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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 20:26

Entre le début de l'année et le 2 août 2017, l'humanité a consommé toutes les ressources que la Terre peut produire de manière durable en une année, selon le Global Footprint Network – GFN ; après le 2 août, afin de nous nourrir, nous déplacer et nous chauffer, les écosystèmes vont être surexploités et leur régénération va être compromise. Le Global Footprint Network - GFN, un institut de recherches international établi à Oakland (Californie) évalue ainsi chaque année l'"Earth Overshoot Day" - le jour de dépassement de la Terre : actuellement, la consommation de l'humanité dépasse de 70% les ressources renouvelables, épuisant en quelque sorte le capital au lieu de vivre seulement des revenus de ce capital. A partir de plus de 15 000 données des Nations unies, le GFN compare chaque année l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec la capacité de notre planète à reconstituer ses réserves et à absorber les gaz à effet de serre.

Le GFN illustre cet état de fait en déclarant que nous vivons comme si nous avions à notre disposition 1,7 fois la Terre. Il est clair que ceci ne peut durer éternellement : quand le capital des ressources disponibles sera épuisé, il n'y aura plus rien à consommer.

 

Selon les calculs de GFN, l'épuisement des ressources a commencé en 1970 – auparavant, la consommation globale était inférieure au montant des ressources renouvelables, et cet épuisement s'est poursuivi de plus en plus rapidement. Le graphique ci-dessous montre cette progression. Depuis 7-8 ans, on constate cependant un ralentissement

 

Selon les calculs de GFN, l'épuisement des ressources a commencé en 1970 – auparavant, la consommation globale était inférieure aux montant des ressources renouvelables, et cet épuisement s'est poursuivi de plus en plus rapidement. Le graphique ci-dessous montre cette progression. Depuis 7-8 ans, on constate cependant un ralentissement

 

 

 

 

 

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 15:03

En lançant la Prius en 1997, Toyota s'est faite le champion des voitures hybrides. Cette initiative particulièrement heureuse, est pour beaucoup dans l'adoption croissante des voitures électriques. On observera que la voiture hybride ne nécessite aucune infrastructure particulière d'alimentation électrique, ce qui a bien sûr facilité sa diffusion dans de nombreux pays.

 

Depuis une petite dizaine d'années, Siemens s'est faite de son côté le champion des camions hybrides, en proposant un concept adapté aux besoins élevés en puissance et en couple des poids lourds. Ce projet en démonstration depuis 2010 sous le nom de eHighway, a été partiellement financé par le ministère allemand de l'Environnement dans le cadre du programme ENUBA. Il s'agit d'un système analogue aux trolleybus avec des caténaires installées 5 mètres au-dessus des routes et des pantographes spéciaux montés sur le toit des camions. Ces pantographes alimentent directement le moteur électrique du camion qui peut ainsi rouler jusqu'à 90 km/h. Quand le camion quitte la voie électrifiée, l'alimentation du moteur bascule sur un moteur diesel couplé à un générateur électrique.

 

Ce concept a d'abord été testé sur la piste de Groß Dollin dans le Brandebourg avec des camions Scania et des chercheurs de l'université de Dresde. Puis des essais routiers sur 2 km, ont été lancés en juin 2016, en Suède sous l'impulsion du Trafikverket, l'agence suédoise des transports. La Suède a pour objectif de convertir le transport routier en un système sans moteur thermique d'ici 2030. Simultanément, Siemens a démarré une démonstration de son système hybride en Californie du Sud avec Volvo, sa filiale Mack Trucks et le SCAQMD (South Coast Air Quality Management District), dans le voisinage des ports de Long Beach et de Los Angeles, à Carson, sur un parcours de un mile (1,6 km). L'objectif ici est de valider un système zero-émission sur un parcours de 30 km entre les ports et le centre logistique où la pollution due au trafic des poids lourds est très intense.

 

Et tout récemment, le land de Hesse a confié à Siemens la réalisation de l'électrification de 10 km d'autoroute entre l'aéroport de Francfort et l'échangeur autoroutier de Darmstadt. Le projet est piloté par Hessen Mobil, l'autorité du transport du land, dans le cadre du programme ELISA (Electrified, innovative heavy freight transport on autobahns) du ministère allemand de l'Environnement. Le système devrait être opérationnel fin 2018 ; également en projet pour 2018, l'électrification de 6 km d'autoroute près de Lübeck, dans le land de Schleswig-Holstein.

 

Est-ce bien le système de l'avenir pour le transport routier ?

 

Le ministère allemand paraît convaincu par ce système – peut-être aidé par un lobbying efficace de la part de Siemens, il serait plus performant qu'un ensemble alimenté en hydrogène... L'efficacité entre la source d'électricité et la puissance délivrée au mouvement du camion serait de 80-85%, plus de 2 fois supérieure à celle du moteur diesel.

Mais est-ce bien le sujet du débat ?

 

D'une part, comme pour tout système de mobilité électrique, la question essentielle est celle du mode de production de l'électricité : si il s'agit de centrales au gaz ou, pire au charbon, il n'y a pas de zero-émission. Il en est de même pour l'hydrogène : est-elle produite par reformage du gaz naturel avec production de CO2, comme c'est le cas en grande majorité actuellement ? Ou par électrolyse de l'eau, alimentée par des éoliennes ou des panneaux solaires, ce qui serait optimal non seulement en termes d'émissions mais aussi en termes de stockage de l'énergie quand la demande en électricité est faible.

D'autre part, et c'est là probablement le point le plus faible du système eHighway : il nécessite la construction d'une infrastructure de caténaires sur les axes autoroutiers et routiers. Qui en prendra en charge la construction ? Outre le coût de l'investissement, il sera nécessaire de mettre en place un système de mesure et de facturation de la consommation électrique de chaque camion ; il faudra bien sûr s'accorder sur un standard d'alimentation électrique permettant aux camions de traverser les frontières …

 

On peut vraiment douter que ce soit la technologie de l'avenir pour aboutir à un transport de marchandises avec zero-émission ; à l'évidence, tant que les camions seront configurés en hybride avec un moteur diesel, le zero-émission ne sera pas possible.

Manifestement, l'hydrogène a plus d'avenir ...

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 21:13

Notre « modèle » d’enseignement supérieur et de recherche est-il le bon ? Ne faudrait-il pas envisager des évolutions ...

 

Un exemple à suivre ?

 

Une université américaine que je connais bien puisque j’en suis diplômé : Northwestern, présente des caractéristiques et des résultats qui montrent une voie à suivre.

 

C’est une université de taille moyenne avec 21 000 étudiants et 3344 enseignants, située à Evanston sur les bords du Lac Michigan, à la lisière de Chicago ; en plein Midwest, au sein de l’Amérique profonde, loin de la Silicon Valley et des universités élitistes de la côte est. Elle a été fondée en 1851. Université privée, elle est financée par les « tuitions » (frais d'inscription) des étudiants eux-mêmes et par les dons des diplômés, de ses partenaires et mécènes. Elle ne dépend pas de l'argent public.

Elle a lancé un nouveau plan stratégique et une campagne de levée de fonds en 2011. L’objectif de levée de fonds de 3,75 milliards $ est déjà atteint à 85 %.

 

Les résultats sont là : en 2017, elle est classée 22ème à Shanghaï et 20ème en ingénierie, soit devant toutes les universités françaises.

 

Un autre exemple : l'université du Wisconsin (UW)

 

Non loin de Chicago, à Madison, capitale de l'Etat du Wisconsin, l'université du Wisconsin est aussi un cas remarquable. Il s'agit d'une université publique, largement financée par l'Etat du Wisconsin mais aussi par des dons comme Northwestern, avec un budget annuel de près de 3 milliards $ dont 1,12 milliards en recherche et développement. La différence notable avec Northwestern est le montant relativement faible des tuitions payés par les étudiants de niveau licence (undergraduates) vivant dans le Wisconsin : $10 500 par an ($32 730 pour les non résidents). Avec 43 500 étudiants et 21 750 enseignants, chercheurs et autres personnels, elle est d'une taille sensiblement plus importante que Northwestern, avec un engagement dans la recherche notable, parmi les 5 premières universités américaines. Elle n'est pas loin dans le classement de Shanghaï, à la 28ème place.

 

Ces deux universités devancent la première université française du classement : UPMC – Pierre et Marie Curie (Paris 6), qui n'est pas trop loin à la 40ème place. Avec 35 600 étudiants et 10 895 enseignants, chercheurs et autres personnels, UPMC est de taille similaire. Elle obtient des résultats remarquables dans de nombreux domaines, ainsi dans le classement thématique 2017 de Shanghaï, elle est 3ème mondiale en mathématiques derrière Princeton et New York University, et 42ème en ingénierie mécanique, devant tous les autres acteurs français notamment le deuxième : Centrale Supélec (52ème).

 

Là où cela fait mal, c'est la différence entre les budgets :

celui d'UPMC est de 507 million € (fonctionnement + investissement en 2015, dernier rapport d'activité publié) comparé aux 3 milliards $ de l'université du Wisconsin soit 14 240 € par étudiant pour UPMC contre $68 965 (81 351 €) pour l'Université du Wisconsin ! Manifestement la différence de moyens entre les deux institutions est tellement énorme qu'on peut considérer qu'elles ne jouent pas dans la même cour.

Et l'origine de la différence se situe surtout dans le financement privé par des dons.

 

Alors qu'on débat chez nous pour savoir si l'ANR - Agence Nationale de la Recherche, va voir son budget augmenté de 10 ou 20% pour mieux financer la recherche des laboratoires universitaires, qu'on multiplie les instituts Carnot pour favoriser les contrats avec les entreprises, c'est de l'impérieuse nécessité d'un changement de culture qu'il s'agit, que les diplômés fiers de leur université se mettent à lui donner régulièrement, dès leur sortie (comme c'est le cas à Oxford par exemple) et que les universitaires s'orientent vers les donateurs au lieu de tirer les sonnettes d'un Etat impécunieux.

 

Mais c'est un sujet qui n'est pratiquement jamais évoqué par les politiques et les media.

 

Seules quelques institutions comme HEC, INSEAD ou Polytechnique lèvent des fonds significatifs qui s'ajoutent d'ailleurs à des budgets ordinaires déjà largement plus élevés que ceux des universités (3 à 4 fois par étudiant), creusant encore plus l'écart de moyens avec elles.

 

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 20:08

Chaque année depuis 1999, le Boston Consulting Group (BCG) passe en revue la performance de plus de 2000 entreprises mondiales sur les 5 dernières années et en obtient un classement fondé sur leur "TSR" (Total Shareholder Return). Le TSR est le taux de rentabilité d'une action ou le taux de création de valeur sur une période donnée, obtenu en combinant la croissance du prix de l'action et les dividendes versés.

 

Comme à l'habitude, les entreprises américaines font très bonne figure avec 6 sur 10 dans le classement global, 3 autres étant asiatiques et une seule européenne. Dans les 33 classements des 10 entreprises les plus performantes par domaine d'activité – qui vont de l'aéronautique/défense au voyage/tourisme en passant par l'assurance, 87 américaines apparaissent soit 26%. On observera que ce ratio est proche de la part de PIB mondial produite par les Etats-Unis. L'Union Européenne (avec le Royaume Uni) place 67 entreprises ou 20%, ce qui n'est pas très éloigné de sa part du PIB mondial. Mais, au sein de l'Europe, les résultats sont très inégaux par exemple 15 britanniques, 8 françaises et 8 allemandes mais 6 danoises et 6 suédoises et seulement 2 hollandaises !

 

On peut donc s'interroger sur ce que déclarent les consultants du BCG, notamment "en Europe, on a le sentiment que la création de valeur est un objectif secondaire". Les résultats de l'étude tendent à prouver le contraire, une fois que l'on a pris en compte le fait que le marché américain possède une dynamique particulière du fait de sa taille face à un marché européen morcelé et très contrasté.

 

Les pays qui se distinguent

 

En dehors des valeurs américaines qui sont suivies par tous les investisseurs de la planète et qui de ce fait, sont très probablement surévaluées, un certain nombre de marchés se distinguent :

- la Chine bien sûr avec 44 entreprises, notamment dans l'énergie verte/environnement, les entreprises pharmaceutiques de taille moyenne, les minières et l'immobilier,

- le Japon qui place de manière remarquable 39 entreprises, non loin de la moitié des entreprises américaines, avec un point fort dans la construction et l'automobile et une répartition équilibrée par ailleurs,

- l'Inde avec 19 entreprises notamment dans les matériaux de construction et l'automobile

- certains pays européens du Nord : Royaume-Uni (15), Danemark (6), Suède (6) et Irlande (5),

 

Que retirer de cette étude ?

 

Contrairement à l'opinion d'un journal comme Les Echos qui s'arrête sur la position "dominante" des entreprises américaines, les opportunités sont nombreuses sur d'autres marchés. La difficulté bien sûr est de pouvoir suivre avec confiance les valeurs de ces marchés. Mais sur ce plan, le monde devient de plus en plus un village et l'information de plus en plus disponible, en particulier venant des entreprises en forte croissance, car elles ont un grand appétit pour des capitaux, d'où qu'ils viennent.

Il est certain qu'on pourra répartir les risques en investissant par exemple de manière dégressive, dans l'ordre : Europe du Nord, Japon, Inde et Chine

 

Et les entreprises françaises ...

 

Les 8 entreprises classées sont : Thalès, Plastic Omnium, Valeo, Renault, Natixis, Eiffage, Orpea, Imerys. Ce sont des entreprises anciennes qui sont surtout dans une phase de retournement. On peut s'interroger sur leur capacité à présenter des résultats toujours plus brillants dans les années à venir. Mais les femmes et les hommes qui ont réussi les belles performances récentes sont toujours là. Alors pourquoi pas !

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 20:03

Depuis sa création en 2008 à Grenoble par Jean-Luc Dormoy, à partir de technologies développées par le CEA Leti, Kalray cherche à faire adopter son concept de processeur massivement multi-coeur nommé MPPA®. Fondé sur une architecture VLIW (Very Long Instruction Word), ce type de processeur à 256 coeurs et au-delà, permet selon ses promoteurs, d'effectuer plusieurs centaines de milliards d'opérations par seconde sans consommer plus de 10 watts, soit une économie considérable d'énergie par rapport aux processeurs classiques (un rapport 100 est annoncé).

 

D'autres acteurs des semi-conducteurs comme Transmeta, se sont lancés sur ce concept, mais se sont heurtés à la très grande complexité du développement des applications logicielles compatibles et optimisés pour ce type d'architecture.

 

Dans un premier temps, Kalray a visé un champ d'applications assez large : traitement de l’image, de l’audio et du signal, le calcul scientifique, les infrastructures de communication et le contrôle industriel. Ces derniers temps, elle s'est focalisée sur deux domaines : les véhicules autonomes et les centres de données pour lesquels la combinaison d'une faible consommation et d'une capacité de traitement très élevée est particulièrement attractive.

 

Dans le cas des véhicules autonomes, il s'agira de traiter un grand nombre de données venant de la foule de capteurs assurant la conduite et la sécurité, avec une grande rapidité sans que l'alimentation électrique du véhicule soit trop sollicitée. C'est l'application embarquée par excellence qui est en train d'émerger et où constructeurs, équipementiers et leaders des technologies de l'information (les GAFAM, Google Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) investissent des sommes astronomiques. A priori aucun concept n'a encore émergé au niveau industriel ; Kalray a toute chance de se faire une place, qu'on peut lui souhaiter très large.

 

Le marché des centres de données est lui déjà bien développé et très concentré avec des acteurs comme Amazon, Google, OVH, De nombreux centres de données ont déjà été construits ou sont en construction avec des solutions industrielles, des serveurs tournant sur des processeurs comme le Xeon d'Intel. On peut faire confiance à Intel de défendre sa position avec la plus grande énergie. Je me permets de douter des chances de Kalray dans ce domaine, à moins de convaincre de nouveaux entrants qui s'appuieraient sur la faible consommation de ses processeurs.

 

 

Depuis sa création, Kalray a levé plus de 60 millions € en aides publiques via la BPI et en capital avec ACE Management, CEA Investissement, EUREKAP!, Héléa Financière et Inocap Gestion. Une nouvelle levée de fonds de 23,6 M€ a été annoncée fin juin 2017, à laquelle Safran Corporate Ventures et Pengpai ont participé.

Safran est intéressé par la technologie de Kalray pour ses débouchés possibles dans l'aéronautique et la défense (avion électrique, cybersécurité) et a pour stratégie de faire bénéficier des jeunes pousses comme Kalray de l'expertise du Groupe pour développer ses technologies et ses marchés.

Pengpai est un fonds chinois basé en France, qui investit dans des entreprises de technologie européennes et les aide à mettre en place des partenariats industriels notamment en Chine en vue d'un déploiement rapide sur ce marché.

L'objectif de cette levée de fonds est d'industrialiser et de commercialiser la nouvelle génération de microprocesseurs MPPA, le Coolidge.

 

Kalray a commencé à s'ouvrir à l'international, avec une filiale à Los Altos en Californie, et une collaboration avec des industriels japonais, des distributeurs au Japon, en Corée et en Israel. Le management est presque à 100% français, à l'exception de Randy Skelley, responsable de l'activité Centre de données, les investisseurs sont tous français, sauf Pengpai. Cela parait bien maigre pour supporter une stratégie de développement annoncée comme mondiale.

 

Il semble urgent de renforcer la présence à l'international, notamment dans les pays où les développements sur les véhicules autonomes sont très présents. Le Japon et l'Amérique du Nord devraient être des priorités.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 20:01

Selon SilMach, les solutions PowerMEMS ont été développées pour les besoins de motorisation des systèmes nomades (montres, objets connectés, etc.). Associées à un Asic adapté aux applications ciblées, elles sont capables d’animer des mécanismes en translation (actionnement d’ouvrants, de volets, de fentes ou de trappes, etc.) ou en rotation (mécanismes d’engrènement, ouverture de diaphragmes…).

Si le premier domaine d’application des PowerMEMS est celui de l’horlogerie (SilMach a réalisé dès 2008 le premier prototype de mouvement de montre quartz intégré motorisé par un circuit PowerMEMS et un Asic haute tension connecté à une pile horlogère), les micromoteurs Mems vont révolutionner l’animation des objets de très petites dimensions, qu’ils soient militaires ou civils, indique la DGA.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 19:38

Depuis des années, l'Europe négocie avec les Etats-Unis un encadrement des transferts de données des Européens hors de l'UE, notamment par les GAFAM (Google Amazon Facebook Apple Microsoft). Ainsi en 2016, le Privacy Shield a succédé au Safe Harbor invalidé par la Cour de Justice Européenne, à cause des ses nombreuses failles ; l'administration Obama assurait alors que l'accès aux données "serait soumis à des limitations, à des conditions et à des mécanismes de surveillance bien définis". Mais depuis son élection, Donald Trump et son équipe n'ont apporté aucune garantie, c'est plutôt l'inverse avec « America first ». Dans ce contexte très incertain, le positionnement de Qwant n'en devient que plus attractif.

Qwant, c'est un moteur de recherche qui n'a pas de mémoire : chaque nouvelle recherche ne tient aucun compte des recherches précédentes. Il ne prend aucune de vos données personnelles, ne connait pas vos opinions, vos habitudes, vos centres d'intérêt : il respecte votre vie privée. On peut dire qu'il ne vous flatte pas, il ne cherche pas à vous faire plaisir comme les autres moteurs qui eux tentent de vous donner des réponses correspondant à vos goûts, à vos recherches antérieures qui sont mémorisées — et commercialisées …

Qwant s'engage à respecter la vie privée des internautes, à maintenir l’anonymisation des requêtes et la neutralité des résultats.

 

Plusieurs types de résultat sont proposés : Images, Web, Actualités, Qnowledge Graph (lien avec Wikipedia), Social (réseaux sociaux, derniers tweets liés à la recherche), sur une seule page qui s'affiche en continu – "infinite scroll".

D'autres rubriques sont accessibles : vidéos, shopping – des liens web d'affiliation, qui sont les seuls revenus de Qwant, boards – des agrégations de contenus sur des thématiques choisies par des utilisateurs. Au lieu de se rémunérer comme Google sur les clicks vers les sites "sponsors", Qwant a choisi l'affiliation : il est rémunéré quand une vente se produit sur un site de e-commerce auquel on aboutit via Qwant.

 

Fondé en 2011, par Éric Léandri, Jean-Manuel Rozan et Patrick Constant, Qwant a lancé son moteur de recherche en 2013. Au départ, 3,5 M€ ont été réunis par les fondateurs ; en juin 2014, le groupe de presse allemand Axel Springer prend une participation de 20% puis en octobre 2015, Qwant obtient de la BEI un prêt de 25 M€.

Fin 2014, est lancé Qwant Junior, une version sécurisée pour enfants qui enlève tous les contenus violents. En octobre 2015, Qwant Lite est annoncé pour les anciens navigateurs et les connexions Internet à bas débit. Début 2017, les versions IOS et Android sont lancées.

En février 2017, Qwant lève 18,5 M€ auprès d'Axel Springer (*) et de la Caisse des Dépôts, lui permettant d'accélérer son développement en Europe puis vers 166 pays et d'achever l'indexation de tout le Web. Le nombre de requêtes augmente actuellement de 20% par mois, avec plus de 2,6 milliards de requêtes en 2016.

 

Alors n'hésitez pas, adoptez Qwant !

 

(*) Axel Springer, un groupe de media en pleine mutation numérique

Groupe leader de la presse allemande avec Bild et Die Welt, Axel Springer a entrepris depuis 10 ans une mutation vers le numérique à marches forcées, revendant certains titres papier pour investir dans les media numériques. Il applique sa recette : « La presse, ce sont trois métiers: vendre des contenus journalistiques au public, vendre des espaces publicitaires aux annonceurs et vendre des petites annonces. » à sa transition numérique. Il a ainsi racheté Se Loger.com, Lacentrale.fr, Au féminin.com, et a investi dans Business Insider et dans la version européenne de Politico.

Les journalistes de Bild et Die Welt, travaillent indifféremment pour les supports papier et Web avec des moyens ultramodernes. La mutation parait en voie de réussite avec plus de la moitié d'un chiffre d'affaires supérieur à 3 milliards € dans le numérique.

L'intérêt d'Axel Springer pour Qwant n'est pas anodin et on peut être certain qu'il va soutenir vigoureusement le moteur de recherche : en 2014, Axel Springer a tenté de s'opposer à Google sur la propriété intellectuelle des contenus de ses sites et a abandonné ce bras de fer au bout de 15 jours, les visites de ses sites ayant baissé de 40%.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:26

Depuis des mois, les media répètent en boucle ce que des gurus sans doute bien intentionnés leur ont inculqué : que les produits français ont une image de milieu de gamme, similaire aux produits espagnols alors que les coûts français sont au niveau allemand, alors que les produits allemands ont une image haut de gamme qui justifie sans difficulté des prix plus élevés. Ce positionnement défavorable des produits français serait un élément majeur empêchant la croissance et la baisse durable du chômage. En filigrane, il y a une critique des entrepreneurs français : ces derniers seraient incapables de réaliser et de positionner leurs produits en haut de gamme. Cette vision simpliste semble plaire aux media et peut-être implicitement aux politiques, et on n'entend guère de voix qui la remettent en question.

 

L'étude Made-In-Country 2017 de Statista

 

Une étude annuelle de Statista tend à prouver largement le contraire – Statista fondée en 2007, est un des leaders mondiaux en statistiques et études sur Internet avec plus de 250 experts, statisticiens et analystes. A l'origine de Statista, deux jeunes pousses allemandes situées à Hambourg, qui ont su s'imposer auprès de plate-formes Internet qui reprennent leurs analyses en tant que partenaires : Mashable.com, Business Insider, Wall Street Journal, The Independent et Forbes. On observera la forte présence de partenaires américains, ce qui fait supposer qu'une grande partie de l'activité de Statista provient de l'Amérique du Nord.

 

L'étude réalisée début 2017 auprès de 43 000 consommateurs de 52 pays, correspondant à 90% de la population mondiale, a porté sur les propriétés que ces consommateurs associent aux produits de chacun des pays et sur les réponses à une question plus globale : "Sur de nombreux produits, vous trouvez une indication sur le pays où chaque produit est fabriqué ; quel est votre opinion sur les produits "Made in ...?"

 

Le meilleur score a été obtenu par les produits allemands (100/100), suivis de très près par les produits suisses (98/100), puis par un concept introduit par l'UE et qu'a repris Statista : les produits fabriqués en Europe (92/100). Ensuite : Royaume-Uni (91), Suède (90), Canada (85), Italie (84) et groupés au 8è rang avec le même score : Japon, France et Etats-Unis (81). L'Espagne se trouve au 20ème rang avec un score de 64 derrière la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Danemark, l'Autriche, la Belgique et l'Irlande ... mais devant la Corée du Sud et Singapour. Curieusement, la Chine se trouve au 51ème et avant-dernier rang avec un score de 28, derrière le Bangladesh et suivie par l'Iran ! Autre anomalie, Israël est 44 ème (36) au même niveau que l'Inde.

 

Que penser de l'étude de Statista ?

 

On peut se demander – sans mauvaise foi, si Statista étant une société allemande, cela n'explique pas en partie l'excellent score de l'Allemagne ... N'oublions pas l'un des atouts des entreprises allemandes à l'international : elles savent chasser en meute !

Le bon score obtenu par les produits fabriqués en Europe s'explique à mon sens par le poids important de l'Allemagne dans le commerce mondial : les produits allemands sont les plus connus dans le monde entier et leur excellente image s'étend aux autres produits européens, appuyée par la très bonne image d'autres origines comme la Suisse, le Royaume-Uni, la Suède et l'Italie. Et la France n'est pas loin, ce qui au total doit dépasser les 80% du commerce des pays d'Europe avec le reste du monde.

On peut également penser qu'une forte proportion de consommateurs interrogés sont des européens, Statista se gardant bien d'indiquer leur répartition par pays. Il en résulte que les pays européens sont globalement bien classés, parce que leurs produits circulent d'abord au sein de l'Europe et sont mieux connus des Européens que ceux venant du reste du Monde.

On ne peut s'empêcher de juger qu'il y ait un biais négatif dans l'étude à l'égard de certaines origines comme la Chine et Israël. Pourtant la Chine se détache dans l'étude avec une très bonne image de rapport qualité-prix ... Le faible score signifie sans doute qu'à part cet attribut, la Chine ressort avec de faibles scores : malgré le fort courant d'achat de produits chinois dans de nombreux pays comme la France, ils ont probablement de faibles scores sur des propriétés comme le design d'excellence, l'originalité, le symbole de prestige, l'authenticité et la durabilité.

Quant à Israël, il souffre sans doute d'une connotation politique, notamment vis-à-vis des européens, ce qui pénalise l'image de ses produits auprès des consommateurs.

 

Et le Made In France ?

 

D'après l'étude, on voit que la France se détache nettement par rapport à l'Espagne sur le plan de l'image des produits, avec un score nettement supérieur, ce qui contredit les déclarations des media.

Sur le plan des échanges avec l'Espagne, la France est un exportateur net (à hauteur de 1 milliard € en 2015), ce qui démontre que, malgré la faible compétitivité supposée de la France, cette dernière réussit à vendre plus qu'elle n'achète ...

Je suis tenté d'affirmer que les media perdent toute crédibilité, en citant l'Espagne comme un concurrent direct proposant des produits comparables à la France, avec lequel elle serait en position de faiblesse.

Ce qui est certain, c'est que la France est en position de faiblesse avec son premier partenaire commercial : l'Allemagne. Avec un niveau des ventes et des achats entre les deux pays largement supérieur à ce qu'il est avec n'importe quel autre pays : exportations 71,4 Md€, importations 86,7 Md€ en 2015 (nº2 export Etats-Unis 32,6 Md€, nº2 import Chine 46,8 Md€), le solde est négatif à hauteur de 15,3 Md€, soit la moitié du déficit de la balance commerciale française.

Les propriétés associées aux produits français qui se détachent le plus, sont les suivantes : la haute qualité, le design d'excellence et le symbole de prestige ; pour ces propriétés, les scores de la France sont égaux ou supérieurs au double du score moyen. Il est très probable que les produits soient considérés comme chers puisqu'associé à un score élevé en haute qualité, on observe un rapport qualité-prix inférieur à la moyenne.

 

 

 

 

 

L'intérêt de ce diagramme est de permettre d'identifier des domaines où les producteurs français pourraient investir afin d'améliorer leur image et leur potentiel dans d'autres pays : notamment en termes de durabilité qui apparait comme rarement citée, et rapport qualité prix.

 

On notera au passage que les produits allemands obtiennent leurs meilleurs scores en haute qualité (1,5 fois le score français) et normes de sécurité élevées (double du score français), les japonais en technologie de pointe (+165% du score français), les suisses en symbole de prestige et authenticité (quasiment à parité avec les produits français sur ces propriétés : 22/20 et 21/19) et les italiens en originalité (les produits français ne sont pas loin) et design d'excellence. Cela ne vous étonnera certainement pas !

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 20:51

DreamUp Vision a été créée en juin 2016 à la suite d'un projet développé au cours d'un Hackaton organisé en mars 2015 par Novartis sur les problèmes des diabétiques.

Les deux fondateurs : Ekaterina Retinskaya Besse, diplômée de l'université Lomonosov de Moscou et docteur en physique théorique du CEA Saclay, et Nicolas Meric, docteur en physique des particules du CERN viennent de DreamQuark, une société fondée en 2014 par ce dernier ; DreamQuark a pour vocation d'aider les sociétés d'assurance et du domaine de la santé à mieux utiliser leurs données afin d'améliorer leurs modèles de prévision.

DreamUp Vision est hébergée par l'incubateur de l'Institut de la Vision, au sein de l'hôpital des Quinze-Vingt, à Paris.

 

Nos fondateurs ont rassemblé une équipe de haut niveau spécialisée en intelligence artificielle, notamment en apprentissage automatique ("deep learning"), et passionnée pour son application au domaine médical. Dans ce domaine, l'accès aux données est primordial pour permettre aux algorithmes de devenir "intelligents", c'est-à-dire savoir identifier la présence d'une pathologie lors d'une analyse en la comparant à des milliers d'analyses de patients atteints de la même pathologie.

Au départ, l'équipe de DreamUp Vision s'est intéressée à la rétinopathie diabétique « parce qu’elle est très fréquente, mais aussi parce qu’il y a une grande quantité d’images disponibles. Pour d’autres problèmes ophtalmologiques, comme la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), nous sommes freinés par le manque de données » comme l'a déclaré Johan Ferret, l’un des analystes de DreamUp Vision. Ils ont pu ainsi poursuivre l'apprentissage de leur programme avec 90 000 images de fond d’œil de patients atteints de la pathologie. Les résultats paraissent particulièrement probants : selon Ekaterina Besse, la maladie est dépistée dans 97,5 % des cas, contre 96 à 98 % par les ophtalmologues. Les essais cliniques sont en cours et la commercialisation est attendue pour fin 2017.

 

Selon DreamUp Vision, il y aurait 39 millions de non voyants dans le monde, soit environ 5‰ de la population mondiale – cette évaluation semble excessive considérant que la proportion de non voyants dans les pays développés est d'environ 1‰ ; celle des malvoyants serait d'environ 285 millions. Les principales causes de déficience visuelle sont la cataracte, le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), les opacités cornéennes, la rétinopathie diabétique et les affections oculaires chez les enfants. Dans des pays comme l'Inde ou l'Afrique centrale, le mauvais état sanitaire et l'absence de prévention et de soins engendrent une fréquence très importante des problèmes oculaires. Mais en parallèle, le surpoids et l'obésité dans les autres pays augmentent la proportion de diabétiques, une situation qui empire depuis des décennies – le nombre de diabétiques serait susceptible d'augmenter de 53% d'ici à 2030. Statistiquement, 75% des personnes diabétiques depuis plus de 20 ans sont atteintes de rétinopathie diabétique (RD). Et comme pour beaucoup de pathologies, un diagnostic précoce, permet de freiner et même de stopper le développement de la maladie.

 

Un diagnostic efficace pour le plus grand nombre !

 

Il y a une pénurie mondiale de spécialistes ophtalmologues, non seulement dans notre pays, en Europe, mais encore plus dans les pays où il y en aurait le plus besoin : l'Inde, l'Afrique,... On peut imaginer que la technique de diagnostic développée par DreamUpVision puisse être mise en oeuvre par des généralistes au cours d'examens qui, idéalement, devraient avoir lieu au moins tous les ans ...

Peut-être les camions d'Essilor qui circulent dans les campagnes des pays tropicaux pour réaliser sur place des lunettes à un dollar, traiter les cataractes, ... pourront-elles dans un futur proche, diagnostiquer la rétinopathie diabétique et pourquoi pas la DMLA (qui elle aussi peut être traitée efficacement si le diagnostic est précoce) ?

Ou cela pourrait faire partie du programme Eye Mitra qu'Essilor a récemment lancé en Inde pour former et accompagner de jeunes entrepreneurs dans la création de centres de soins ophtalmiques ? A ce jour 3 000 start-ups ont été ainsi créées et selon Hubert Sagnières, PDG d'Essilor, 10 000 le seront avant 2020, surtout dans les campagnes indiennes.

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 21:33

Dans un article récent des Echos, Jean-Baptiste Rudelle, PDG cofondateur de Criteo et président du club de jeunes entreprises The Galion (*), aborde une question rarement évoquée par les créateurs d'entreprise : comment répartir le capital initial d'une entreprise ? Dans un dossier publié sur le site du club, https://thegalionproject.com/blog/story/1178/comment-repartir-le-capital-de-depart-entre-fondateurs, JB Rudelle détaille une méthodologie complète pour guider les équipes et prendre la meilleure décision de répartition du capital.

 

Une enquête auprès de 70 entrepreneurs membres du Galion (le club en comprend maintenant plus de 120), a montré qu'un courte majorité d'entre eux ont décidé d'une répartition inégalitaire, où certains ont plus de capital que d'autres. Pourtant, les indices mentionnés par JB Rudelle – montant des levées de fonds, valorisations de sortie, donnent largement l'avantage à ce mode de répartition. En particulier, les montants des fonds levés sont en moyenne deux fois plus importants dans le cas d'une répartition inégalitaire. Naturellement JB Rudelle modère ces résultats en indiquant qu'on ne peut "affirmer qu'une répartition égale conduit forcément à l'échec" (sic).

 

A l'évidence, JB Rudelle fait pencher largement la balance en faveur d'une répartition inégalitaire. Sa méthodologie met l'accent sur des éléments mesurables qui conduiront à des évaluations chiffrées des parts de capital détenues par chaque fondateur ; il y a cependant d'autres éléments qui à mon sens, auront en fait plus de poids.

 

L'ambition du projet

 

Plutôt que de s'arrêter aux chiffres, il me parait important de voir ce qui se profile derrière eux : pour appuyer une levée de fonds, il faut un projet de développement motivé, structuré et crédible. Plus le projet est ambitieux, plus le montant à lever sera important. La crédibilité repose certainement sur la qualité de l'équipe qui le porte et sur l'expérience du CEO mais aussi sur la clarté de sa vision, sa personnalité et son charisme et sa capacité d'entrainement et de prise de décision, son envie et son audace, qui seront perçues et appréciées par les investisseurs. Si le projet entrepreneurial est ambitieux, c'est qu'un héros en est le premier porteur.

 

JB Rudelle nous indique bien qu'"une équipe qui n’a pas clarifié dès le départ qui est censé trancher en dernier ressort fait fuir les investisseurs. Le choix de celui qui sera le CEO de la jeune pousse, est un élément très structurant du projet".

 

Dans la mesure où ce choix s'imposera aux autres fondateurs, le fait que le CEO détiendra une part plus importante du capital devrait s'imposer de lui-même.

 

Une situation particulièrement risquée : 50/50

 

J'irai plus loin que JB Rudelle : la répartition 50/50 du capital entre deux fondateurs est à éviter, c'est une situation très risquée. Il se peut qu'il y ait au démarrage de l'entreprise une parfaite entente entre deux fondateurs, une vision et des valeurs partagées ; dans ces conditions, ils sont souvent tentés de ne pas différencier leur part du capital, craignant que cela affecte leur belle entente et déséquilibre leurs rapports. Mais c'est l'inverse qui peut se produire : c'est la répartition 50/50 qui risque de conduire à un blocage et une incapacité à prendre les décisions. Aucun des deux ne détient la majorité et toute décision requiert l'accord conjoint. Ce qui parfois débouche sur de graves dommages, y compris la dissolution de l'entreprise.

C'est un peu comparable à la situation des héritiers d'une propriété qui se trouvent en indivision : si il n'y a pas d'accord possible, le juge décidera de la vente de la propriété.

 

Les risques associés à la répartition égalitaire sont certainement perçus négativement par les investisseurs lors d'une levée de fonds ; ce qui explique en partie sans doute la constatation de JB Rudelle que dans ce cas, les fonds levés et les valorisations sont moins importants.

 

(*) Qu'est-ce-que The Galion ?

Il se définit ainsi : The Galion Project est un think tank qui réunit les entrepreneurs dont l'ambition est de changer le monde grâce à l'innovation de rupture. Le but est d'échanger ensemble pour construire les champions numériques de demain.

Nous partageons des expériences hors du commun grâce au kitesurf et aux sports de glisse.

Notre leitmotiv: « think and play ».

 

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