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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 22:39

Nokia est une vieille compagnie finlandaise qui a su se métamorphoser il y a 20 ans en quittant l'industrie ancestrale du bois pour les nouvelles technologies

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 22:14

Ces dernières temps, les économistes français se sont penchés sur la compétitivité de la France, pour tenter de la caractériser et éventuellement proposer des solutions pour l'améliorer.

On trouve notamment chez Natixis des analyses comparatives avec d'autres pays sur les 10 dernières années.  

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 21:43

Depuis plus d'un an, Navya a lancé l'Arma, un petit bus sans chauffeur pour 15 passagers, conçu pour circuler à 45km/h sur des sites privés. Créée en juin 2014 à Villeurbanne par Christophe Sapet, Navya bénéficie de plus de 10 ans de recherche en robotique, effectués par la société Induct.

 

Christophe Sapet diplômé de l'EMLyon et de Sup Chimie de Paris, est un entrepreneur expérimenté, qui a fondé l'éditeur de jeu video Infogrames en 1983 avec Bruno Bonnell, et le fournisseur d'accès Internet Infonie en 1995. Il a constitué une équipe d'une vingtaine d'ingénieurs et d'informaticiens qui développent les logiciels qui pilotent les navettes autonomes. Les systèmes de guidage des navettes font appel à plusieurs technologies : Lidars, caméras stéréovision, GPS RTK, IMU et odométrie. Un contrôle centralisé de ses déplacements est assuré à distance.

 

Navya fonde sa stratégie sur la vision d'infrastructures de transport non polluants dont le coût opérationnel serait réduit grâce à l'absence de chauffeur. Ainsi, ils pourraient accéder à des zones actuellement mal desservies et être disponibles 24h/24.

 

A son lancement, Navya était accompagnée par le fond d’investissement Robolution Capital, dont l'initiateur est Bruno Bonnell, CapDecisif Management avec le Fonds FRCI (Fonds Régional de Co-investissement de la Région Ile de France), le holding d’investissement Gravitation, un groupement de Business Angels ainsi que les salariés de l’entreprise.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 07:14

Un décret vient d'être publié par le ministère du logement (et non par celui de l'environnement comme l'a indiqué la presse), relatif aux travaux d’isolation en cas de travaux de ravalement de façade, de réfection de toiture ou d’aménagement de locaux en vue de les rendre habitables.

Ce décret a soulevé un tollé de la part des associations et des architectes. Il souffre sans doute d'imprécision.

Il précise que "Les travaux de ravalement concernés sont des travaux comprenant la réfection de l’enduit existant, le remplacement d’un parement existant ou la mise en place d’un nouveau parement, concernant au moins 50% d’une façade du bâtiment, hors ouvertures"

 

Je laisserai aux experts le soin de déterminer ce qu'il faut entendre par enduit. Mais il me semble que s'agissant par exemple des immeubles en pierre de taille et en pierre meulière, un ravalement est généralement une opération de nettoyage : il n'y a pas vraiment de réfection d'un enduit ; de même, un immeuble en béton revêtu de parements en pierre agrafé ou en vitrage ne devrait pas être concerné.

 

L'objectif de cette législation est louable : contribuer à la transition énergétique, améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments existants. Mais on s'attaque à une question éminemment complexe compte tenu de la diversité des modes de construction et de qualité des bâtiments. A l'évidence, le décret étant très bref et imprécis, cela conduira à de nombreuses contestations.

Ce qui est à anticiper, en vue d'éliminer ces contestations, comme c'est l'habitude dans l'univers réglementaire français, c'est que l'on se lance dans un délire de réglementations et de normes qui s'attacheront à traiter tous les cas.

 

Pourquoi seulement l'isolation extérieure ?

 

On peut se demander pourquoi seule l'isolation extérieure serait acceptable, comme le laissent penser les protestataires. Pourtant, il existe des solutions d'isolation intérieure performantes et peu épaisses qui n'affectent pas l'apparence des bâtiments. Ainsi, les panneaux isolants sous vide (PIV) offrent des performances très intéressantes : 1 cm d'épaisseur équivaut à 9 cm de laine de verre.

 

Une solution adaptée pour l'isolation tant intérieure qu'extérieure : Superthem

 

Ce produit peu connu en France a été développé par la NASA et est largement commercialisé en Amérique du Nord. Il se présente comme une peinture, facile à mettre en oeuvre et pouvant être coloré à volonté.

Constitué de particules en céramique, il agit comme une barrière quasiment étanche au rayonnement infra-rouge. Sa mise en oeuvre en 2 couches procure une isolation équivalente à 10 cm de laine de verre. Ce qui ne gâte rien, il possède aussi de bonnes performances en isolation phonique.

 

Lors du ravalement de notre maison située dans la vallée de l'Ubaye, dans les Alpes du Sud, Supertherm a été mis en oeuvre par une entreprise de peinture locale, sans souci particulier avec une pigmentation couleur pierre, sur le crépi existant, qui n'a pas changé d'aspect.

Les premiers résultats sont remarquables : alors qu'il fallait auparavant 2 ou 3 jours pour chauffer la maison, lors de notre arrivée en plein hiver, la température est montée l'hiver dernier de –5 à 18ºC en une nuit de chauffage. Et les premiers pointages de consommation de fioul font apparaître une division par 2 sur une année entière.

Il semble que Supertherm donne aussi de bons résultats en revêtement intérieur de parois humides et froides.

 

On tient là un produit qui semble encore unique, facile à mettre en oeuvre tant par les peintres professionnels que amateurs et d'un coût relativement abordable : environ 10 fois le coût des peintures acryliques ordinaires.

Une simple recherche sur Internet permettra à un lecteur intéressé d'en savoir plus.

 

 

 

 

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 19:34

Créée à Lyon, en mai 2015 par Tanguy et Renaud Confavreux et Julien Maupetit, Startsquare ambitionne de faire se rencontrer des chercheurs et des entrepreneurs, pour mettre en valeur les technologies développées par les premiers avec le savoir-faire des seconds.

 

La cellule de valorisation du CNES lui a récemment confié la mise en ligne de 25 brevets. Depuis sa création, la plate-forme aurait enregistré 1100 utilisateurs : entrepreneurs, porteurs de projets, entreprises et structures publiques, 70 technologies à valoriser dont celles du CNES et une quarantaine de mises en relation.

A ce jour, grâce à cette plate-forme, deux jeunes pousses vont être créées dans le domaine de la santé : Heart24 et Nanocontainers.

 

Initiative bienvenue !

 

Cette initiative est certainement le bienvenue pour de nombreux acteurs de la sphère publique, qui s'inquiètent depuis longtemps de la faiblesse de la valorisation de la recherche publique, des nombreuses technologies qui restent dans les placards, sans industrialisation ni commercialisation.

 

Mais les questions auxquelles Startsquare est sûrement déjà confrontée, sont nombreuses : les technologies proposées ont-elles des applications commerciales, un marché ? le marché potentiel n'est-il pas trop petit pour justifier une industrialisation et une commercialisation ? ne sont-elles pas déjà dépassées par des technologies concurrentes ? l'industrialisation ne demande-t'elle pas des investissements majeurs ?

En un mot, ces technologies ont-elles été développées avec en ligne de mire la recherche de la satisfaction de besoins ?

 

Par ailleurs, quand des brevets ont été déposés, l'organisme public sera toujours friand d'en confier l'exploitation à une entreprise – start-up, PME, ETI ou grande entreprise, espérant en tirer de bonnes royalties qui pourraient financer de nouveaux travaux de recherche. Dans ce cas, au-del`à des questions d'industrialisation et de potentiel commercial, les difficultés sont de deux ordres :

- l'organisme public a t'il effectué les recherches d'antériorité suffisantes pour garantir la viabilité des brevets ?

- si un brevet est attaqué par un concurrent, c'est l'entreprise qui exploite le brevet qui devra se défendre ; une telle défense nécessite en moyenne un million de dollars. Ceci est évidemment hors de portée d'une start-up, qui se trouvera alors probablement poussée à la liquidation.

 

La clef de la valorisation de la recherche publique est en fait dans la collaboration très en amont entre les industriels et entrepreneurs avec les chercheurs, bien avant que la technologie soit "sur étagère". Et une étroite proximité entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée comme le pratique par exemple les laboratoires de l'ESPCI. Mais cela demande souvent un bouleversement de la culture et des convictions des chercheurs.  

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:11

A un moment où les media et les politiciens en campagne français ne cessent de nous répéter l'histoire de l'usine de Belfort qui construit des locomotives, sans crier gare, Alstom a annoncé lors de l'exposition européenne la plus importante – InnoTrans à Berlin (dont on ne parle pas en France) la sortie prochaine d'automotrices à hydrogène.

 

Ce projet est issu d'un accord de 2014 entre Alstom et les länder de Basse-Saxe, Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Bade-Würtemberg, et l’Autorité des transports publics de Hesse, ayant pour objet la réalisation de trains à zéro émission pour les nombreuses lignes qui ne sont pas électrifiées (50% en Allemagne). Ces trains appelés Coradia iLint sont dérivés des rames régionales diesel Coradia Lint 54, construites à plus de 4000 exemplaires pour l'Allemagne sur le site de Salzgitter près de Hanovre. Le site d'Alstom Tarbes développe le coffre de traction dont le coeur est une pile à combustible.

 

Les performances du iLint seront semblables à celles du Lint 54 : 300 passagers dont 150 assis, 140 km/h et autonomie 600km. Sans donner plus de précisions, Alstom soutient que le iLint sera compétitif par rapport au diesel dans le cadre d'un cycle de vie de 30 ans ! Il est sûrement supposé que les coûts de maintenance du iLint seront plus faibles que ceux du diesel, compensant un coût de fabrication plus élevé.

 

Le système de motorisation à hydrogène

 

Un réservoir stockant l'hydrogène gazeux alimente une pile à combustible qui génère l'électricité nécessaire au moteur de traction et aux équipements du train, l'ensemble étant installé sur le toit du train ; le volume habitable dans les rames n'est ainsi pas affecté. En parallèle, des batteries au lithium de 200 kWh accumule l'excès d'électricité produite par la pile et l'électricité générée lors des freinages et à leur tour, fournissent un complément de puissance aux moteurs de traction lors des accélérations.

Il est certain que les inconvénients souvent reprochés à la motorisation à l'hydrogène : encombrement, difficultés de stockage de l'hydrogène, infrastructure d'approvisionnement, ont peu de poids dans le cas de la motorisation ferroviaire. L'approvisionnement en hydrogène peut ainsi s'effectuer dans les grandes gares d'où partent la majorité des trains.

 

Comment l'hydrogène est-il produit ?

 

Le point faible actuel majeur de la motorisation à hydrogène n'est bien sûr pas vraiment évoqué : la grande majorité de la production d'hydrogène est réalisée à partir du méthane et émet du CO2. Il reste à explorer et développer la production d'hydrogène à partir de la vapeur d'eau, notamment dans les centrales nucléaires de 3ème génération, avec l'avantage remarquable d'utiliser leur puissance aux heures creuses de demande. Quand ?

 

Et si Belfort se reconvertissait dans la construction de trains à hydrogène ?

 

Voilà une idée que ne semble pas venue à l'esprit fertile des énarques dans les couloirs de l'Elysée et de Bercy !   Les seules options dont on parle sont de relancer des productions amorties. Place à l'innovation qui diminuera l'effet de serre !

Pourquoi le ministère de l'Environnement ne lancerait-il pas la promotion des trains à hydrogène avec pour objectif à terme, l'abandon des locomotives diesel ? En parallèle, il serait tout à fait bénéfique de faciliter la R&D de solutions alternatives de production d'hydrogène. Cela serait un bon moyen de contribuer à la réalisation des objectifs du COP21.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 21:57

Selon l'observatoire 2016 du groupe de réflexion France Biométhane, la production 2015 de biométhane a été de 82 GWh en France, alors qu'elle a dépassé les 10 000 GWh en Allemagne, 2 000 au Royaume Uni et 900 GWh aux Pays-Bas.

 

Le biométhane est un gaz méthane obtenu par épuration du biogaz en séparant le CO2 et le H2S qu'il contient ; ainsi purifié, il peut être injecté dans les réseaux de gaz naturel ou alimenter les moteurs à gaz. Le biogaz est produit par des méthaniseurs qui traitent des déchets de végétaux, des effluents d'élevage, les eaux usées et des cultures dédiées.

 

Depuis 5 ans, le ministère de l'environnement encourage la mise en place d'installations de production de biogaz, notamment dans les stations d'épuration. Une tarification de rachat du biométhane par les distributeurs de gaz a été mise en place en France et l'ADEME fournit des aides à l'investissement.

 

Pourtant, la production de biométhane ne décolle pas ; fin 2015, il n'y avait en service que 20 unités de production contre 190 en Allemagne, chaque unité produisant en moyenne 4 GWh de gaz contre plus de 50 GWh en Allemagne. Manifestement, non seulement la production en Allemagne est plus de 100 fois celle de la France mais les unités sont de bien plus grande taille, plus efficaces et plus rentables ; on en est ici au stade du développement alors qu'au delà du Rhin, on en est au stade vraiment industriel, ce qui permet d'ailleurs de baisser le tarif de rachat du biométhane.

D'autres pays en Europe ont aussi pris une avance considérable : le Royaume-Uni (2 000 GWh), les Pays-Bas (900 GWh), le Danemark (360 GWh), l'Autriche (240 GWh).

 

Nous n'avons pas affaire à un retard technologique pour expliquer cette différence. En fait, comme dans beaucoup de secteurs, on fait face en France à une volonté bureaucratique et centralisatrice (tout est décidé à Paris, au ministère, loin du terrain) couplée à un acharnement procédurier (nombreux recours contre les nouveaux projets) et une posture idéologique (accent sur l'écologie et le développement durable) qui allongent les délais de réalisation, qui compliquent les installations et les rendent moins rentables. En Allemagne, l'accent est mis sur le traitement des déchets végétaux : les installations sont relativement simples et nécessitent peu de maintenance. En France, le traitement de toutes sortes d'effluents, lisiers, boues d'eaux usées, déchets ménagers est encouragé ; il en résulte que les installations sont plus complexes, le coût de leur maintenance est 2 à 3 fois plus élevé, leur rentabilité faible et leur modèle économique incertain ; d'où des difficultés de financement – les banques ayant eu des expériences négatives sur ce type de projet, sont devenues réticentes et les agriculteurs notamment sont démotivés.

 

En 2015, la ministre de l'Environnement a mis en place un Comité national biogaz pour diagnostiquer la situation ; ce dernier parait-il donnera son avis en 2017. Chers lecteurs, ne riez surtout pas !

 

Non seulement, ce retard handicape la capacité de produire du biométhane à un coût qui pourrait devenir à terme compétitif avec celui du gaz naturel ; mais il empêche une industrie naissante de l'ingénierie des méthaniseurs et des purificateurs de biogaz de se développer, alors que les sociétés allemandes concurrentes sont très probablement déjà 10 ou 100 fois plus importantes.

 

On peut rapprocher cette situation de celle des industries des éoliennes et des panneaux solaires en France qui peinent à décoller, à comparer aux industries allemandes qui sont de plus grande taille, se développent à l'international et se battent énergiquement avec les entreprises chinoises. Posons-nous la question : pourquoi ces industries qui n'existaient pas il y a 20 ans, émergent elles si difficilement en France ?

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 15:14

Le lundi 13 juin 2016, Microsoft annonce qu'elle va racheter LinkedIn pour $ 26 milliards, soit une prime de 50% sur le dernier cours du vendredi précédent.

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 19:47

Decitre est une icône lyonnaise, fondée en 1907 par Henri Decitre, longtemps cantonnée place Bellecourt à Lyon. Ce n'est qu'après la reprise en 1972 par son petit-fils Pierre, que la société commença vraiment son développement : ouverture de librairies à Saint Genis Laval (1982), Ecully (1985), Annecy et Chambéry (1993), Grenoble (1995). Decitre a été un précurseur en lançant la vente de livres par Internet dès 1997 (www.decitre.fr). L'ouverture de nouvelles librairies se poursuit à la Part-Dieu (2005), à Confluence (2012), à Annemasse (2016) et bientôt le 22 août en région parisienne, à Levallois Perret.

 

Les ventes de livres en France baissent depuis plusieurs années (-2% en 2015), et pourtant Decitre s'étend et voit ses ventes augmenter chaque année, dépassant maintenant 70 millions €. Il est le 3ème vendeur de livres en France par Internet.

 

L'impulsion donnée par Guillaume Decitre

 

Très tôt, Pierre Decitre a souhaité que son fils Guillaume puisse lui succéder. Pourtant, il le laissa partir aux Etats-Unis, avec son diplôme de Grenoble EM en poche ; il y poursuit un MBA à l'université de Santa Clara et participe à la création de Placecast, une plate-forme de publicité pour téléphones mobiles. Quand il revient à Lyon en 2007, suite à la maladie de son père, il prend la direction du groupe, lance une nouvelle organisation et recrute de nouveaux managers. Il déclare : "Mon objectif est de faire perdurer la tradition familiale c’est-à-dire, le conseil, le choix, le service avec une dose de modernité. C’est une évolution dans la rupture."

 

TEA, l'"open source" du livre numérique

 

En 2011, il crée TEA, "the e-book alternative", en partenariat avec Cultura, Rueducommerce et Smile, une SSII. TEA est une plateforme SaaS (Software-as-a-Service) dédiée à la vente et à la lecture de livres numériques : elle permet 1) aux éditeurs professionnels de livres numériques de vendre leurs titres et 2) aux lecteurs de les acheter chez leurs enseignes préférées et de les lire dans un environnement interopérable : sur liseuses TEA, tablette, ordinateur, dans le cloud ou sur terminaux mobiles.

TEA dispose maintenant de plus de 300 000 titres francophones fournis par plus de 700 éditeurs : Hachette, Editis, Flammarion, Gallimard, La Martinière, Odile Jacob, Iznéo, ... Chaque éditeur bénéficie sur TEA de sa propre instance, sécurisée et indépendante permettant de gérer ses propres spécificités : marketing, éditoriales, fonctionnelles, son catalogue et de suivre ses ventes. Son positionnement est l'ouverture, se démarquant fortement des plate-formes propriétaires comme Amazon ou Apple. Plus de 200 000 utilisateurs ont déjà téléchargé plus de 1 million et demi de livres numériques grâce à TEA, via une vingtaine de revendeurs en France, Belgique, Suisse et Canada. En avril 2016, le groupe du Furet du Nord avec ses 17 librairies a rejoint TEA.

TEA a développé une solution facile à utiliser qui préserve les droits d'auteur et protège les fichiers de livre numériques : CARE et collabore à l'élaboration de normes d'interopérabilité et d'accessibilité pour la lecture numérique avec l'ERDLab (European Digital Reading Lab).

 

Avec Decitre, on voit qu'un métier aussi ancien et traditionnel que libraire, peut, tout en conservant une offre de conseil, d'accessibilité et de proximité qui lui est propre depuis toujours, développer grâce à l'innovation numérique, et proposer de nouveaux services qui étendent son rayonnement, fidélisent les jeunes lecteurs et nourrissent son activité traditionnelle. Le "click and mortar" a ainsi de beaux jours devant lui.

 

 

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 16:52

Juste un petit regard derrière nous : l'entrepreneur existait bien avant le salarié, c'est véritablement le plus ancien métier de l'homme ; au cours des âges, les éleveurs, les agriculteurs, les commerçants, les artisans puis les premiers industriels furent d'abord des entrepreneurs. Et ce n'est que lorsque leur réussite a conduit au développement de leur entreprise, qu'ils ont été amenés à engager du personnel pour les aider, et que le salariat a été créé.

 

Ce que nous constatons aujourd'hui avec la magnifique dynamique en faveur de l'entrepreneuriat, est un juste retour aux sources. Et ne devons-nous pas considérer que le salariat qui s'est considérablement développé lors de la "révolution industrielle" a commencé sa décroissance ? Une enquête récente de l'Agence France Entrepreneurs auprès de 1700 personnes de 18 ans et plus selon la méthode des quotas, montre que 46% d'entre elles jugent que la carrière d'entrepreneur(e) est la plus intéressante et parmi elles, 32% ont été placées à un moment ou un autre de leur existence dans une dynamique entrepreneuriale. Alors se lancer, n'est-il pas seulement pour beaucoup une question de prise de risque, de définition de projet, d'opportunité à saisir, tout en surmontant la peur de l'échec.

 

Pourquoi cet engouement pour l'entrepreneuriat ?

 

L'entrepreneuriat a beaucoup d'attraits : autonomie dans le travail, relever des défis, créativité, réalisation de rêves. Mais ce que nous voyons sous nos yeux depuis les dernières décennies, c'est qu'il est devenu bien plus facile d'entreprendre ; tout particulièrement, les nouvelles technologies ont ouvert d'innombrables possibilités demandant moins de capital qu'autrefois tout en ouvrant très vite le monde entier comme marché, alors qu'autrefois il fallait des années pour s'étendre dans d'autres pays. La concurrence est naturellement très vive, donc le risque toujours là, mais les opportunités de créer des produits différents pour satisfaire de nouveaux besoins sont devenues innombrables.

 

L'ingénieur Centralien créateur d'entreprise(s)

 

Depuis toujours, les ingénieurs Centraliens ont été nombreux à créer des entreprises, bien que l'entrepreneuriat était loin d'être une valeur enseignée dans les Ecole. Mais la formation et la culture généralistes acquises dans les Ecoles comme Centrale, ont toujours été un terreau particulièrement fertile pour développer une activité notamment industrielle. Ceux qui ont créé alors avaient certainement une envie forte, ce qui leur a permis de mener à bien leurs projets.

 

Aujourd'hui l'entrepreneuriat est une valeur pleinement intégrée et assumée par les Ecoles Centrale. En phase avec l'évolution récente, la création d'entreprise est encouragée et facilitée. En particulier, les partenariats stratégiques avec les Ecoles de Commerce et les incubateurs internes apportent des éléments complémentaires et importants qui rendent la création plus aisée.

 

La création d'entreprise à la portée de tous

 

L'enquête le montre bien, le courant actuel le confirme : la création d'entreprise est devenue plus que jamais à la portée de tous. Et plus tôt vous le faites, plus ce sera facile de rebondir, d'adapter votre projet et d'en lancer d'autres par la suite. Car il y a de bonnes chances que vous créiez plusieurs entreprises dans votre vie, comme d'autres auront plusieurs métiers.

Comme l'indique l'enquête, au moins un tiers d'entre vous lecteurs, sera entrepreneur un jour, pourquoi pas demain ?

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