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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 22:41

Un vent nouveau, que certains qualifient de frénésie, souffle sur l'enseignement supérieur mondial : les MOOC, Massive Open Online Courses ou « cours en ligne ouverts et massifs (CLOM) » ou « cours en ligne ouverts à tous (CLOT) ». Partis des Etats Unis, lancés par Stanford en 2011, rejoints par Harvard et MIT début 2012 qui fondent ensemble edX (1), les MOOC sont maintenant proposés partout dans le Monde. C'est en quelque sorte université 2.0.

 

L'Europe est à la traine et c'est seulement depuis quelques mois que les acteurs français sont rentrés dans le jeu. Les premiers à se lancer début 2013, dans l'univers francophone ont été Polytechnique de Lauzanne (EPFL), l'Université de Genève et l'X. Dans un mouvement bien français, le gouvernement mené par la Ministre de l'Enseignement Supérieur supporte le groupement FUN France Université Numérique qui rassemble Sciences Po, le CNAM et des universités parisiennes ou bordelaises qui a ouvert ses premiers cours en janvier 2014. La ministre a promis une subvention supplémentaire de 8 millions €

 

Des jeunes pousses se sont engouffrées pour profiter de cette opportunité en proposant des plate-formes pour les cours en ligne, des outils et offrant même de formater et de développer du contenu pour les universités et les professeurs qui leur confient leurs cours. A présent, il semble que les jeunes pousses américaines comme Coursera, Edura, udacity ont pris elles aussi une longueur d'avance. EdX a adopté un positionnement particulier en ayant développé sa plate-forme en logiciel libre accessible à tous, que FUN utilise.

 

Il est certain que de nombreuses institutions proposent des cours publics en ligne depuis longtemps, en France notamment le CNED, le CNAM, le Collège de France. Avec les MOOC, on change de dimension que cela soit en nombre d'inscrits ou en positionnement. En effet les MOOC se présentent explicitement comme des équivalents des cours universitaires proposant un programme complet, des exercices et une évaluation en ligne. Les auditeurs des cours, les étudiants eux-mêmes s’auto-évaluent et évaluent les autres étudiants, un processus appelé « peer evaluation ».

 

(1) outre Harvard et MIT, les membres d'edX comprennent : UC Berkeley, U of Texas, Australian National U., Boston U., TU Delft, U. of Queensland, Berkley college of music, Caltech, Columbia, Cornell, Dartmouth, Davidson, EPFL, ETH Zürich, Georgetown U., Hong Kong U. of Science et Tech., IIT Bombay, Karolinska Inst., Kyoto U., McGill, Peking U., Rice, Seoul National U., TU München, Tsinghua U., U. catholique Louvain, et bien d'autres, mais aucun établissement français

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Published by Le Gargaillou - dans Points de vue
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commentaires

Poubekou 01/04/2014 13:24

C'est amusant, l'article ne répond pas à la question posée dans le titre. Il faudrait voir le taux de réussite, et notamment le taux de participation finale, ainsi que l'adéquation entre les motivations des participants aux MOOCs et les autres acteurs. En gros, si je suis un MOOC dans telle matière, sera-t-il valorisé ?

dominique thesmar 05/03/2014 17:45

hello Michel, as-tu lu "Average is over:powering America", d'un certain Tyler Cowen ?
amitiés
dominique