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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 12:02

Lors du forum de Davos en janvier 2010, le Centre de recherche en politique et droit de l'environnement de l'université de Yale associé au Réseau international d'information en science de la terre de l'université de Columbia, a publié la version 2010 de son indice EPI qui est sensé évaluer l'efficacité des efforts de protection de l'environnement de 163 pays. Cet indice dont c'est la troisième édition après 2006 et 2008, est composé de 25 indicateurs dont les émissions de CO2 ou le taux de déforestation.

 

Le tableau ci-dessous reproduit les 20 premiers pays apparaissant dans les trois classements :


EPI 2006

1 Nelle Zélande 88.0

2 Suède 87.8

3 Finlande 87.0

4 Tchéquie 86.0

5 Royaume Uni 85.6

6 Autriche 85.2

7 Danemark 84.2

8 Canada 84.0

9 Malaisie 83.3

10 Irlande 83.3

11 Portugal 82.9

12 France 82.5

13 Islande 82.1

14 Japon 81.9

15 Costa Rica 81.6

16 Suisse 81.4

17 Colombie 80.4

18 Norvège 80.2

19 Grèce 80.2

20 Australie 80.1

EPI 2008

1 Suisse 95.5

2 Suède 93.1

3 Norvège 93.1

4 Finlande 91.4

5 Costa Rica 90.5

6 Autriche 89.4

7 Nelle Zélande 88.9

8 Lettonie 88.8

9 Colombie 88.3

10 France 87.8

11 Islande 87.6

12 Canada 86.6

13 Allemagne 86.3

14 Royaume Uni 86.3

15 Slovénie 86.3

16 Lithuanie 86.2

17 Slovaquie 86.0

18 Portugal 85.8

19 Estonie 85.2

20 Croatie 84.6

EPI 2010

1 Islande 93.5

2 Suisse 89.1

3 Costa Rica 86.4

4 Suède 86.0

5 Norvège 81.1

6 Ile Maurice 80.6

7 France 78.2

8 Autriche 78.1

9 Cuba 78.1

10 Colombie 76.8

11 Malte 76.3

12 Finlande 74.7

13 Slovaquie 74.5

14 Royaume Uni 74.2

15 Nelle Zélande 73.4

16 Chili 73.3

17 Allemagne 73.2

18 Italie 73.1

19 Portugal 73.0

20 Japon 72.5

 

Le communiqué qui accompagne la publication de l'indice 2010 indique que les chercheurs ont utilisé les meilleurs données possibles provenant d'organisations internationales telles que la Banque Mondiale, la FAO, l'UNICEF ou l'OMS et des groupes de recherche comme le World Resource Institute ou l'Université de Colombie britannique. Mais il fait état des grandes difficultés rencontrées, notamment en raison du manque de cohérence entre les méthodes utilisées dans les différents pays, des difficultés de vérification des données fournies par les gouvernements eux-mêmes et de l'absence d'enregistrement de séries de données en fonction du temps et avec des méthodes constantes. Les auteurs avouent humblement que leur travail est un chantier permanent, susceptible d'améliorations considérables.

 

Cependant, malgré l'instabilité des données et de la méthode, les indices 2006, 2008 et 2010 permettent certaines observations : quelques pays apparaissent régulièrement aux premières loges. C'est le cas de la Suède et de l'Autriche. En général, les pays européens sont bien placés. On peut se demander pourquoi la France progresse régulièrement de la 12è à la 10è puis à la 7è. A l'inverse, pourquoi la Nouvelle Zélande passe-t-elle de la 1ère place à la 15è ?

Par contre, les Etats-Unis se placent au 61è rang en 2010 !

On ne sera pas étonné de trouver la Chine à la 121è place (EPI=49.0) et l'Inde à la 123è (EPI=48.3)

 

Si la qualité de cet indice s'améliore, sa renommée se développera au sein de la communauté internationale et cela amènera les gouvernements à le prendre en considération. Le passage à une publication annuelle conduirait à coup sûr à renforcer sa notoriété. On peut souhaiter à cet indice un bel avenir et de devenir aussi connu et remarqué que les classements de l'université Jiao Tong de Shanghai, du Financial Times ou de Business Week. Alors, il pourra espérer avoir une influence sur les politiques publiques et engendrer une saine émulation entre pays.

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