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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 21:25

ECM Technologies a levé 10 millions € en juin, pour se lancer vers de nouveaux développements avec l'aide des fonds d'investissement Siparex, BPIFrance (4,4 M€ chacun), Innovafonds et Capida.

Jusqu'à maintenant spécialisée dans la construction de fours industriels de traitement thermique, son dirigeant Laurent Pelissier souhaite poursuivre son développement en concevant et installant des usines clefs-en-main.

 

ECM Technologies est leader mondial dans le domaine de la cémentation basse pression, une technique qui permet de durcir fortement les aciers en surface et sur une profondeur déterminée. Son procédé breveté Infracarb® lancé en 1992, met en œuvre des injections alternées à haute température de gaz acétylène C2H2 et d'un gaz neutre l'azote, combinant des phases d'enrichissement en carbone et de diffusion. Le métal est ensuite refroidi par trempe à l'huile ou au gaz pour obtenir la dureté à cœur et en surface souhaitée.

Ce procédé de cémentation basse pression a pris la place de la cémentation traditionnelle sous atmosphère car il permet un bien meilleur contrôle de la qualité, des performances et des tolérances. De plus les rejets de CO2 et d’autres produits nocifs sont considérablement réduits.

75% des installations de cémentation basse pression dans le monde ont été fournies par ECM Technologies. Les principaux marchés sont l'automobile et l'aéronautique.

 

ECM Technologies est aussi présente dans les fours de cristallisation du silicium pour le photovoltaïque et vient de lancer une filiale, ECM Greentech, qui propose des usines clefs-en-main et intégrées de fabrication de panneaux solaires.

 

L'histoire d'ECM Technologies remonte à 1924 quand Ugine Aciers s'est lancée dans les fours à traitement thermique avec la création d'Ugine Infra devenue InfraFours en 1964 qui a développé le premier four sous vide, suivi dans les années 80, par les premiers essais de cémentation basse pression et de trempe à gaz. En parallèle, Physitherm créée en 1983, développe avec Photowatt un four pour réaliser des lingots polycristallins de silicium destinés aux panneaux solaires.

 

Philippe Pélissier, après la reprise de la société ECM spécialisée dans la fabrication de systèmes de positionnement et de soudage, rachète InfraFours en 1984 et Physitherm en 1992. En 1988, son fils Laurent, ingénieur de l'ECAM de Lyon, participe aux travaux de recherche sur la cémentation. Suite à des difficultés avec les autres membres de la famille, il quitte l'entreprise et revient en 2009 pour en prendre la direction.

 

Le développement international

 

La stratégie internationale de la société s'appuie sur des filiales de service à Kenosha (Wisconsin) créée en 1998, à Pékin en 2005, au Kazakhstan en 2013 et en Inde. L'ensemble des équipements est fabriqué à Grenoble et 90% des 60 millions € de chiffre d'affaires de 2013 est réalisé à l'exportation.

La croissance de l'activité est actuellement d'environ 20% par an ! Les relais de croissance sont recherchés dans l'ingéniérie des fabriques de panneaux solaires, ce qui semble une bonne voie de croissance à moyen terme, un domaine où la société parait avoir développé un savoir-faire remarquable.

Comme pour beaucoup de belles histoires d'entreprise, j'invite mes lecteurs à suivre cette ETI pleine de potentiel et semble t'il dans de bonnes mains avec le père et le fils Pélissier.

 

 

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Published by Le Gargaillou - dans Entreprises
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