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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 21:24

L'objectif annoncé de la taxe carbone est de modifier les comportements des particuliers et des entreprises en vue de réduire les émissions de CO2.


Après plusieurs semaines de chahut médiatique sur le sujet qui ont eu surtout pour effet d'irriter nombre de Français sur la perspective d'une nouvelle taxe, les éléments essentiels de ce programme ont été annoncés par le Président de la République ; est-ce que cela signifie que la décision a été prise et que nos députés et sénateurs n'ont plus qu'à s'incliner ?


Mais point plus important, personne ne semble vraiment s'interroger sur la probabilité que ce programme soit efficace.


J'ai interrogé sur ce point une de mes connaissances suédoises et vu sa réponse, il est permis d'en douter. Selon elle, la taxe carbone mise en place en Suède il y a près de 20 ans n'a pas eu d'effet réel. Ce sont en fait les autres programmes mis en place dans le pays qui ont conduit à la baisse de production de CO2.


Le chèque vert proposé va conduire les bénéficaires à augmenter leurs dépenses de consommation au sens le plus large, sans incitation particulière de réduire la production de CO2. Il serait bien plus efficace de favoriser tout investissement ou dépense qui tenderait à réduire la taxe carbone : amélioration de la performance énergétique des batiments et habitations, incitations à acheter des véhicules de faible consommation, installations durables de production d’électricité, etc…L’effet « punitif » de la taxe serait conjugué à un effet incitatif qui, l’expérience le montre, est beaucoup puissant et rapide que l’effet d’une nouvelle taxe.


Nous vivons avec un taux élevé de taxe carbone depuis des décennies (la TIPP). Cela n’a pas empêché les Français d’acheter des voitures et de parcourir des milliers de km par an. Le seul effet certain est que les constructeurs automobiles se sont attachés à améliorer les consommations des voitures qu’ils vendent sur la même période. Par contre le système de bonus-malus a eu un effet immédiat et radical sur le mix des voitures vendues ces derniers mois.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 12:48

Sourd aux protestations, le maire de Paris poursuit dans sa folie de faire construire un nouveau stade Jean Bouin pour son ami Max Guazzini, président du Stade Français.
 

On peut espérer que l'enquête publique en cours à la Mairie du 16è jusqu'au 9 octobre 2009 et la manifestation prévue le 18/10/2009 vont faire dérailler ce projet dément.
 

A l'heure où les contribuables parisiens viennent de recevoir leur note d'impôt foncier en augmentation de 28,6% sur un an et de 57% en 5 ans, cela leur fait sûrement plaisir que 200 millions d'€ de leurs impôts soient consacrés à ce gâchis de l'argent public.


Depuis 1999, le Stade de France est sous-utilisé et maintenu à grand frais. Il n'a pas d'équipe de sport résidente, sans doute à cause du tarif trop élevé qui serait imposé à une équipe souhaitant s'y installer. Pourquoi ne pas envisager que le PSG quitte le Parc des Princes pour le Stade de France : cela lui donnerait la possibilité d'augmenter ses ressources et de mieux concurrencer les autres grands clubs nationaux et européens. Marseille et bientôt Lyon disposeront d'un stade plus grand que le Parc de Princes. Bien sûr, dans un premier temps, la redevance du Stade de France ne devrait pas dépasser celle du Parc des Princes. Alors le Stade Français pourrait aller au Parc des Princes et du même coup plus que quadrupler la capacité de son stade alors que le projet croupion du maire de Paris ne prévoit qu'un doublement, évidemment insuffisant, de la capacité d'accueil de son stade.


A ceci s'ajouterait l'avantage incomparable de rendre vraiment Jean Bouin aux scolaires et aux membres amateurs de sport qui sont actuellement fortement perturbés par la présence du rugby, des conflits survenant fréquemment sur l'utilisation du stade. 


Avec les 200 millions d'euros ainsi économisés, l'on imagine ce que Paris pourrait consacrer à la construction de crèches supplémentaires et d'équipements sportifs véritablement utiles aux parisiens.

 

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 19:31

Au salon automobile de Francfort, la plupart des constructeurs annoncent cette semaine des voitures électriques qui utilisent toutes la technologie du lithium-ion. Cette technologie permet d'améliorer l'autonomie des véhicules jusqu'à 200 km, avec une capacité de recharge rapide et une durée de vie des batteries de 15 à 20 ans. Tout semble s'organiser pour que cela soit la solution pour la voiture électrique de demain.

 

Une difficulté majeure qui ne semble préoccuper personne – du moins officiellement, est que le lithium est un métal rare. Ses réserves mondiales sont estimées à 11 millions de tonnes (selon US Geological Survey jan 2008) et elles se trouvent essentiellement dans les lacs salés des Amériques, les « salars », le plus important étant le Salar de Uyuni en Bolivie qui contiendrait 1/3 des réserves mondiales de lithium. Combiné avec d'autres lacs, la Bolivie détiendrait environ 50% au moins des réserves mondiales. Ces mines n'ont pas été mises en production et la Bolivie négocie déjà avec agressivité l'octroi de droits d'exploitation, demandant notamment l'implantation d'usines de batteries. Ceci indique avec une quasi-certitude que le coût du lithium va augmenter d'une manière très significative, avec de plus un risque politique non négligeable.

 

Un voiture moyenne devrait embarquer environ 20kg de lithium pour avoir une autonomie et une puissance suffisante (de l'ordre de 25kWh). Un calcul rapide démontre que l'on pourrait équiper 350 millions de voitures en utilisant la totalité des réserves mondiales de lithium compte non tenu des autres utilisations du lithium. L'on nous explique que le lithium peut être recyclé ; mais il n'en demeure pas moins que le parc mondial en circulation sera au maximum de 350 millions de voitures. On notera cependant que le recyclage des piles et batteries au lithium n'en est qu'à ses balbutiements. Et au fur et à mesure que les batteries seront recyclées, il y aura des pertes et le parc potentiel diminuera. Et ceci n'inclut pas bien sûr le lithium utilisé par les équipements électroniques portables (téléphones, baladeurs, ordinateurs, etc...) et d'autres applications.
La production actuelle de 122 000 tonnes est destinée aux 3/4 à ces autres applications : lubrifiant, verrerie, céramique, pharmacie, électrolyse de l'aluminium et alliage avec l'aluminium. 

 

Même si les batteries sont optimisées dans les années à venir, le parc maximum n'augmentera que de peu pour satisfaire la demande mondiale.

 

Cette technologie ne peut être la solution pour la voiture électrique de l'avenir !

 

Il apparaît d'ailleurs que les grands acteurs s'en inquiètent, notamment le ministère français de la recherche qui serait en conflit avec le Directeur du BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière) sur l'efficacité de sa recherche de nouvelles mines de lithium.

 

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 14:58
La Banque de France vient de publier son enquête de conjoncture sur le mois d'août 2009 en prévoyant que le produit intérieur brut de la France progressera de 0,3% au 3è trimestre. Dans les circonstances actuelles, il sera intéressant de vérifier la qualité de cette prévision, l'INSEE s'étant elle largement trompée sur sa prévision du 2è trimestre ( voir http://le.gargaillou.over-blog.net/article-35098595.html ). Si cette prévision s'avérait correcte, ce serait un signal positif indiquant que le fonds de la récession a bien été atteint.

Toujours selon cette note, le progrès viendrait des activités de service notamment le conseil, la publicité et l'informatique, l'activité industrielle ne progressant pas malgré une amélioration des carnets de commande.

On regrettera que cette note ne donne aucune indication sur l'évolution des exportations qui est sans doute un facteur essentiel de rebond ; il l'a été en tous cas sur le 2è trimestre.

On peut bien sûr recueillir cette note sur le site www.banquedefrance.fr 
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 20:35

Lors de sa récente université d'été, le parti socialiste a relancé la question du cumul des mandats électoraux.


Il apparaît que nos élus tiennent autant à ce cumul en grande partie à cause de l'invraisemblable superposition des structures qu'ils ont eux-mêmes contribués à empiler au cours des 10, 50 dernières années sans jamais en supprimer une seule. Il serait donc bon que le cumul soit traité avec la réforme des collectivités locales en cours actuellement.


Pour mémoire nous avons toujours plus de 30000 communes avec chacune au minimum 9 conseillers municipaux, les départements et l'Etat qui datent de la Révolution plus communautés de communes et d'agglomération, pays, cantons, régions et Europe ! Dans ces conditions, le pouvoir local de décision est dilué, les projets sont réalisés avec des financements de multiples provenances, et au surplus, il y a inflation de personnel.


Le cumul se justifie alors, rien que pour faire avancer les dossiers et exercer un certain poids dans les différentes assemblées.


Si cet empilement était simplifié, il y aurait moins de "postes", chacun d'eux aurait plus d'importance et le non-cumul serait plus acceptable et accepté.


Prenons par exemple la réduction du nombre de communes : chacune d'elle deviendrait plus importante, le cumul maire + député étant plus difficile à assumer et donc à justifier.

On pourrait imaginer dès maintenant que le cumul député+ maire de grande ville ne soit pas possible.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 19:46

Quelques destinations que j'ai appréciées :

  • Col de la Pare à partir de la cabane du Parpaillon :

    2h de montée facile, à l'arrivée vue plongeante sur la vallée de l'Ubaye, 1500m plus bas, panorama vers le massif du Mt Pelat et des Séolanes.
     

  • Petit col du Talon à partir de la route du Col de la Cayolle :

    3h de montée régulière (GR56) bien aménagée sauf l'arrivée qui est plus raide, nombreux chamois; variante à partir des Longs (2km avant Bayasse); possibilité de continuer jusqu'au sommet du Cimet (1h30).
     

  • Lac Noir à partir du Villard (au-dessus du Lauzet) :

    3h de montée dont la seconde partie raide dans le mélézin avant le Lac de la Cabane (sec sauf après de fortes pluies); la montée peut être raccourcie (une heure en moins) en prenant le sentier à mi-hauteur à partir de la route forestière; le Lac du Milieu dans un nid de verdure, est atteint 30mn après le Lac de la Cabane; le Lac Noir au-dessus des derniers arbres, est plus sauvage; vue étendue dans l'axe de la vallée de l'Ubaye jusqu'à la Tête de Ciguret; possibilité de poursuivre jusqu'au sommet de Dormillouse (1h30).
     

  • Les Eaux Tortes à partir de l'Abbaye du Laverq :

    3h de montée d'abord en pente douce le long de la Blanche, puis plus rapide sous les mélèzes, les arbres vous accompagnant jusqu'aux Eaux Tortes à 2300m, la vallée bénéficiant d'un micro-climat humide qui permet à la végétation de se maintenir très haut en altitude.

     

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 16:54

Un enquête récente de BVA-Les Echos-France Info-BPI a déterminé que 60% des Français ne soutenaient pas l'initiative d'un grand emprunt pour financer les investissements d'avenir.

 

L'erreur a été très probablement d'annoncer le lancement de cet emprunt alors qu'aucun projet précis n'a été présenté au préalable qui justifie cet emprunt. La liste énoncée par Nicolas Sarkozy ressemble plutôt à ce qui résulterait d'un « brain storming » avant toute analyse et sélection. Puis une fois le postulat d'un emprunt posé, un comité a été désigné pour déterminer quel serait sa destination. La porte est donc grande ouverte aux politiciens de tout poil pour leur permettre de faire avancer les projets qu'ils considèrent comme importants, notamment en vue des prochaines échéances électorales.

 

Ensuite les Français s'interrogent : faut-il faire confiance aux politiques, aux hauts fonctionnaires et aux comités de rencontre pour déterminer quels sont les investissements qui sont vraiment porteurs d'avenir ? Sur quels critères seront-ils choisis ? Et en cas d'erreur, aura-t'on le courage de renoncer à ceux qui s'avèrent sans issue ? Sans aucun doute les milliers d'entrepreneurs qui investissent leur propres deniers sur des produits et des marchés qu'ils connaissent, avec l'aide d'investisseurs apportant leurs carnets d'adresses et leur expertise de la gestion ne sont-ils pas les mieux placés ? Le rôle de l'Etat ne devrait-il pas être seulement de faciliter ces initiatives et de réguler leur environnement ?

 

Chacun se rappelle que, par le passé, l'Etat s'est avéré incapable d'investir dans les industries d'avenir de manière efficace et compétitive. Il n'a pu créé une industrie informatique et du logiciel. Plus récemment, malgré quelques velléités, les industries du solaire et de l'éolien n'ont pas décollé, en grande partie freinées par le lobby nucléaire et de l'EDF. En quoi serait-il maintenant capable de faire les bons choix d'investissements ? Qu'y-a-t'il de changé ?

 

Enfin, cette idée d'emprunt tombe vraiment mal à un moment où la Cour des Comptes s'inquiète de la dégradation sans précédent des comptes publics et où les promesses de redressement des finances publiques sont moins tenues que jamais. Les Français savent que cet emprunt devra être remboursé par les contribuables via les impôts que tout un chacun sera amené à payer.

 

Plus grave, l'emprunt siphonnera l'épargne disponible des particuliers au détriment d'autres projets tels que le développement des PME et des jeunes pousses. Ce développement seul vrai créateur d'emplois et de valeur a toujours eu une meilleure efficacité que les investissements de l'Etat. La redistribution dont des conseillers comme Monsieur Henri Guaino prônent les mérites s'avère en fait un mauvais calcul. Il en résultera une croissance plus faible de l'économie et de la richesse du pays. De manière paradoxale, l'emprunt contribuera à un résultat inverse de ce qu'il est supposé obtenir : ralentir la croissance et non l'accélérer.

 

 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 17:25
L'INSEE avait prévu que le PIB serait en baisse au 2ème trimestre 2009 alors qu'il est ressorti en hausse de 0,3%, pourquoi ?

Il apparait que l'erreur provient des exportations qui ont augmenté plus que prévu alors que l'évolution des importations est resté modérée.

Il est tout à fait compréhensible que l'INSEE ne puisse prévoir actuellement avec précision l'évolution des exportations : il a été constaté pendant plusieurs mois un destockage dans les réseaux de distribution des exportateurs français à l'étranger ; maintenant sur certains marchés, les réseaux se trouvent à court de produits disponibles, le rebond peut alors être très brutal, d'autant plus que tous les acteurs essayent de minimiser les stocks afin d'éviter d'avoir affaire aux banques pour les financer. 

Les capacités de production étant à un niveau bas d'utilisation, l'industrie française doit avoir actuellement la capacité de livrer très rapidement de nouvelles commandes, ce qui maintient les carnets de commande à niveau bas et rend les prévisions difficiles.
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 16:58

(*) D'après Juvénal, poète romain satyrique "panem et circenses"

Le stade Jean Bouin est un haut-lieu du sport où de très nombreux athlètes se sont entraînés, où Jules Ladoumègue a battu plusieurs records du monde, où, en 1985, à 22 ans, Sergueï Bubka a franchi pour la première fois les six mètres au saut à la perche.
 

Plus de 3000 sportifs membres de Paris Jean-Bouin y pratiquent leur sport favori, de l'athlétisme au tennis, du hockey sur gazon à l'escrime et bien d'autres encore et 6 établissements scolaires publics soit environ 2.700 élèves par semaine bénéficient de ses installations.
 

La mairie de Paris a pour projet de remplacer l'essentiel de ces installations par un stade dédié au sport-spectacle avec 20 000 personnes assises (plus les usagers de la TV) regardant 30 joueurs professionnels se disputer un ballon ovale. Il s'agit bien là de développer les « jeux de cirque » pour une population dont il est reconnu qu'elle est affectée d'un manque d'activité physique. On va pénaliser plus de 5 000 franciliens pour lesquels la pratique régulière d'un sport est en quelque sorte un « pain » essentiel au profit du spectacle, des paillettes et du plaisir. Ce projet est une véritable atteinte à la santé publique.
 

Ce projet a pour but de plaire à Monsieur Max Guazzini, président du Stade Français et ami de longue date de Monsieur Bertrand Delanoé, maire de Paris. Le Stade Charléty modernisé à grands frais par la Mairie de Paris il y a quelques années et sous-utilisé pour les compétitions (2 meetings d'athlétisme par an) ne peut convenir, parait-il, car soit ses vestiaires ne sont pas adéquats soit il y a trop de vent latéral. C'est aussi parce que les bureaux du Stade Français sont trop loin …
 

Le Stade de France qui n'a toujours pas d'équipe résidente dix ans après sa construction et dont le déficit est comblé avec l'argent des contribuables, ne convient pas non plus. Pourtant il a été démontré que, pour les grandes occasions tels que les rencontres Stade Français - Toulouse, ses 80 000 places étaient nécessaires. Alors un nouveau stade Jean Bouin de 20 000 places sera souvent insuffisant comme l'est le stade actuel de 10 000 places ; ce que la Mairie de Paris aura offert à M. Guazzini ne lui conviendra pas et il continuera d'aller au Stade de France si cela lui plait.

 

Le Parc des Princes également sous-utilisé par le PSG (un match tous les 10 jours en haute saison) pourrait être facilement converti alternativement pour le rugby et le foot-ball. Ce stade étant lui aussi détenu par la Ville de Paris, on ne voit pas ce qui empêcherait cette dernière d'imposer cette solution au concessionaire actuel.

 

La solution de remplacement des installations supprimées (stade de hockey, piste et aires d'athlétisme, vestiaires, tennis, ...) est de transformer l'aire centrale du champ de course d'Auteuil : non contente de considérer cette partie inviolée du Bois de Boulogne comme disponible alors qu'il s'agit d'un espace vert protégé qui fait tant défaut à Paris, la Mairie veut faire croire qu'il s'agira d'installations équivalentes. C'est de la désinformation flagrante : il ne pourra y avoir de compétition sur ces terrains (pas de tribunes), elles seront indisponibles lors des courses de chevaux soit 45 jours par an et elles ne pourront être utilisées le soir faute d'éclairage.

Les dégâts collatéraux seront non moins nombreux : nuisances supplémentaires dans un quartier déjà surchargé (Parc des Princes, Roland Garros) avec notamment une desserte insuffisante par transports en commun et une pénurie de places de parking, défiguration d'un quartier des années 1930 comprenant notamment la maison de Le Corbusier candidate à l'inscription au patrimoine mondial de l'UNESCO, destruction de 65 arbres centenaires.
 

La Mairie de Paris compte consacrer à ce projet plus de 150 millions d'euros en fonds propres, c'est-à-dire directement payés par nos impôts !
 

 Il faut stopper de toutes forces ce projet scandaleux fruit du clientélisme de nos politiciens, faisant un très mauvais usage de l'argent public et injurieux pour tous les franciliens attachés à la pratique régulière d'un sport.

 

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 17:19

Le plus étrange dans le chahut médiatique orchestré actuellement sur l'établissement d'une taxe carbone, est qu'il existe depuis longtemps une taxe carbone en France : elle s'appelle la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). Bien sûr, elle a une application limitée mais son effet structurant sur le long terme a conduit les constructeurs automobiles à concevoir des voitures consommant moins de carburant. La comparaison avec les Etats-Unis est absolument évidente : là-bas un carburant bon marché a conduit les constructeurs à négliger la facteur consommation dans la conception des véhicules.

On notera au passage qu'il n'a jamais été question de moduler la TIPP en fonction des revenus des consommateurs de carburant.

La Suède a mis en place une taxe carbone depuis de nombreuses années. Cela n'a pas rendu l'économie suédoise moins compétitive, bien au contraire. De même, la TIPP n'a pas empêché l'industrie automobile française de poursuivre son développement et de rester compétitive. En revanche, l'industrie automobile américaine est en pleine banqueroute, pour n'avoir pas su s'adapter à un monde où l'énergie n'est plus tout à fait bon marché.

La mise en place de la taxe carbone n'est-elle pas une chance à saisir pour changer les comportements et faciliter une évolution vertueuse vers moins de consommation d'énergie ?

Afin de modifier durablement les comportements, il convient de déterminer un montant suffisamment élevé tel que les 32€ par tonne de CO2 évoqués actuellement. Nos politiciens font en ce moment  assaut de démagogie en affichant leur crainte que ce montant élevé n'affecte le pouvoir d'achat des plus pauvres. Mais il importe dans un souci d'efficacité que la taxe puisse affecter les comportements de tous, consommateurs, entreprises et administrations. En parallèle, l'Etat pourrait élargir les aides qui existent déjà afin de permettre à tous d'améliorer leur habitat, et de remplacer les équipements énergivores par d'autres ayant une meilleure efficacité énergétique. Si nécessaire, ces aides pourraient être plus importantes pour les acteurs ayant les revenus les plus faibles. Ces aides vertueuses contriburaient elles aussi à réduire le montant de la taxe à payer par ceux qui les recevraient. Ce qui en définitive est bien l'objectif de cette taxe.
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