corollaire, l'explication du « message d'amour » envoyé aux banques.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Une volonté de transmission familiale</span></strong>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les répondants appartiennent pour 36% à la 1ère génération, 26% à la 2è et 38% au-delà. 58 % des dirigeants de 1re
    génération ont déclaré vouloir transmettre à la génération suivante. Ce taux apparaît très élevé et s'explique certainement parce qu'il s'agit sans doute de membres de FBN France qui adhèrent à
    l'Association justement pour qu'elle les aide à transmettre à leurs enfants.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il me semble par contre symptomatique du tissu des entreprises françaises que les entreprises de 3è génération et au-delà
    soient minoritaires : il témoigne de la difficulté en France de transmettre au delà de 1, 2 ou 3 générations.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Il est certain qu'un effort est fait pour impliquer la nouvelle génération dans l'entreprise et la préparer à prendre les
    rênes. C'est ce qu'on répondu 53% des dirigeants.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Toutefois 1/4 d'entre eux sont prêts à considérer ou ont déjà recours à un DG externe pour se donner du temps et
    identifier le repreneur au sein de la famille.</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Alors se pose la question du financement de la transmission : le pacte Dutreil institué seulement en 2003, est cité comme
    étant un élément important. Il permet en effet de réduire de 75% la valeur pour le calcul des droits de mutation, de l'entreprise donnée aux héritiers, à condition que ces derniers s'engagent à
    conserver les titres. Mais on sait pas vraiment si il est largement utilisé. Il semble cependant que le pacte Dutreil soit insuffisant pour la transmission des grosses PME et ETI
    familiales.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; font-size: medium; margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Favoriser la transmission familiale est un chantier encore inachevé et pourtant stratégique pour la pérennité des
    entreprises et de l'emploi.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-decoration: none;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="font-family: 'Times New Roman', serif; margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span id="mce_marker">&nbsp;</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La haute performance électrique sans compromis : Tesla Motors]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-haute-performance-electrique-sans-compromis-tesla-111254205.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-haute-performance-electrique-sans-compromis-tesla-111254205.html</guid>
            <pubDate>Sun, 14 Oct 2012 20:28:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Tesla Motors, Inc. a été créée en plein coeur de la Silicon Valley californienne, à Palo Alto, le 1er juillet 2003, par
    un groupe d'ingénieurs désireux de prouver qu'une voiture électrique peut être dotée de hautes performances. Aujourd'hui, plus de 2 300 Roadsters – son premier modèle lancé en 2008, ont été
    vendus dans 37 pays au prix unitaire de 100&nbsp;000&nbsp;$.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le Roadster, qui ne ment pas son nom, présente des performances exceptionnelles&nbsp;: il atteint le 100 km/h départ
    arrêté en 3,7 secondes ce qui est aussi rapide que le coupé Ferrari California 30 ou la Porsche 911 Turbo&nbsp;! Sa vitesse maximale est d'environ 200 km/heure&nbsp;; son autonomie selon les
    normes américaines de l'EPA est de 394 km avec une seule charge de batterie. Tesla a conçu un système de charge rapide qui procure une demi charge de batterie en 30 minutes, le temps de prendre
    un petit casse-croute avant de repartir.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La transmission est extrêmement simple, en prise directe avec une seule vitesse grâce à un moteur bénéficiant d'un couple
    élevé à basse vitesse. Ce moteur est un moteur alternatif triphasé qui peut supporter un courant de 900 ampères sous 375 V et délivrer une puissance de pointe de 288 chevaux. A la vitesse
    maximale du roadster, il tourne à 14 000 tours/mn. La marche arrière est obtenue en inversant le sens de rotation du moteur.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-align: center;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;<img src="http://img.over-blog.com/300x98/3/10/21/78/AboutHeader.jpg" class="CtreTexte" width="300" height="98" alt=
    "Le roadster Tesla"></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span id="mce_marker">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Un nouveau modèle a été lancé en 2012&nbsp;avec les
    premières livraisons en juin : la berline S avec une batterie de 40, 60 ou 85 kWh, une autonomie de 257 à 426 km, une garantie de 8 ans sur la batterie et un prix de 49&nbsp;900 à
    97&nbsp;900&nbsp;$ selon les modèles (comprenant le bonus de 7&nbsp;500&nbsp;$ octroyé par l'Etat américain). Tesla espère livrer 5&nbsp;000 berlines S d'ici la fin 2012.</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Un prototype du modèle X 4x4 a été présenté début 2012, dont les premières livraisons sont prévues pour 2014.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>La stratégie</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Il apparaît que la stratégie de Tesla est de :</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">1) nouer des partenariats industriels pour minimiser les investissements de production et amortir les développements en
    matière de motorisation électrique sur de plus grande séries.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">C'est Lotus en Angleterre qui assemble le châssis, la carrosserie et l'intérieur du Roadster qui est terminé en
    Californie avec l'ensemble batterie – moteur – transmission – contrôle électronique. L'usine de Sotira 35 à Saint-Méloir-des Ondes près de Saint Malo fournit les pièces de carrosserie.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Tesla a signé des partenariats avec Toyota et Daimler et fournit ainsi la motorisation électrique des Smarts et des
    Mercedes Class A. Un accord de 2010 avec Toyota prévoit la fourniture de la motorisation électrique du RAV4</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le partenariat avec Daimler a été couplé à une prise de participation dans Tesla Motors de 10%, en 2009.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">2) développer un réseau propre pour la commercialisation des voitures et pour la recharge rapide des batteries.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">A ce jour, aux Etats-Unis, Tesla a ouvert 18 agences dont 4 en Californie et 10 centres de service&nbsp;; il y a 13
    agences en Europe et 7 centres de service et 2 agences en Asie et 2 au Canada. L'agence française est située 41 avenue Kléber à Paris. D'autres ouvertures sont en projet pour compléter ce
    réseau.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le 24 septembre 2012, Tesla a annoncé l'ouverture de 6 stations de recharge en Californie, nommées
    «&nbsp;Supercharger&nbsp;». Ces stations ont une capacité de charge de 100kW, soit par exemple recharger complétement la batterie de 40kWh d'une berline S en 24 minutes. Elles sont alimentées par
    des panneaux solaires, ce qui rend possible un fonctionnement à énergie positive, où elles délivreraient plus d'électricité au réseau qu'elles n'en consomment tout en alimentant les voitures qui
    s'y arrêtent. C'est au moins ce qu'annonce Tesla pour répliquer à ceux qui prétendent que les voitures électriques ne font que transférer les besoins en énergie aux centrales thermiques au gaz ou
    au charbon et n'abaissent pas vraiment les émissions de CO2.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le projet est de mettre en place des Superchargers sur tout le territoire américain en 2013.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">3) progressivement élargir la clientèle potentielle avec des modèles plus abordables&nbsp;;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Elon Musk, cofondateur et président de Tesla, – il est aussi le cofondateur de X.com devenue Paypal et de Space X, a
    annoncé la stratégie de Tesla en 2006&nbsp;: réaliser d'abord une voiture haute performance alors que le coût de la technologie développée par Tesla est encore élevé car à peine sortie des
    laboratoires de R&amp;D et parce que les volumes de production sont encore faibles. La clientèle, comme on pouvait l'espérer, s'est ruée sur cette voiture relativement chère. Elon Musk prévoyait
    déjà la berline S ainsi qu'un modèle encore plus économique à venir ensuite.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les efforts de développement de Tesla portent avant tout sur l'industrialisation et l'amélioration de la technologie de
    motorisation électrique, visant des coûts en baisse et de meilleures performances. C'est ainsi que la production des 2 500 Roadsters de première génération a cessé en janvier 2012. Il ne semble
    pas que Tesla projette de relancer la production des Roadsters à court ou même à moyen terme. C'était donc vraiment un produit d'appel, pour faire connaître la société et sa technologie, en même
    temps que les efforts de développement étaient poursuivis. On peut pronostiquer que les Roadsters vont devenir des objets de collection de valeur ...</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Les finances</strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong><br></strong></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Aujourd'hui Tesla Motors n'est pas encore profitable et a déjà «&nbsp;grillé&nbsp;» plus de 556 millions $ en frais de
    développement et de marketing au 30 juin 2012. A cette date, il y avait encore 210,6 million $ en réserve.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Avec la montée en volume de la production des berlines S, Tesla prévoit d'atteindre le point d'équilibre fin 2012 et
    devrait commencer à gagner de l'argent en 2013.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Tesla a mené plusieurs tours de table financiers auprès d'investisseurs privés comme les co-fondateurs de Google, Sergey
    Brin et Larry Page et l'ancien président d'eBay, Jeff Skoll et des fonds d'investissement, avant d'être introduite en Bourse en 2010, alors qu'elle ne gagnait pas encore d'argent.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ce qui est un peu inhabituel dans le domaine «&nbsp;mature&nbsp;» de la construction automobile&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Tesla est vraiment une affaire à suivre, qui tirera sûrement,&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">à l'avenir,</span><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&nbsp;face aux constructeurs
    traditionnels,&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">un grand avantage</span> <span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">de ne pas avoir une activité en déclin, celle des voitures à moteur thermique.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[Le développement de Geodis bridé à l'international]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-developpement-de-geodis-bride-a-l-international-110699429.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-le-developpement-de-geodis-bride-a-l-international-110699429.html</guid>
            <pubDate>Sat, 29 Sep 2012 23:24:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La SNCF sait que l'environnement des transports va devenir de plus en plus concurrentiel en France où elle réalise près
    de 80% de son chiffre d'affaires. Elle s'attache donc à améliorer sa compétitivité en France, avec l'aide bienveillante de l'Etat qui finance le TGV, des régions qui achètent pour elle des rames
    de TER, des entreprises qui la subventionnent par le versement transport et en s'adossant à une dette de près de 16 milliards € (*), qu'on peut considérer comme garantie de manière illimitée par
    l'Etat français.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Mais la SNCF n'a pas les ressources nécessaires pour développer et financer ses filiales et même les manager comme des
    entreprises normales. On a vu comment elle a laissé SeaFrance péricliter jusqu'à la liquidation, comment elle a fait reprendre Sernam par sa filiale Geodis, alors qu'elle l'avait
    vendue&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">en mauvais état</span> <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">aux
    cadres dirigeants en 2005 ; cette reprise a permis d'éviter un drame de l'emploi, mais a fragilisé Geodis au passage.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Sa filiale de ferroutage Novatrans était en grandes difficultés avec des pertes de 18 millions € en 2011 et 13 millions €
    en 2010, sur des ventes respectives de 87 millions € et 80 millions €, et des capitaux propres négatifs de – 15,7 millions € au 31 décembre 2011&nbsp;! Faute d'une recapitalisation d'urgence,
    elle allait à la liquidation. Le groupe Charles André vient de lui apporter la solution cette semaine, en proposant la reprise de 110 salariés sur un total de 257 ; les autres iront grossir les
    effectifs de la SNCF … Voilà une reprise dont on ne va sans doute pas beaucoup parler&nbsp;: encore une filiale d'un groupe public qui partait à la dérive, sauvée par un groupe
    privé&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ce qui est plus grave, c'est que la SNCF n'a pas la possibilité de permettre à un de ses plus beaux fleurons&nbsp;:
    Geodis, de se développer à l'international en logistique et en transport de frêt, alors que le marché français et européen devient plus difficile, notamment avec la concurrence d'Euro Cargo Rail
    (filiale de Deutsche Bahn) et d'Eurotunnel. En effet, selon Les Echos, cet été, Geodis ambitionnait de racheter Phoenix International, basée dans l'Illinois, pour 500 millions $. Cette entreprise
    de 2000 salariés et 800 millions $ aurait permis à Geodis d'accentuer sa présence en Amérique du Nord. La seule solution possible était de financer par de la dette, ce qui n'a pu passer compte
    tenu de l'énorme endettement du groupe. Un concurrent américain de Geodis, C.H. Robinson a donc racheté Phoenix.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Naturellement, personne ne songe à privatiser, même partiellement, la SNCF. Pourquoi&nbsp;? On peut se le demander, en
    partie certainement à cause d'un manque de courage politique. Il faudrait d'abord la transformer en société anonyme, puis ouvrir le capital peut–être à hauteur de 15% comme on l'a fait pour EDF.
    Cela permettrait au groupe de se financer autrement que par de la dette, de se développer à l'international, d'utiliser son savoir-faire sur des marchés en croissance, et finalement mieux
    contribuer à la richesse nationale. Je suis prêt à parier que les politiques qui oseront le faire ne sont pas encore nés.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">(*) dettes financières de 15,839 milliards € tiré des comptes 2011 publiés sur le site ; différent des chiffres publiés
    par la presse (8,3 milliards €) : pourquoi ?</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On notera au passage que la dette de RFF (à qui la dette de la SNCF a été transférée en 1997) à fin 2011 est de 28,6
    milliards € et augmente de 1 à 2 milliards € par an. La SNCF a donc réussi à se reconstituer une dette de près de 16 milliards en 15 ans !&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">Voilà de belles bombes à retardement qui vont&nbsp;</span><span style=
    "font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">un jour&nbsp;</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">sauter à la figure de qui
    ?&nbsp;</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
                  <item>
            <title><![CDATA[La compétitivité des nations]]></title>
            <link>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-competitivite-des-nations-110554370.html</link>
            <guid>http://le.gargaillou.over-blog.net/article-la-competitivite-des-nations-110554370.html</guid>
            <pubDate>Tue, 25 Sep 2012 21:26:00 +0200</pubDate>
            <description><![CDATA[
            <div class="ob-section ob-section-html"><p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 13px;">L'organisateur du forum bien connu de Davos, le World Economic Forum, vient de publier la version 2012 de son étude
    annuelle sur la compétitivité des nations. Cette étude est réalisée chaque année en collaboration avec de nombreuses universités, écoles et centres de recherche comme HEC, LSE (London School of
    Economics), Bocconi (Italie), IESE (Espagne), Tianjin (Chine), etc... ce qui garantit sans doute que les données et les résultats soient d'une bonne fiabilité. Curieusement, aucun organisme
    américain n'est cité parmi les partenaires de cette étude en 2012.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Ces études sont une mine d'informations sur les forces et les faiblesses des nations, et sûrement une ressource pour les
    entreprises projetant de se développer internationalement.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le classement des nations</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Cette année les dix premières sont dans l'ordre&nbsp;: Suisse, Singapour, Finlande, Suède, Pays-Bas, Allemagne,
    Etats-Unis, Royaume-Uni, Hong-Kong et Japon.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La France se classe au 21è rang derrière notamment le Danemark (12), la Norvège (15), l'Autriche (16) et la Belgique
    (17). Sept pays de l'UE sont ainsi présents parmi les 20 premiers. Les micro-pays tirent remarquablement bien leur épingle du jeu&nbsp;avec Singapour nº2, Hong Kong nº9 et Quatar 11ème.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les autres pays européens se retrouvent plus loin avec&nbsp;: Luxembourg (22), Irlande (27), Estonie (34), Spain (36),
    Tchèquie (39), Pologne (41), Italie (42), Malte (47), Portugal (49), Slovénie (56), Chypre (58) Slovaquie (71), et la Grèce (96) en lanterne rouge, ce qui n'étonnera personne&nbsp;! Cette étude
    confirme la grande disparité de compétitivité existant entre les pays de la zone euro. On peut bien sûr argumenter sur la méthodologie et les résultats, notamment sur la façon dont les différents
    critères de compétitivité sont pondérés les uns par rapport aux autres. Mais vu la qualité des contributeurs à ces études, il doit y avoir beaucoup de vrai dans ce qu'elles
    obtiennent.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La Chine qui fait office d'épouvantail sur la scène économique mondiale est toujours au 29è rang, en progression de 5
    places seulement depuis 2007. Ceci tendrait à démontrer que la croissance si chère à nos politiques n'est pas liée à la compétitivité&nbsp;: les économies européennes en croissance faible depuis
    des années se classent toujours largement devant les 5 BRICS, Brésil (48), Russie (67), Inde (59), Chine et Afrique du Sud (52) dont les taux de croissance sont bien supérieurs.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Dans la mesure où la méthodologie est maintenue année après année, il est certainement encore plus significatif
    d'examiner les évolutions depuis 5 ans (avec les données disponibles sur le site du forum).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Examinons d'abord les pays de la zone euro puis les autres de l'Union Européenne :</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-align: center;">
    &nbsp;<img alt="zone€" height="241" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x241/3/10/21/78/Competitivite/zone-.jpg">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le tableau ci-dessus montre que, pour certains pays de la zone euro, l'évolution est défavorable et leur compétitivité
    baisse par rapport aux autres. Que la Grèce et dans une moindre mesure l'Espagne et le Portugal perdent en compétitivité, ne surprendra personne. Mais d'autres pays qui ne font pas parler
    d'eux&nbsp;: la Slovaquie, la Slovénie et même l'Estonie sont en perte de vitesse. Seule Malte monte de manière marquante dans le classement. Les autres pays conservent à peu près leurs positions
    (variations de classement ≤ ±5).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L'on parle beaucoup du contrôle du déficit public, de la dette excessive que les Etats de la zone doivent contrôler. On
    évoque de plus en plus le projet de contrôler les budgets. Mais ne devrions-nous pas examiner aussi la compétitivité des économies, les unes par rapport aux autres&nbsp;et leurs évolutions ? Le
    budget de la l'UE entretient depuis des années des programmes de soutien des régions aux économies les moins florissantes. Est-ce bien efficace&nbsp;? On peut en douter.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-align: center;">
    &nbsp;<img alt="autres UE" height="192" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x192/3/10/21/78/Competitivite/autres-UE.jpg">
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On voit notamment que les pays de l'Europe de l'Est suivent des voies divergentes&nbsp;: la Pologne est nettement sur la
    meilleure pente, sa proximité de l'Allemagne et des pays du Nord lui étant certainement favorable, alors que la Tchéquie, initialement en avance sur ses voisines, perd du terrain, la Roumanie est
    en stagnation à un faible niveau, la Hongrie est sur la mauvaise pente, la Bulgarie est elle sur la bonne voie avec un long chemin à parcourir et les trois pays baltes ont des difficultés.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A l'opposé, les pays du Centre et du Nord de l'Europe, apparaissent plus que jamais comme un pôle de super-compétitivité,
    le Centre-Sud (France, Belgique, Autriche) constituant un étage intermédiaire face au Sud et à l'Est&nbsp;! Contrairement à ce qu'on en entend sur tous les tons, l'Europe n'est pas en déclin : il
    y a seulement un découplage entre les pays de tête et les autres, certains comme la France ayant de gros efforts à faire pour rejoindre la tête.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La France</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">La France a perdu 3 places entre 2011 et 2012. C'est en grande partie à cause d'une baisse de la confiance dans les
    institutions (-4 places) et dans le secteur financier (-13 places). Le point fort reste l'infrastructure en transport, énergie et communications qui est l'une des meilleures du monde (4è).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">L'enseignement supérieur, l'apprentissage et la formation continue sont seulement 27è. Les autres points forts sont
    l'adoption par les entreprises des nouvelles technologies permettant des progrès de productivité (14è) et l'innovation (17è).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le manque de flexibilité du marché du travail, les médiocres relations entre employés et employeurs (111è) et les
    systèmes d'imposition aux effets pervers (128è) sont perçus comme affectant le plus la compétitivité de la France. Le lecteur notera qu'il n'est pas question du coût du travail !</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le reste du monde et les BRICS</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">On constate que les Etats-Unis perdent des places, en particulier, selon l'étude, à cause de la mauvaise opinion des
    milieux d'affaires envers les institutions et la classe politique et la crainte d'une mauvaise utilisation des fonds publics. Le manque de stabilité macroéconomique reste la plus grande faiblesse
    du pays (111è).</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm; text-align: center;">
    &nbsp;<img alt="BRICS" height="208" width="300" class="CtreTexte" src="http://img.over-blog.com/300x208/3/10/21/78/Competitivite/BRICS.jpg">&nbsp; &nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Le pays qui paraît progresser le plus rapidement est le Brésil, gagnant 24 places en 5 ans. A l'évidence, pour un chef
    d'entreprise contemplant la carte du Monde et se demandant vers quel pays porter ses efforts d'investissement, le Brésil est très attirant, avec cependant encore de grands progrès à faire&nbsp;:
    faible confiance dans la classe politique, faible efficacité des administrations, trop de règlementations, complexité des procédures pour créer une entreprise, effets pervers des impôts. Mais
    c'est le 7ème marché au Monde.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">Les 12 piliers de la compétitivité</span></strong>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">A partir de nombreux travaux d'économistes depuis des dizaines d'année, l'index de compétitivité globale des études a été
    déterminé comme une moyenne pondérée de 12 facteurs :</span>
  </p>
  <ol>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">qualité des institutions, efficacité de leur fonctionnement, attitudes des gouvernements envers les marchés,
        indépendance du système judiciaire&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">infrastructure efficace et largement implantée&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">stabilité de l'environnement macroéconomique, niveau de la dette publique et des déficits, des taux d'intérêt, de
        l'inflation&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">santé publique et qualité du système d'enseignement primaire&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">qualité de l'enseignement supérieur, de l'apprentissage et de la formation continue&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">efficience des marchés de produits et services, niveau de concurrence et des interventions étatiques&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">efficience et flexibilité du marché du travail</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">degré de développement des marchés financiers, qualité du secteur bancaire&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">rapidité et capacité d'adoption des nouvelles technologies, amélioration de productivité&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">taille du marché, permettant des économies d'échelle&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">degré de sophistication de l'environnement des affaires, profondeur des réseaux, qualité des stratégies d'entreprise
        et de leur fonctionnement&nbsp;;</span>
      </p>
    </li>
    <li>
      <p style="margin-bottom: 0mm;">
        <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">innovations techniques et non techniques (savoir-faire, conditions de travail, …)</span>
      </p>
    </li>
  </ol>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0mm;">
    <span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;">En regardant ce qui se produit autour de nous depuis quelques mois et en le mettant en perspective avec les 12 piliers de
    la compétitivité, il y a ample matière à s'inquiéter de l'évolution de l'environnement économique. Sur quels piliers y a t'il eu des progrès&nbsp;? Ne constate-t'on pas qu'il y a un plus grand
    nombre de piliers en régression&nbsp;?</span>
  </p></div>
    ]]></description>
                          <dc:creator><![CDATA[Le Gargaillou]]></dc:creator>
                    </item>
            </channel>
</rss>